Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- L’arche de la porte
- Les chhatris à coupole
- La route vers le versant
- Les larges couvercles des caniveaux d’évacuation des eaux pluviales
L’histoire du lieu
L’arche de Galta Gate se dresse déjà au-delà de l’ancienne muraille de la ville, là où les constructions de Jaipur cédaient la place à la route traversant les collines vers la vallée sacrée de Galtaji. Il est facile de la prendre pour la porte orientale de la ville, bien que le véritable passage oriental se trouvât plus à l’ouest. Près de l’arche, la route part vers le versant, et de petits chhatris à coupole, pavillons près d’un lieu de crémation, se distinguent encore parmi les maisons. Lors de la fête de janvier, les pèlerins passent ici pour rejoindre les bassins de Galtaji, et même les larges couvercles plats des caniveaux d’évacuation des eaux pluviales deviennent les bases d’étals temporaires.
En mille sept cent vingt-sept, Sawai Jai Singh II, souverain de la principauté d’Amber, commença à transférer sa capitale de l’Amber montagneuse vers la plaine. Il voulait créer une ville où les marchands auraient intérêt à s’installer, à entreposer leurs marchandises et à ouvrir des ateliers. Le souverain invita personnellement des négociants, et ses fonctionnaires tracèrent en quatre ans de larges rues et réservèrent des emplacements pour des marchés, des palais et des quartiers d’habitation. Jaipur devait rapporter des revenus à la principauté, et non se resserrer autour de l’ancienne forteresse.
Le plan fut élaboré par Jai Singh et son architecte Vidyadhar Bhattacharya. Jai Singh s’intéressait à l’astronomie ; dès mille sept cent dix-huit, des instruments de mesure apparurent ici, permettant de déterminer précisément les points cardinaux. Les chercheurs estiment que ces instruments ont aussi aidé à tracer les axes de la ville.
La ligne principale fut tracée d’ouest en est. À une extrémité se trouvait Chandpol, le passage occidental dans la muraille de la ville. La ligne traversait les marchés, les places et le quartier des palais, puis se prolongeait vers Galta Gate. Sur le versant au-dessus de cette ligne se dresse le temple de Surya, vers lequel l’itinéraire monte ensuite.
Galta Gate est souvent prise pour la porte orientale de l’ancien Jaipur. La muraille de la ville s’arrêtait plus tôt : son passage oriental était Surajpol, situé plus à l’ouest. Galta Gate se trouvait déjà au-delà des fortifications et marquait la route vers la vallée sacrée de Galtaji. Son nom indiquait la direction au voyageur : c’est d’ici que commençait le court trajet à pied à travers les collines vers les lieux de pèlerinage.
À la fin du dix-neuvième siècle, les photographes du studio de Jaipur de Gobindram et Udeyram installèrent ici leur appareil et photographièrent la route qui partait de la porte vers le versant. Sur les photographies de l’époque, l’arche se dresse presque seule au milieu d’un terrain ouvert ; à droite, on distingue des chhatris, de petits pavillons à coupole près d’un lieu de crémation. Les images ont préservé l’ancienne disposition de ce lieu : la ville restait derrière, et devant commençait le chemin des pèlerins.
Aujourd’hui, les maisons ont gagné les deux côtés de l’arche, et les chhatris à droite se distinguent encore parmi les constructions. Pendant la fête de janvier de Makar Sankranti, célébration du soleil et de la récolte, les fidèles passent par Galta Gate pour rejoindre les bassins de Galtaji, et des rangées temporaires d’étals apparaissent à proximité. Lors de l’aménagement, même les couvercles des caniveaux d’évacuation des eaux pluviales ont été rendus plats et larges afin que des étals puissent y prendre place les jours de pèlerinage.
Sur place
Passage urbain ouvert ; il est plus sûr de s’y rendre de jour, lorsque des gens empruntent le sentier et que la pierre est visible sous les pieds.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Rangez votre nourriture avant de commencer l’ascension : les macaques remarquent les sacs et les mouvements des mains. Ne gênez pas le passage des personnes ni les rituels sur l’aire de crémation voisine.
