Étape 6 sur 8

maison mémorielle Marina Tsvetaïeva

Дом памяти М. И. Цветаевой

La disposition d’origine de la maison redonnera aux derniers jours de Tsvetaïeva leur dimension domestique.

35 min
La petite maison mémorielle en rondins de Marina Tsvetaïeva
Leonrid · CC0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Cloison en planches
  • Lit en fer
  • Divan-lit
  • Poutre dans le vestibule

L’histoire du lieu

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Depuis deux mille cinq, le musée-réserve d’Ielabouga préserve cette vieille maison d’Ielabouga : la disposition des pièces et l’ameublement y ont été reconstitués d’après les souvenirs du petit-fils des anciens propriétaires. Derrière la cloison en planches se trouvent le lit en fer et le divan-lit, et dans le vestibule est conservée une poutre ; à côté, on a laissé les objets de la famille qui vivait ici auparavant. La biographie littéraire de la poète est réunie dans le musée voisin, tandis que ces pièces restent attachées à la mémoire de la maison elle-même.

Le vingt et un août mille neuf cent quarante et un, un représentant du conseil municipal d’Ielabouga, qui répartissait les évacués, conduisit à cette maison un groupe de Moscovites. La maison appartenait au forgeron Mikhaïl Brodelchtchikov et à sa femme Anastassia Brodelchtchikova, qui gagnait sa vie par de la couture fine à façon.

Parmi les arrivants se trouvait Marina Tsvetaïeva, une poète qui avait besoin d’un logement et de n’importe quel revenu pour elle-même et son fils Gueorgui, âgé de seize ans. Son mari et sa fille adulte étaient arrêtés ; Tsvetaïeva n’était partie en évacuation qu’avec son fils. Anastassia Brodelchtchikova se souvenait plus tard que la nouvelle locataire fut la première à entrer dans la maison, s’assit sur le canapé et dit qu’elle resterait là. C’est ainsi que cette adresse entra dans sa biographie : les logements avaient été attribués à l’avance, et la maison des Brodelchtchikov fut la première où l’on conduisit le groupe. La rue s’appelait alors rue Vorochilov ; on lui a depuis rendu son ancien nom, rue Malaïa-Pokrovskaïa.

Les propriétaires séparèrent pour Tsvetaïeva et Gueorgui une partie de la pièce de devant par une cloison en bois qui n’atteignait pas le plafond. Le fils dormait dans un lit en fer, la mère sur un divan-lit. Les six cents roubles apportés de Moscou partirent rapidement, elle ne pouvait vendre que peu de choses, et il n’y avait pas de travail régulier. Tsvetaïeva acceptait de faire la vaisselle ou d’enseigner le français.

Elle se rendit à Tchistopol, où se trouvaient des écrivains qu’elle connaissait, obtint l’autorisation de s’y installer et déposa une demande à la cantine des écrivains pour un poste de laveuse de vaisselle. On raconte parfois cette histoire comme un refus humiliant. Il n’y eut pas de refus : la cantine elle-même ne devait ouvrir qu’en octobre. Tsvetaïeva revint chez les Brodelchtchikov avec l’intention de partir plus tard pour Tchistopol.

Le trente et un août, les habitants et les évacués partirent déblayer un terrain destiné à un futur aérodrome. Gueorgui partit avec les autres, Anastassia Brodelchtchikova partit elle aussi, et Mikhaïl Brodelchtchikov emmena son petit-fils à la pêche. Tsvetaïeva dit qu’elle était malade et resta seule. Elle laissa trois notes et se pendit dans le vestibule. Anastassia fut la première à revenir : elle prit la clé à son emplacement habituel, ouvrit la porte et découvrit sa locataire.

Gueorgui se retrouva sans parents. Il dut lui-même s’adresser au bureau d’état civil d’Ielabouga pour obtenir l’autorisation d’enterrer sa mère ; peu après, il partit à l’internat de Tchistopol.

En deux mille cinq, les employés du musée-réserve d’Ielabouga y ouvrirent la maison mémorielle Marina Tsvetaïeva. Pavel Volkov, le petit-fils des propriétaires, aida à reconstituer la disposition des pièces et l’ameublement. L’exposition est consacrée aux derniers jours de Tsvetaïeva ; sa biographie littéraire est réunie dans le musée voisin. Dans la maison ont été conservés des objets des Brodelchtchikov ; derrière la cloison en planches se trouvent le lit en fer et le divan-lit, et dans le vestibule est restée cette même poutre.

Sur place

Temps sur place35 min
Point suivantmusée « Portomoïnia »
Entréesur billet

Mardi–dimanche 09:00–18:00 ; lundi — fermé. Des modifications sont possibles les jours fériés.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’exposition parle directement du suicide et présente des documents qui y sont liés. Si ce sujet est difficile à aborder actuellement, contentez-vous d’observer la maison de l’extérieur.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Continuez à descendre par la rue Malaïa-Pokrovskaïa vers la buanderie en pierre.

Étape 6 sur 8Ensuite : musée « Portomoïnia »

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Ielabouga : de la rue Naberejnaïa au site fortifié ancien » — 8 étapes, environ 5,8 km, 5,5–6,5 heures, hors trajet depuis Kazan.

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