Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Étang Kasumigaike
- Ruisseaux sinueux
- Ponts de pierre
- Plaque portant trois caractères
L’histoire du lieu
Sur la hauteur de Chitosedai, dans la partie haute de l’actuel Kenroku-en, se dressait autrefois le palais Takezawa. Il fut construit par Maeda Narinaga, douzième dirigeant du domaine de Kaga. En mille huit cent vingt-deux, il transmit son titre à son fils Nariyasu, âgé de onze ans, mais n’avait nullement l’intention de renoncer au gouvernement.
Les vassaux les plus anciens avaient auparavant empêché Narinaga de mener les réformes qu’il projetait. Il voulait désormais agir par l’intermédiaire de conseillers qu’il avait lui-même choisis, depuis sa propre résidence. Pour le palais, on déplaça l’école du domaine qui se trouvait ici. Le trésor de Kaga était déjà grevé de dettes, mais Narinaga commanda un vaste ensemble comprenant des salles de réception, des pièces pour les fonctionnaires, des écuries et deux scènes de théâtre nô. L’ancien jardin situé sur le versant derrière le palais fut intégré à la résidence en tant que partie extérieure.
À la même époque, Narinaga demanda à Matsudaira Sadanobu, ancien conseiller principal du shogun et célèbre créateur de jardins, d’écrire pour le portail trois caractères : « Ken-roku-en », « le jardin qui réunit six qualités ».
Ces six qualités furent énumérées par le savant chinois Li Gefei dans les « Notes sur les jardins célèbres de Luoyang ». Il les répartit en trois paires et expliqua pourquoi il faut généralement choisir. Un grand espace ouvert prive le jardin d’une profondeur intime. Un travail des maîtres trop apparent nuit à l’impression d’ancienneté. Une multitude d’étangs et de ruisseaux exige habituellement un relief bas et fermé, d’où l’on n’a pas de vue lointaine. Le nom affirmait que le jardin des Maeda associait l’ampleur et l’intimité, l’art humain et l’aspect d’un paysage ancien, l’eau et le panorama.
Pendant longtemps, on pensa que Sadanobu avait lui-même inventé ces mots. Mais son journal, à la date du vingt septembre mille huit cent vingt-deux, dit autre chose : le dirigeant de Kaga lui demanda d’écrire, pour une grande plaque, le nom déjà choisi de « Kenroku-en ». Sadanobu traça les caractères ; les documents n’établissent pas encore qui les avait précisément choisis.
Narinaga vécut peu de temps dans le palais. En mille huit cent vingt-quatre, il créa auprès de la résidence un conseil personnel chargé de mener les réformes, puis mourut ici de la rougeole quelques mois plus tard. Le conseil fut dissous. Son fils Nariyasu, jusque-là dirigeant surtout de titre, prit lui-même le gouvernement en main.
À partir de mille huit cent trente, Nariyasu commença à démonter le palais de son père. Simultanément, il agrandit l’étang Kasumigaike, aménagea des cours d’eau sinueux, installa des ponts et planta des arbres. L’eau montait sur le plateau par un canal déjà existant ; il fut donc possible de conserver à une même altitude à la fois les étangs et les ruisseaux, ainsi que les vues lointaines. En mille huit cent soixante, Nariyasu ordonna d’enlever le portail et le mur séparant le jardin supérieur de Takezawa de l’ancien jardin sur le versant. Après cela, les deux parties auparavant séparées s’unirent en un seul parcours de promenade.
Le palais Takezawa, ses pièces de service et les deux scènes de théâtre nô ont disparu. À leur place passent les allées de la partie haute de Kenroku-en. La plaque écrite par Sadanobu a été conservée, et ses trois caractères sont devenus le nom de tout le jardin, ouvert aux habitants de la ville en mille huit cent soixante-quatorze.
Sur place
7:00–18:00; du 16 octobre à la fin février, 8:00–17:00. Ouvert 365 jours ; billet adulte 320 yens, enfants 100 yens.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.N’essayez pas de tout voir à la suite : choisissez quelques vues et remarquez comment l’espace ouvert cède la place à un sentier étroit. La fontaine et les yukizuri dépendent du niveau de l’eau et de la saison.
