Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Étals de rue
- Vieux récepteurs radio
- Cartes électroniques
- Fils et interrupteurs
L’histoire du lieu
Apliu Street est consacrée au marché de rue : les étals se succèdent, et parmi les coques de téléphone se trouvent de vieux récepteurs radio, des cartes, des fils, des interrupteurs et des outils. Dans les années trente, des vendeurs d’objets d’occasion s’y installèrent, et plus tard la rue devint un refuge pour les vendeurs ambulants lors des inspections. Les propriétaires d’ateliers et de petites usines cherchaient ici des acheteurs pour leurs pièces et leurs équipements ; c’est pourquoi l’on vend côte à côte de petites choses neuves et des objets que l’on peut encore démonter pour en récupérer les pièces utiles.
Sur les plaques de rue, on lit « Apliu » : en cantonais, cela signifie « abri à canards ». Au début du vingtième siècle, des abris se dressaient ici, sous lesquels les habitants élevaient des canards. En mille neuf cent neuf, le quartier fut déblayé pour laisser place à une nouvelle route ; les travaux furent achevés onze ans plus tard, mais le nom fut conservé. Les enclos à canards ont disparu depuis longtemps, et les rangées actuelles occupent à peu près le même terrain.
Dans les années trente, des marchands d’objets d’occasion s’y installèrent. Plus tard, cette rue tranquille devint un refuge pour les vendeurs ambulants : lorsque les inspecteurs apparaissaient, ils y poussaient leurs charrettes chargées de marchandises. Dans les années soixante, les propriétaires d’ateliers et de petites usines de Hong Kong, de plus en plus nombreux, cherchaient des acheteurs pour leurs pièces et leurs équipements. Les marchands ajoutèrent aux objets anciens des fils, des interrupteurs, des transformateurs et des outils. Dans les années quatre-vingt, Apliu était devenu un marché de composants électroniques. C’est pourquoi, parmi les coques de téléphone et les adaptateurs neufs, on trouve encore ici des appareils démontés, des cartes séparées, des composants radio et du matériel dont l’ancien propriétaire n’avait plus l’usage.
En mille neuf cent quatre-vingt-trois, Paul Au arriva à Apliu. Cet émigré de Saïgon collectionnait les disques et tentait de gagner sa vie en les revendant. Il avait laissé sa première collection au Viêt Nam lorsqu’il avait fui la conscription à dix-sept ans. À Hong Kong, Paul travailla dans des hôtels, des restaurants et des supermarchés ; après son installation à Sham Shui Po, il découvrit que les gens jetaient la musique des années soixante et soixante-dix. Les magasins vidaient leurs rayons pour les disques compacts, les propriétaires d’appartements se débarrassaient de ces lourdes pochettes, et les disques affluaient vers le marché d’ici avec de vieux récepteurs et amplificateurs.
Paul commença avec ses propres doublons : il vendait un disque pour en acheter ou en garder un autre. Les acheteurs étaient peu nombreux, mais il y avait parmi eux des musiciens, et le commerce devint son revenu permanent. Au début, tout son stock tenait sur une seule charrette, puis il lui en fallut une deuxième et une troisième. Enfin, tout un convoi suivait Paul. Lorsque les employés du Conseil urbain dégageaient la rue, il faisait rouler sa marchandise d’un endroit à l’autre. La nuit, Paul dormait à côté des disques, sinon ils risquaient d’être emportés ou dispersés. Plus tard, il vendit la moto Harley-Davidson qu’il possédait depuis quinze ans et paya un entrepôt.
Près des toilettes publiques, où Paul avait étalé sa première marchandise, son étal n’existe plus. Après vingt ans de commerce de rue, il transféra ses disques dans l’appartement-boutique Vinyl Hero, au cinquième étage du Wai Hong Building voisin. Environ trente mille disques y tiennent ; les autres sont rangés dans l’entrepôt pour lequel Paul s’était séparé de sa moto.
Sur place
Le marché de rue et les magasins suivent des horaires privés différents ; venez dans la journée ou vers midi, quand davantage d’étals sont ouverts.
Vérifié : 25 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Restez près du bord du passage, ne bloquez pas les étals et demandez le prix avant d’acheter ; les collections privées voisines nécessitent un accord séparé.
