Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Rangée de moulins à prières en cuivre
- Mur extérieur du stupa
- Dôme blanc
L’histoire du lieu
Le long du mur extérieur du dôme blanc du stupa de Boudhanath s’étire une rangée de sept cent trente-cinq moulins en cuivre, qui se referme en un anneau autour du sanctuaire. À l’intérieur de chacun sont serrées des bandes de papier enroulées, portant une mantra imprimée à de multiples reprises ; le mouvement de la paume déroule le rouleau avec le moulin. Autrefois, des moulins en bois se trouvaient ici, puis le métal les remplaça, mais le cercle même du mouvement quotidien est resté le même.
La kora est le parcours rituel d’un sanctuaire dans le sens des aiguilles d’une montre, de sorte que le stupa reste à droite. Les pèlerins n’entrent pas à l’intérieur de Boudhanath : son volume principal est plein, comme celui d’un reliquaire. Ici, la prière s’accomplit en se déplaçant autour de lui.
Au milieu du dix-neuvième siècle, Taipo Shing voyait chaque jour cette kora : c’était un pèlerin du Sichuan et un lama de l’école Nyingma, l’une des traditions du bouddhisme tibétain. Il était venu dans la vallée de Katmandou pour vénérer les sanctuaires et décida de rester. Selon le récit de ses descendants, il vécut d’abord dans une grotte près de Pashupatinath et méditait. La guerre népalo-tibétaine de mille huit cent cinquante-cinq à mille huit cent cinquante-six était en cours, et à la cour, on soupçonna le moine étranger d’espionnage.
Le Premier ministre Jang Bahadur Rana cherchait un intermédiaire pour les négociations. Taipo Shing savait lire et parler le tibétain et le chinois. La tradition familiale affirme que le Premier ministre l’envoya deux fois auprès des participants à la guerre et que le lama contribua à mener les négociations jusqu’à la paix. Cette partie de l’histoire a été conservée par les descendants. Les documents établissent de manière fiable sa conséquence.
En octobre mille huit cent cinquante-neuf, un décret royal fut publié : Taipo Shing, inscrit dans les documents sous le nom de Taipo Shing, fut nommé religieux de Boudhanath et du monastère de Melamchi. Il reçut l’ordre de se marier, de s’établir au Népal et d’ouvrir une école de langue chinoise. À cette fonction étaient attachées des terres d’un fonds religieux : leurs revenus entretenaient le sanctuaire et la famille du supérieur. Le pèlerin que l’on avait pris pour un espion devint le premier Chiniya Lama, c’est-à-dire le Lama chinois, et son fils hérita de la fonction.
Au cours des premières années de cette lignée, l’objet le long duquel passe la kora changea lui aussi. Un ancien registre de travaux indique que les moulins à prières en bois du mur extérieur furent remplacés par des moulins en cuivre. Les moulins actuels ont été réparés et renouvelés, mais la rangée de cylindres métalliques elle-même apparut ici dès les premiers Chiniya Lama.
Chaque moulin sert de contenant fermé pour un texte. À l’intérieur sont serrés des rouleaux de papier enroulés, portant la répétition imprimée de la mantra « Om mani padme hum », où « padme » signifie « dans le lotus ». Les bouddhistes tibétains considèrent la rotation comme une manière de lire ce texte par l’action et d’accumuler du mérite spirituel. Ainsi, le pèlerin marche à la fois autour du stupa, prononce la mantra et met les rouleaux en mouvement de la main. Sept cent trente-cinq moulins de ce type sont installés dans le mur de Boudhanath.
Les cylindres en cuivre se trouvent là où tournaient autrefois ceux en bois. La kora suit le même cercle que devait surveiller l’ancien étranger Taipo Shing, qui reçut ici une terre, une famille et un nouveau nom : Chiniya Lama.
Sur place
Le chemin autour du stupa est ouvert jour et nuit ; les pèlerins sont les plus nombreux à l’aube (5:30–7:00) et au coucher du soleil (17:00–19:00).
Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Le stupa doit rester à votre droite. Faites tourner les moulins dans le sens de la marche et laissez suffisamment de place à ceux qui parcourent le cercle en se prosternant.
