Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Passage couvert
- Sanctuaire latéral
- Plaque portant une inscription au-dessus de l’entrée
L’histoire du lieu
On appelle ce pont japonais en raison des gens qui vivaient autrefois d’un côté du canal. Personne n’a établi la date exacte de sa construction. Une inscription gravée lors d’une réparation en mille huit cent dix-sept indique prudemment que, selon la tradition, la traversée fut aménagée par des marchands japonais. Des archéologues ont trouvé sous la partie orientale des traces d’appuis et d’un platelage plus anciens datant de la fin du seizième siècle.
Les marchands se sont retrouvés à Hội An à cause d’une interdiction commerciale. L’empire Ming de Chine ne permettait pas aux Japonais d’acheter des marchandises directement en Chine, tandis qu’au Japon la soie était particulièrement recherchée. Ce port vietnamien servit d’intermédiaire. Les propriétaires de navires recevaient du shogunat Tokugawa des lettres portant un sceau rouge : celui-ci distinguait le commerçant légal du contrebandier ou du pirate. On apportait ici de l’argent, du cuivre et des armes ; en retour, on emportait de la soie, du sucre, des épices et du bois d’aloès. Cette différence rapportait aux marchands, et c’est pour elle qu’ils vivaient des mois loin de chez eux et établirent à Hội An leur propre quartier.
Un bras d’eau séparait leurs maisons et leurs boutiques de celles des commerçants chinois. Les marchands japonais financèrent une traversée couverte afin que chaque échange ne dépende pas d’une barque. On y transportait des marchandises, on allait négocier les prix, puis on revenait dans son quartier. Le toit protégeait les personnes et les ballots des pluies tropicales ; plus tard, on plaça même des marchandises à vendre de part et d’autre du passage.
En mille six cent trente-cinq, le shogunat Tokugawa interdit aux navires japonais de quitter le Japon. Les navires au sceau rouge cessèrent d’arriver. Une partie des marchands resta encore quelques décennies à Hội An, mais sans lien avec le marché japonais, leur quartier disparut. Le pont perdit ceux pour qui il avait été construit.
La traversée fut reprise par des migrants chinois de Minh Hương, arrivés après la chute des Ming. En mille six cent cinquante-trois, Khổng Thiên Như, l’un des premiers fondateurs de leur quartier, demanda au souverain Nguyễn l’autorisation de réparer le pont et d’y ajouter un sanctuaire. Dans la partie nord, on installa un autel à Bắc Đế Trấn Vũ, une divinité taoïste à qui l’on demandait protection contre les tempêtes et les inondations. Le passage destiné au commerce reçut une seconde fonction, et les habitants commencèrent à appeler l’ensemble le pont couvert japonais.
En mille sept cent dix-neuf, le souverain Nguyễn Phúc Chu arriva à Hội An et vit des commerçants étrangers près de la traversée. Il lui donna le nom de pont couvert japonais — « le pont des hôtes venus de loin » — et offrit une plaque portant cette inscription. Elle est toujours suspendue au-dessus de l’entrée. Après de nombreuses reconstructions, les éléments japonais de l’architecture ont presque disparu ; le nom est resté attaché au pont, le sanctuaire ajouté par la communauté chinoise se trouve sur le côté du passage, et les mots du souverain vietnamien sont au-dessus de la porte.
Sur place
Avec le billet unique de la vieille ville ; les horaires de passage distincts n’ont pas été publiés dans l’avis de 2026.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Le passage est étroit : ne l’obstruez pas pendant la visite et écartez-vous si un flux de personnes se forme. Gardez le silence près du sanctuaire.
