Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Bâtiment octogonal
- Dôme circulaire
- Grand Coran imprimé
- Mosaïque de la rencontre de l’ambassade
L’histoire du lieu
Le Mémorial de l’adoption de l’islam et le Musée du Coran occupent une construction à huit faces, couronnée d’un dôme circulaire. La salle centrale abrite un Coran imprimé de près de deux mètres de haut, et des éditions manuscrites et imprimées sont réunies au-dessous. Ce lieu conserve la mémoire de l’histoire musulmane ancienne de la Bulgarie de la Volga.
Le bâtiment octogonal surmonté d’un dôme fut construit ici en deux mille douze. La Fondation Renaissance, qui recueillait des dons pour les travaux à Bolgar, commanda en Italie pour ce lieu un Coran imprimé de près de deux mètres de haut. Le livre fut d’abord apporté à la mosquée Qolsharif de Kazan, puis transporté à Bolgar. Le vingt-et-un mai, lors de l’inauguration du Mémorial de l’adoption de l’islam, le mufti du Tatarstan, Ildous Faïzov, récita devant lui la dernière sourate. Le Coran resta ensuite dans la salle centrale, et un musée fut installé sous lui, avec des éditions manuscrites et imprimées, une carte du trajet de l’ambassade de Bagdad et une mosaïque de sa rencontre avec les Bulgares de la Volga.
L’ambassade représentée sur la mosaïque fut sollicitée par Almis, musulman et souverain de la Bulgarie de la Volga, dépendante des Khazars. Son trésor s’alimentait du commerce de transit : les marchandises qui passaient étaient taxées d’un dixième. Mais les revenus commerciaux ne libéraient pas Almis de sa dépendance. Le souverain khazar retenait son fils en otage et avait épousé sa fille de force. Almis avait besoin d’un appui extérieur qui lui permettrait de mettre sa famille en sécurité, de renforcer sa position parmi les chefs bulgares et de construire une forteresse.
En neuf cent vingt et un, il envoya des hommes auprès du calife de Bagdad al-Muqtadir, chef du plus grand État musulman de l’époque. Almis demanda l’envoi de connaisseurs de la foi, l’enseignement du droit islamique aux Bulgares de la Volga, de l’aide pour bâtir une mosquée et de l’argent pour une forteresse. Le calife accepta d’envoyer une ambassade.
Ahmad ibn Fadlân, fonctionnaire de Bagdad et secrétaire de cette mission, était chargé des lettres, des présents et du respect du cérémonial. Le voyage dura près d’un an. Plusieurs docteurs de la foi invités refusèrent de poursuivre la route à travers les terres des nomades, mais Ibn Fadlân atteignit le campement d’Almis au printemps de neuf cent vingt-deux. Il comprenait qu’il participait à la tentative d’un vassal khazar de trouver un autre protecteur : une rencontre avec un détachement khazar pouvait lui valoir la captivité ou la mort.
Quelques jours plus tard, les ambassadeurs déployèrent les étendards qu’ils avaient apportés, revêtirent Almis des vêtements noirs du calife et lurent la lettre, traduite dans la langue des Bulgares de la Volga. C’était une cérémonie publique de reconnaissance du souverain comme membre du monde musulman. Almis lui-même, son entourage et certaines communautés bulgares pratiquaient déjà l’islam ; dans l’une d’elles, Ibn Fadlân vit une mosquée en bois. L’année neuf cent vingt-deux devint la date de l’établissement officiel de cette religion, et non celle de la première rencontre des habitants de la région de la Volga avec elle.
Les ambassadeurs n’apportèrent pas le principal présent promis. Ils n’avaient pas les quatre mille dinars destinés à la forteresse. Almis exigea des explications et n’obtint ni fortifications ni alliance militaire avec Bagdad. Après cette mission, le souverain khazar le menaça de guerre. En revanche, la cérémonie aida Almis à affirmer sa prééminence parmi les chefs locaux et lui apporta la reconnaissance du lointain calife. Ibn Fadlân retourna à Bagdad et rédigea un rapport ; c’est son récit qui a conservé les noms des participants, leurs demandes et l’échec concernant l’argent.
Il n’indiqua pas le lieu exact de cette rencontre. Sa note décrit un campement provisoire de tentes près d’un fleuve, et les chercheurs discutent encore de son emplacement. Sous le bâtiment actuel, on n’a pas retrouvé les fondations de la tente d’Almis. Le Mémorial de l’adoption de l’islam désigne Bolgar comme lieu historique de l’adoption de l’islam, et non comme le point établi de la cérémonie. À l’intérieur repose cet immense Coran devant lequel Ildous Faïzov acheva l’inauguration du musée en deux mille douze ; du campement de neuf cent vingt-deux, seul subsiste le récit d’Ibn Fadlân.
Sur place
Le site muséal suit les horaires de la rue des musées, tous les jours de 08:00 à 17:00 ; le billet adulte coûte 250 roubles, le tarif réduit 150 roubles à la date de vérification 2026-06-24. Vérifiez les prix avant votre visite.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La visite dépend de l’accès à l’intérieur ; considérez le Coran comme un texte religieux, et non seulement comme une pièce d’exposition record.
