Étape 8 sur 8

site fortifié d’Ielabouga

Елабужское городище, или Чёртово городище

L’arrêt final permettra de distinguer la maçonnerie médiévale de la reconstruction marchande.

35 min
Tour ronde blanche du site fortifié d’Ielabouga sur un cap herbeux
Суркова Галина · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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À remarquer

  • Tour ronde en pierre
  • Entrée en arc
  • Fenêtre au-dessus de l’arc
  • Maçonnerie nord en pierre non taillée

L’histoire du lieu

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La tour ronde en pierre, sur un haut cap, marque la limite d’un ancien établissement fortifié au-dessus de l’endroit où la Toïma se jette dans la Kama. Au début du Moyen Âge, les Bulgares de la Volga y établirent une mosquée dotée de défenses : des murs entouraient une aire quadrangulaire et des tours se dressaient aux angles. Depuis cette hauteur, on surveillait le trafic fluvial et on protégeait la route septentrionale du grand commerce. Le site fortifié n’a pas conservé une seule maison, mais toute la trace de la vie sur le cap : restes de constructions, remparts, fossés et fondations.

En mille huit cent cinquante-cinq, Ivan Vassilievitch Chichkine, ancien maire de la ville et marchand de grains, vint ici pour déterminer ce qui pouvait être sauvé de l’ancienne construction. Son fils Ivan, qui étudiait déjà pour devenir artiste, traça le plan du terrain et dessina les maçonneries subsistantes. Sur le dessin, à la place de la tour actuelle, il n’y a qu’un mur avec une entrée en arc et une fenêtre.

Les chercheurs estiment qu’entre le dixième et le douzième siècle, les Bulgares de la Volga construisirent sur ce cap une mosquée-citadelle. La hauteur au-dessus de l’endroit où la Toïma se jette dans la Kama permettait de surveiller le trafic fluvial et de protéger la branche septentrionale d’une grande route commerciale. Les murs de pierre formaient un carré ; des tours se dressaient aux angles, et l’une d’elles servait de base à un minaret. Les archéologues appellent site fortifié l’ensemble d’un établissement fortifié : fondations, remparts, fossés et traces accumulées dans la terre de la vie humaine.

Le nom de « site fortifié du Diable » s’explique par une légende locale. Il paraît qu’avant les Bulgares, un serpent-oracle vivait ici ; on commença plus tard à l’appeler le diable. Il prédisait le destin et disparut avant la chute de l’ancien royaume. C’est une légende : les fouilles confirment l’existence des fortifications et des constructions, mais non celle du serpent et de ses prophéties.

Après la fermeture du monastère de la Trinité, qui se trouvait ici, les habitants démontèrent les vieux murs pour en récupérer la pierre. Au début du dix-neuvième siècle, il ne restait plus qu’une tour d’angle, et en mille huit cent quarante-quatre, elle s’effondra elle aussi. Seule subsista la partie nord avec ses ouvertures, que le jeune Ivan Chichkine dessina.

Ivan Vassilievitch Chichkine, son père, étudia pendant douze ans les fondations mises au jour et reconstitua le plan de la citadelle. Il vivait du commerce des céréales : il achetait du grain dans les villages de la région de la Kama et l’expédiait par bateau sur la Kama et la Volga. En mille huit cent soixante-sept, Chichkine investit son propre argent dans un travail qui ne rapportait aucun bénéfice. Des maçons relevèrent la tour sur son ancienne fondation et la couvrirent d’un toit de fer.

Ils reconstituèrent approximativement son aspect médiéval. Ils firent l’étage supérieur rond, bien que sa forme d’origine ait probablement été hexagonale ; ils ajoutèrent un contrefort et quatre fenêtres rectangulaires. Les dépenses de Chichkine pour des projets urbains furent l’une des raisons pour lesquelles, vers la fin de sa vie, il était déjà inscrit comme petit bourgeois et non comme marchand.

Dans la tour actuelle, seule demeure ancienne la maçonnerie nord en pierre non taillée, avec une entrée en arc et une fenêtre. La partie supérieure ronde, les autres murs et le toit métallique apparurent grâce à l’argent du marchand de grains en mille huit cent soixante-sept.

Sur place

Temps sur place35 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréeentrée libre ; site en plein air

Site en plein air ; à visiter de jour. L’accessibilité dépend du sol, des précipitations et du vent sur le cap.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le cap est exposé au vent et le sol peut être glissant. Ne quittez pas le sentier sûr et ne tentez pas de descendre les pentes raides pour obtenir un autre point de vue.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade près de la tour et regardez depuis le cap la Toïma et la Kama.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Ielabouga : de la rue Naberejnaïa au site fortifié ancien » — 8 étapes, environ 5,8 km, 5,5–6,5 heures, hors trajet depuis Kazan.

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