Étape 7 sur 8

musée « Portomoïnia »

Музей «Портомойня»

Cette ancienne blanchisserie expliquera comment l’eau de source est devenue un service municipal et un travail quotidien.

25 min
Conduite d’eau en bois et installations de la portomoïnia dans un ravin d’Ielabouga
Moneycantbuy · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Murs en moellons
  • Chéneau en bois
  • Bacs de lavage
  • Tronc percé

L’histoire du lieu

Taille du texte

Les murs en moellons entourent l’une des quatre blanchisseries de la ville, vers lesquelles était dirigée l’eau qui restait après le remplissage des bassins des places. Par un long chéneau en bois, elle entrait dans le local, remplissait les bacs de lavage par des ouvertures et, après le rinçage, s’écoulait par le sol de pierre incliné vers l’évacuation. Quatre femmes pouvaient prendre place aux bacs en même temps, tandis que les autres attendaient sur les bancs ; le lavage était payant, et l’eau chaude s’achetait séparément. Le nom vient de l’ancien mot « port », qui désignait le vêtement.

Au début du dix-neuvième siècle, on allait chercher l’eau à l’extérieur d’Ielabouga. Les riches envoyaient des attelages à une source hors de la ville, les habitants aux moyens modestes prenaient l’eau de la Toïma, et les pauvres la puisaient dans le ruisseau Bouga. Du sable tombait avec l’eau dans le seau, et il fallait donc la laisser décanter chez soi. La ville manquait de puits et, après une épidémie de choléra, la question de l’eau propre devint particulièrement pressante.

En mille huit cent trente-trois, Ivan Vassilievitch Chichkine s’en chargea : négociant en céréales et dirigeant élu de la douma municipale, il cherchait à faire installer une conduite d’eau. Il ne trouva de soutien ni auprès des fonctionnaires de la province ni auprès des habitants. Chichkine investit alors dans les travaux tout son capital disponible : mille six cents roubles gagnés dans le commerce des céréales.

Il n’avait pas de projet prêt. Chichkine trouva une source dans un ravin au-dessus de la ville et décida de laisser l’eau s’écouler par gravité. Il engagea des artisans de Riazan qui savaient percer des tuyaux en bois pour les pompes de puits. Ils retiraient le cœur de troncs de pin et assemblaient les tuyaux ainsi obtenus dans une tranchée. Les pluies torrentielles de juillet emportèrent plusieurs fois la terre et les troncs déjà posés. Chichkine poursuivit les travaux jusqu’à ce que l’eau de source atteigne les bassins des places de la ville. Plus tard, des ramifications de la conduite furent installées le long de la rue Pokrovskaïa et de la rue Kazanskaïa, dans cinquante-deux maisons.

L’eau remplissait continuellement les bassins de la ville, et son surplus fut dirigé vers quatre blanchisseries publiques. Deux étaient en bois, deux furent construites en moellons. L’une des blanchisseries en pierre se trouve ici. On l’appelait portomoïnia : l’ancien mot « port » signifiait vêtement.

Par un long chéneau en bois, l’eau entrait dans le local et, par des ouvertures, remplissait les bacs de lavage. Après le rinçage, elle s’écoulait par le sol de pierre incliné vers l’évacuation. Quatre femmes pouvaient prendre place aux bacs en même temps, les autres attendaient sur les bancs. Le lavage était payant, et l’eau chaude s’achetait séparément. Le caissier recevait l’argent, la femme de ménage veillait sur le local et le chauffeur alimentait le poêle afin que l’eau ne gèle pas dans les tuyaux.

La portomoïnia fonctionna jusqu’en mille neuf cent quatre-vingt-onze. Un musée est désormais ouvert à l’intérieur, et l’exposition présente un fragment de la conduite d’eau de Chichkine : un tronc percé par lequel l’eau du ravin hors de la ville est arrivée jusqu’à cette blanchisserie.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantsite fortifié d’Ielabouga
Entréesur billet ; le ravin à l’extérieur est accessible séparément

Le musée est généralement ouvert mardi–dimanche 09:00–18:00 ; lundi — fermé. L’accès à la partie basse du ravin dépend de la météo et de l’état du revêtement.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

N’empruntez la descente dans le ravin que sur un revêtement stable. En cas de boue, de glace ou de forte érosion, observez la partie haute et ne descendez pas jusqu’à l’eau.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Depuis le ravin, prenez la direction du promontoire à la tour solitaire.

Étape 7 sur 8Ensuite : site fortifié d’Ielabouga

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Ielabouga : de la rue Naberejnaïa au site fortifié ancien » — 8 étapes, environ 5,8 km, 5,5–6,5 heures, hors trajet depuis Kazan.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade