Étape 2 sur 8

Bureaux administratifs

Присутственные места

Relie le bâtiment des fonctionnaires à la tentative de transformer une troupe de serfs en théâtre municipal.

14 min
Longue façade jaune et blanche des Bureaux administratifs ; la tour Spasskaïa est visible au loin.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Longue façade commune
  • Cour intérieure
  • Escaliers en fonte
  • Salles d’exposition

L’histoire du lieu

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Derrière cette façade allongée travaillait autrefois la chancellerie du gouvernement provincial, où les fonctionnaires recevaient des requêtes, siégeaient et examinaient des affaires judiciaires. La maison du gouverneur, attenante, comprenait une salle d’apparat destinée aux réceptions officielles, tandis que les musiciens prenaient place dans les tribunes. Après l’incendie, les locaux dispersés furent réunis en un seul bâtiment, et les escaliers en fonte mènent encore d’ici aux salles d’exposition.

En mai mille sept cent quatre-vingt-dix-huit, le propriétaire terrien et entrepreneur de théâtre Pavel Esipov y amena ses acteurs serfs. Esipov entretenait un théâtre privé dans le village d’Ioumatovo, mais cherchait à obtenir le droit d’ouvrir une scène publique permanente à Kazan. Une troupe municipale avait déjà existé auparavant, mais les représentations avaient cessé après la mort de Catherine II. Pour Esipov, l’arrivée de l’empereur Pavel Ier était une rare occasion d’obtenir l’autorisation de la personne qui pouvait la lui accorder immédiatement.

La représentation fut organisée pendant un bal, au deuxième étage de la chancellerie du gouvernement provincial. À l’époque, on appelait « Bureaux administratifs » les institutions publiques où les fonctionnaires siégeaient, recevaient des requêtes et examinaient des affaires judiciaires. Mais la maison du gouverneur, reliée à la chancellerie, abritait aussi une salle du trône, avec des tribunes pour les musiciens et un espace destiné aux réceptions officielles. C’est donc ici que se déroula la fête impériale.

Au bal furent conviés des nobles, les plus riches marchands tatars avec leurs épouses et leurs filles, le clergé musulman et le mufti. Devant ce public, la troupe de serfs d’Esipov donna une représentation. Jouer était pour ces personnes un métier, mais ne leur donnait pas la liberté : Esipov pouvait envoyer un interprète talentueux étudier à Saint-Pétersbourg, lui attribuer un rôle ou le ramener dans son domaine.

Selon l’histoire admise du théâtre de Kazan, après la représentation Esipov demanda à Pavel Ier le droit d’établir une scène municipale, à condition de construire lui-même un bâtiment séparé pour elle. L’autorisation officielle de la Direction des théâtres impériaux arriva en mille huit cent deux. Esipov construisit un théâtre en bois, y vécut, invita des artistes professionnels et forma des serfs auprès de maîtres de la capitale.

L’autorisation fut suivie d’une facture qu’Esipov payait lui-même : les salaires des acteurs invités, les costumes, les décors, l’entretien du bâtiment. En mille huit cent dix, il était ruiné et demanda une subvention au gouverneur de Kazan, mais essuya un refus. Esipov mourut quatre ans plus tard. Dans son testament, il ordonna d’affranchir huit acteurs domestiques avec leurs familles et de laisser trois cents roubles à l’acteur Alexeï Volkov. Sans son maître et sans son argent, la troupe se dispersa, et après l’incendie de mille huit cent quinze, le théâtre en bois fut démonté.

Les historiens n’ont jusqu’ici trouvé aucun document par lequel Pavel Ier aurait autorisé le théâtre juste après la représentation au Kremlin ; il est donc plus exact de qualifier ce lien de tradition théâtrale admise. L’autorisation officielle de mille huit cent deux elle-même et le destin ultérieur d’Esipov sont confirmés.

La salle du trône où eut lieu le bal périt dans l’incendie de mille huit cent quinze. Après la restauration du bâtiment, ses locaux furent réunis par une longue façade commune. À l’intérieur subsistent d’anciens escaliers en fonte menant au deuxième étage ; ils conduisent aujourd’hui aux salles d’exposition, tandis que les anciennes pièces des fonctionnaires sont occupées par un centre d’accueil et des espaces publics.

Sur place

Temps sur place14 min
Point suivantcathédrale de l’Annonciation
Entréeextérieur gratuit ; salles d’exposition sur billet

La cour et la visite extérieure sont accessibles aux heures d’ouverture du site ; les salles d’exposition, suivant les horaires du musée.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’histoire se découvre de l’extérieur ; pour cette étape, il n’est pas nécessaire de chercher à accéder aux pièces administratives ou aux salles d’exposition.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Continuez vers le nord jusqu’à la place devant la cathédrale.

Étape 2 sur 8Ensuite : cathédrale de l’Annonciation

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Kremlin de Kazan : forteresse et deux religions » — 8 étapes, environ 1 km, 2 h 45 min.

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