Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- L’enceinte du temple
- Le kalash d’argent
- Le revêtement d’argent de la cuvette d’eau
L’histoire du lieu
Un kalash d’argent couvre une petite cuvette d’eau au centre du sanctuaire de Guhyeshwari ; ses parois sont elles aussi revêtues d’argent. Au milieu du dix-septième siècle, le roi Pratap Malla ordonna de construire le temple et de l’entourer d’une enceinte. Des pèlerins hindous viennent ici accomplir une puja, en particulier les fidèles de Shakti et des rites tantriques : le culte s’adresse au point même du sol, et non à une image humaine de la déesse.
Selon la tradition, Daksha, père de la déesse Sati et organisateur d’un grand sacrifice, exclut Shiva, son époux, du rite. Lors d’un tel rituel, chaque dieu avait droit à sa part d’offrandes ; l’absence de Shiva signifiait donc une humiliation publique. Sati vint sans invitation pour demander des comptes à son père. Daksha ne céda pas, et elle se brûla dans le feu sacrificiel.
Shiva prit le corps de son épouse et le porta à travers la terre. Le Swasthani Brata Katha népalais, récit rituel consacré à la déesse, poursuit cette histoire autrement que de nombreuses versions indiennes. Vishnu n’y découpe pas le corps avec son disque. Les autres dieux lui demandent d’intervenir : tant que le corps reste entier, Shiva ne cessera pas son errance. Vishnu envoie des insectes, le corps se désagrège et ses parties tombent sur la terre l’une après l’autre. À chacun de ces endroits apparaît une shakti pitha, un sanctuaire de la puissance divine féminine.
Selon le récit népalais, la première à tomber fut la guhya de Sati, sa partie cachée et intime. La tradition locale et la description officielle népalaise précisent qu’il s’agit de l’anus. Dans d’autres listes, ce sont les genoux de Sati qui sont attribués au sanctuaire népalais ; il s’agit donc d’une tradition, et non d’un événement établi. Mais le nom de ce temple suit précisément la version locale : « guhya » signifie caché, « ishwari », déesse. Guhyeshwari est la déesse de la partie secrète du corps.
Au milieu du dix-septième siècle, le roi de Katmandou Pratap Malla ordonna de construire et d’entourer ici un temple d’une enceinte. Au centre du sanctuaire, on ne plaça pas de figure humaine de la déesse. Il s’y trouve une petite cuvette d’eau, revêtue d’argent et couverte d’un vase kalash en argent. C’est le point même du sol où, selon la tradition, une partie de Sati est tombée qui est vénéré.
Des pèlerins hindous viennent ici accomplir une puja pour la déesse ; le temple est particulièrement important pour les fidèles de Shakti et des rites tantriques. Dans la logique religieuse du récit, Sati n’est pas restée démembrée : elle est présente tout entière dans chaque pitha, et Shiva demeure à ses côtés. C’est pourquoi, après Pashupatinath, l’itinéraire mène précisément ici : du temple de Shiva à la coupe d’argent dans le sol, qui désigne ici Guhyeshwari.
Sur place
Ouvert du matin au soir (environ 6:00–19:00) ; ferme pendant les rituels.
Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Regardez uniquement depuis les zones autorisées et n’essayez pas de regarder au-delà des barrières pour voir l’eau sacrée. Respectez les restrictions d’accès et de prise de vue.
