Étape 3 sur 6

Citerne Basilique

Yerebatan Sarnıcı / Basilica Cistern

Le hall souterrain montrera comment un ouvrage urbain encore en service peut perdre sa propre origine.

30 min
La Citerne Basilique à Istanbul
Diego Delso · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 6 terminé

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À remarquer

  • Rangées de colonnes de marbre
  • Voûtes de brique
  • Cheminement moderne

L’histoire du lieu

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Sous le cheminement moderne s’étend dans la pénombre un réservoir d’eau souterrain, où trois cent trente-six colonnes de marbre soutiennent des voûtes de brique. Son nom est resté de la basilique publique qui se dressait au-dessus : sous ses portiques, les juristes préparaient des affaires pour le tribunal. Au sixième siècle, une réserve d’eau douce fut aménagée sous la cour pour le palais et les bâtiments voisins, afin de recueillir l’excédent du réseau d’adduction d’eau pendant la saison des pluies et de le préserver pour la sécheresse estivale. Le bâtiment supérieur a disparu, et les supports souterrains ont ensuite porté des maisons d’habitation.

Au milieu du seizième siècle, le naturaliste et topographe français Pierre Gilles arriva à Istanbul sur ordre du roi François Premier. Le roi entretenait le savant afin qu’il recherche pour sa bibliothèque des manuscrits anciens et décrive les ouvrages qui avaient survécu. Gilles confrontait la ville aux textes antiques, mais, à l’emplacement de l’ancienne Basilique impériale, il voyait des maisons d’habitation.

Les habitants lui racontaient un étrange détail de la vie quotidienne : ils tiraient l’eau directement de puits dans leurs sous-sols et, parfois, remontaient des poissons avec le seau. Un propriétaire montra à Gilles une descente sous sa maison. En bas se trouvait une petite barque. Le propriétaire alluma des torches, fit monter son visiteur dans la barque et le conduisit entre les colonnes, tout en pêchant des poissons au harpon.

C’est ainsi que Gilles entra dans une salle remplie d’eau, dont on ne soupçonnait plus la taille à la surface. Il y compta trois cent trente-six colonnes de marbre : douze rangées de vingt-huit. En hiver, il voyait l’eau monter d’une grande conduite jusqu’à presque atteindre les chapiteaux. Pour les habitants, c’était un puits sous leurs maisons ; Gilles y reconnut une citerne attenante à la Basilique impériale, décrite par les auteurs anciens. C’est pourquoi on le qualifie souvent de personne ayant redécouvert l’ouvrage. Pour les citadins, il était resté pendant tout ce temps une source d’eau et de poissons : c’était son origine qui avait été oubliée, non les entrées depuis les sous-sols.

Le mot « basilique » dans le nom renvoie au bâtiment qui se dressait autrefois au-dessus. C’était un complexe public à portiques, où les juristes préparaient des affaires pour le tribunal. Au sixième siècle, l’empereur Justinien, qui avait besoin d’une réserve d’eau fiable pour le palais et les bâtiments voisins, ordonna d’aménager un réservoir sous la cour de la basilique. L’été, la ville souffrait du manque d’eau douce, tandis qu’aux autres saisons, une partie du débit du réseau d’adduction d’eau se perdait inutilement. La citerne recueillait cet excédent et le conservait jusqu’à la sécheresse. Les voûtes de brique soutenaient la basilique, puis les maisons, tandis que l’eau se tenait sous elles.

Gilles mourut en mille cinq cent cinquante-cinq sans voir son livre imprimé. Six ans plus tard, son neveu Antoine publia les manuscrits restants. Grâce à cela, le récit du propriétaire, de la barque, des poissons et du remplissage hivernal de la citerne a été conservé. L’entrée actuelle par cette maison privée n’existe plus, la basilique supérieure a disparu, et l’on passe sur le cheminement moderne entre les mêmes trois cent trente-six colonnes que Gilles comptait depuis l’eau.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantSainte-Sophie
Entréede l’extérieur

Officiellement ouverte tous les jours de 09:00 à 22:00. L’entrée est payante ; la page de la citerne indique séparément que les cartes bancaires et l’İstanbulkart sont acceptées.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’intérieur nécessite une entrée séparée et peut prendre plus de temps en raison de la file d’attente. Sans visite, écoutez le récit depuis l’extérieur ; la suite de l’itinéraire restera compréhensible.

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Où aller ensuite ?

Remontez vers la place et dirigez-vous vers Sainte-Sophie.

Étape 3 sur 6Ensuite : Sainte-Sophie

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Sultanahmet impérial : de l’hippodrome à Gülhane » — 6 étapes, environ 1,5 km, 3–4 heures.

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