Étape 3 sur 7

Le stupa et le cercle en mouvement

स्वयम्भू महाचैत्य

La restauration expliquera pourquoi le chemin actuel des pèlerins passe précisément à l’extérieur de l’anneau métallique.

20 min
Moulins à prières autour du stupa principal de Swayambhunath.
Jorge Láscar from Melbourne, Australia · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le dôme blanc du stupa
  • Les moulins à prières métalliques
  • Le parcours extérieur du tour
  • Les figures de cuivre doré

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le sommet de la colline est occupé par Swayambhunath, un stupa bouddhique sans salle intérieure pour les pèlerins. Son dôme blanc est posé au-dessus d’une roche qui s’élève de plus de trois mètres depuis le sommet. L’existence de ce sanctuaire est attestée au moins depuis le cinquième siècle, et son nom se traduit par « apparu de lui-même ». Au-dessus du dôme brillent des figures recouvertes de cuivre doré, tandis que de petits sanctuaires se serrent à côté.

Les pèlerins tournent autour du dôme blanc dans le sens des aiguilles d’une montre, laissant le stupa à leur droite, et poussent de la paume un cylindre métallique après l’autre. Les moulins portent en relief le mantra « Om mani padme hum ». Dans la pratique bouddhique, chaque rotation est considérée comme une répétition des paroles sacrées inscrites, et le tour d’un sanctuaire comme un moyen d’accumuler des mérites. Ainsi se forme un cercle en mouvement : la personne marche autour du stupa, la prière tourne avec elle.

Sous le dôme, il n’y a pas de salle pour les pèlerins. Il dissimule une roche qui dépasse de plus de trois mètres au-dessus du sommet de la colline. Ni les archives historiques ni la tradition locale ne placent ici les restes du Bouddha ou d’un autre saint. Selon le « Swayambhu Purana », alors que la vallée était encore remplie par un lac, une lumière apparut d’elle-même au-dessus d’un lotus à cet endroit : une manifestation du principe éveillé. Le bodhisattva Manjushri voulut ouvrir aux humains un chemin vers elle, tailla une issue pour l’eau et assécha la vallée. Plus tard, des hommes recouvrirent le lieu sacré d’un stupa afin de le protéger. C’est une tradition religieuse ; les historiens peuvent seulement affirmer avec certitude que le sanctuaire existait déjà au cinquième siècle ou auparavant. Son nom, Swayambhunath, signifie « apparu de lui-même ».

Au début du vingtième siècle, c’est la construction qui dissimulait le sanctuaire apparu de lui-même qui eut besoin de l’aide des hommes. Dharma Man Tuladhar, marchand newar et bienfaiteur bouddhiste qui cherchait à faire restaurer le stupa principal de sa communauté, entreprit sa rénovation complète. Sa fortune provenait du commerce caravanier entre Calcutta et Lhassa : l’entreprise familiale transportait par les cols de l’Himalaya du musc, du brocart, des coraux, des perles et des étoffes. Ces mêmes relations commerciales permirent à Tuladhar de solliciter des dons auprès de lamas, de monastères et de marchands du Népal, du Tibet, du Bhoutan et du Sikkim.

La réparation exigeait l’accord du roi et du premier ministre. Selon le récit familial, Rana exigea de Tuladhar qu’il signe un engagement : si les travaux s’arrêtaient faute d’argent, il vendrait tous ses biens et les mènerait tout de même à leur terme. Le marchand mit sur le stupa la fortune gagnée grâce aux caravanes.

Les travaux se déroulèrent de mille neuf cent dix-sept à mille neuf cent vingt et un. Les artisans démontèrent puis reconstruisirent la partie supérieure du stupa, rénovèrent les sanctuaires situés près du dôme et recouvrirent les figures de cuivre doré. C’est aussi alors que des rangées continues de moulins à prières furent installées autour de la base. Auparavant, les pèlerins empruntaient un sentier étroit et irrégulier, presque au contact du dôme. L’anneau métallique coupa l’ancien chemin, et le parcours fut déplacé vers l’extérieur, sur une voie plus large entre les moulins et les sanctuaires voisins.

Tuladhar acheva la restauration et conserva ses biens ; après avoir quitté le commerce, il continua de consacrer son argent et son temps aux sanctuaires bouddhiques. Les rangées actuelles de moulins prolongent l’aménagement apparu lors de ses travaux : les pèlerins suivent le chemin que le marchand traça autour du stupa, risquant tout ce que les routes à travers l’Himalaya lui avaient apporté.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantLe Dipamkara de pierre
Entréede l’extérieur

Tour extérieur du stupa ; aucun horaire unique confirmé n’a été trouvé dans les sources vérifiées.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Déplacez-vous avec le flux dans le sens des aiguilles d’une montre et ne vous arrêtez pas en travers du passage près des moulins.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Suivez le cercle des pèlerins jusqu’au Bouddha de pierre près des petits stupas.

Étape 3 sur 7Ensuite : Le Dipamkara de pierre

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Swayambhunath : montée orientale et sanctuaires de la colline » — 7 étapes, 0,7 km, 1,5–2 h.

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