Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- L’escalier Kuragarizaka
- Les façades en bois
- La rivière Asano
- Le pont Asanogawa Ōhashi
L’histoire du lieu
Kazuemachi a conservé le nom d’une demeure urbaine disparue depuis longtemps, celle de Tomita Kazue Shigeie, haut vassal du clan Maeda. Plus tard, quarante-huit maisons de thé se réunirent dans le quartier, presque une par bâtiment. Le long de la rivière Asano se dressent encore des façades en bois derrière lesquelles les maîtresses de maison accueillaient des clients habituels dans des établissements appelés restaurants et maisons de thé. Les femmes travaillaient sous des licences de geigi, se produisaient avec de la musique, des danses et des jeux, et les revenus des maîtresses de maison dépendaient des clients qui revenaient et de leurs recommandations.
Un escalier de pierre entre les maisons descend du sanctuaire Kuboichi Ototsurugigu vers le quartier des maisons de thé au bord de la rivière Asano. Le soleil y pénètre à peine, même le jour ; c’est pourquoi le passage fut appelé Kuragarizaka — la pente sombre. Sa pénombre se révéla utile aux personnes qui souhaitaient passer inaperçues.
Après la chute du shogunat, un quartier de maisons de thé se formait près du pont sur la rivière Asano. Le lieu fut choisi à côté de la route Hokkokukaidō, très fréquentée : on y traversait la rivière, des bateaux chargés de marchandises y arrivaient, et des marchands comme des voyageurs passaient par le pont. De riches commerçants devenaient des clients habituels des geigi locales, musiciennes et danseuses. Afin que leurs connaissances ne voient pas vers quelle maison ils se dirigeaient, les visiteurs contournaient le grand pont, traversaient la rivière plus en aval ou descendaient ici par l’escalier sombre.
Kazuemachi n’avait pas le statut officiel de quartier de prostitution. Les établissements étaient appelés restaurants et maisons de thé, et les femmes recevaient des licences de geigi : leur métier était la musique, la danse et les jeux avec les clients. Les revenus provenaient des visiteurs habituels et de leurs recommandations. Le chemin secret permettait aux commerçants de garder leurs visites secrètes, et aux maîtresses de maison d’accueillir des clients aisés sans publicité ouverte. À la fin des années vingt du vingtième siècle, on comptait ici quarante-huit maisons de thé ; presque chaque bâtiment du quartier en abritait une.
Le nom de Kazuemachi est apparu avant les maisons de thé. Kazue est un prénom masculin : au début du dix-septième siècle, Tomita Kazue Shigeie, haut vassal du clan Maeda, possédait ici une demeure urbaine. Plus tard, la maison disparut, mais le nom du lieu conserva celui de son propriétaire. Les commerçants qui descendaient vers les geigi arrivaient déjà dans un quartier nommé d’après une demeure de samouraï disparue depuis longtemps.
La demeure de Tomita et les quarante-huit maisons de thé ne sont plus là. Des restaurants et des cafés ont ouvert le long de la rivière, où l’on peut entrer sans recommandation, tandis qu’une partie des maisons de thé à l’intérieur du quartier accueille encore avant tout des clients connus. Entre elles subsiste l’ancienne entrée arrière : un escalier étroit par lequel les visiteurs descendaient vers la rivière en s’efforçant de ne rencontrer aucune de leurs connaissances.
Sur place
Les rues sont toujours ouvertes ; les maisons de thé, les restaurants et les établissements suivent leurs propres horaires.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La plupart des maisons restent privées ou sont des établissements en activité : observez depuis la rue et ne regardez pas à l’intérieur. Soyez prudent sur les pentes de pierre après la pluie.
