Étape 4 sur 7

jardin de Gethsémani

Gethsemane / גת שמנים

Un lieu de rencontres familier deviendra la scène d’une arrestation secrète, où la connaissance de l’habitude d’autrui se révélera décisive.

20 min
Vieux oliviers aux troncs noueux dans le jardin de Gethsémani
James Emery · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Huit vieux oliviers
  • Troncs d’oliviers noueux
  • Clôture du jardin

L’histoire du lieu

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Le nom du jardin a conservé l’activité pour laquelle on entretenait ici cette parcelle : on pressait les olives pour en tirer de l’huile. Au premier siècle, au pied du mont des Oliviers, au-delà du Cédron, se trouvait une exploitation située au-delà des constructions de la ville ; on y cultivait probablement des oliviers et on y produisait de l’huile. Derrière la clôture se dressent huit oliviers aux troncs noueux, mais ils n’ont pas deux mille ans : le bois de trois arbres a été daté, et leurs troncs ont commencé à pousser au douzième siècle. Les huit ont le même profil génétique ; il est donc probable que des jardiniers de l’époque des croisades aient planté des boutures d’un seul olivier vénéré.

Avant la nuit de l’arrestation, Judas Iscariote venait ici avec Jésus, en tant que l’un des douze disciples. L’Évangile selon Jean explique pourquoi il trouva son maître sans se tromper : Jésus se réunissait souvent ici avec ses disciples. Lorsque Judas accepta de le livrer, le lieu des rencontres amicales devint une adresse toute trouvée.

Gethsémani signifie « pressoir à huile ». Au premier siècle, au pied du mont des Oliviers, au-delà du Cédron, se trouvait une parcelle cultivée, probablement liée à la culture des oliviers et à la production d’huile. C’était une exploitation située au-delà des constructions de la ville, et non un jardin de promenade. Après le repas pascal, Jésus, prédicateur galiléen, vint ici prier avec ses disciples. Il cherchait la solitude, mais n’avait pas l’intention de se cacher de ses poursuivants.

Selon le récit évangélique, les grands prêtres et les anciens voulaient arrêter Jésus en secret. Ils redoutaient une arrestation au milieu de la foule des fêtes : les gens pouvaient provoquer des troubles. Judas proposa de conduire les gardes là où, la nuit, on pouvait se passer de témoins. L’évangéliste Matthieu indique sa rétribution : trente pièces d’argent.

Marc et Matthieu racontent que Judas avait convenu à l’avance d’un signe : il fallait arrêter celui qu’il embrasserait. À Gethsémani, il s’approcha de Jésus, l’appela maître et accomplit ce qui avait été convenu. Jean rapporte la scène autrement : dans sa version, Jésus sort lui-même à la rencontre du détachement et se nomme, et il n’y a pas de baiser. Dans tous les récits, le rôle de Judas est le même : il connaît le lieu habituel de rencontre et y amène des hommes armés.

L’un des disciples tenta de défendre Jésus avec une épée. Jean le nomme : c’était Pierre ; il voulut empêcher l’arrestation et trancha l’oreille droite du serviteur du grand prêtre. Jésus ordonna à Pierre de ranger son arme ; Luc ajoute qu’il guérit le blessé. La résistance cessa. Jésus fut ligoté et emmené, les disciples s’enfuirent. Après les interrogatoires, il fut remis au préfet romain Ponce Pilate et crucifié.

Matthieu raconte aussi jusqu’au bout le destin de Judas. Voyant que Jésus avait été condamné, celui-ci tenta de rendre les trente pièces d’argent. Les grands prêtres refusèrent de les accepter. Judas jeta l’argent dans le Temple et se pendit. Les Actes des Apôtres ont conservé une autre version de sa mort ; il est donc impossible d’en reconstituer les circonstances exactes.

La clôture actuelle ne délimite pas une frontière attestée de cette parcelle. Depuis le quatrième siècle, les chrétiens associaient la trahison et l’arrestation à cette partie de Gethsémani, en particulier à la grotte voisine. De l’exploitation du premier siècle, il ne reste à l’intérieur du jardin aucun objet que l’on puisse relier avec certitude à Jésus ou à Judas.

Les huit vieux oliviers non plus n’ont pas été témoins de l’arrestation. Il a été possible de dater le bois de trois arbres : leurs troncs ont commencé à pousser au douzième siècle. L’étude des huit arbres a révélé un profil génétique identique : ils ont été multipliés à partir d’un seul arbre. Il est probable que des jardiniers de l’époque des croisades aient planté des boutures d’un olivier vénéré lorsqu’ils aménageaient le sanctuaire. Ces troncs médiévaux se dressent à l’endroit que Judas connaissait bien avant d’y conduire les gardes.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantbasilique de l’Agonie
Entréepar les portes du jardin

Jardin, selon la page des Franciscains : tous les jours 9:00—16:45 ; vérifier sur place si l’accès est toujours d’actualité

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez les arbres depuis la zone autorisée : ne passez pas les mains derrière la clôture, n’arrachez pas de feuilles et ne vous appuyez pas contre les troncs. Pendant la prière, mettez votre téléphone en silencieux.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Passez à la basilique voisine, où la lumière du jour laisse place à une pénombre délibérée.

Étape 4 sur 7Ensuite : basilique de l’Agonie

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Du mont des Oliviers aux remparts de Jérusalem » — 7 étapes, environ 3,1 km, environ 3,5 heures.

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