Étape 3 sur 8

Salamanca Place

Salamanca Place

Vous comprendrez ici comment les revenus des boutiques et des cafés ont aidé à préserver des espaces consacrés à l’art.

22 min
Alignement d’anciens entrepôts en grès sur Salamanca Place.
Jorge Lascar · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Bâtiments d’entrepôts en pierre
  • Escalier dans l’ancien puits de lumière
  • Paroi ouverte de l’ancienne carrière
  • Peacock Theatre

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le nom de Salamanca, sur ce quai, vient d’une guerre européenne : les fonctionnaires coloniaux ont commémoré dans la rue une victoire britannique en Espagne. La rue elle-même s’est développée près d’une rade profonde aménagée pour décharger les navires ; des condamnés extrayaient le grès pour les entrepôts construits au bord de l’eau. Les bâtiments de pierre conservent encore aujourd’hui la logique du port : les marchandises pouvaient être transférées du bord directement sous un toit, et l’on y entreposait des biens importés et des tonneaux d’huile de baleine. Plus tard, lorsque la chasse à la baleine déclina, ces mêmes locaux furent consacrés aux pommes et aux fruits à noyau.

En mille neuf cent soixante-quatorze, la Peacock jam factory fut fermée et ses sept bâtiments de pierre furent mis en vente. La production de confitures et de conserves diminuait déjà depuis plusieurs années, et les locaux se vidaient. Derrière les façades commerciales de l’actuelle Salamanca Place se trouvaient alors de sombres étages d’usine, une chaufferie et une cour sous un toit de fer.

Ces bâtiments furent construits près du New Wharf dans les années mille huit cent trente et mille huit cent quarante. L’administration coloniale y aménagea une rade profonde, des condamnés extrayaient le grès, et des négociants construisaient des entrepôts là où les marchandises pouvaient être immédiatement déchargées d’un navire. On y entreposait des marchandises importées et des tonneaux d’huile de baleine. Lorsque la chasse à la baleine déclina, les locaux furent occupés par des transformateurs de pommes et de fruits à noyau.

Le nom espagnol ne se rapporte ni à un négociant ni au propriétaire de l’usine. Des fonctionnaires coloniaux nommèrent la rue du quai en souvenir de la bataille de Salamanque. En mille huit cent douze, le commandant britannique Arthur Wellesley, futur duc de Wellington, qui cherchait à expulser l’armée française d’Espagne, y vainquit les troupes françaises puis occupa Madrid. Pour les habitants du lointain Hobart, les noms de victoires britanniques servaient de lien avec la métropole.

Après la fermeture de Peacock, Claudio Alcorso, industriel du textile et mécène qui cherchait à obtenir pour Hobart un centre public des arts permanent, prit les entrepôts en main. Lui et ses partisans créèrent la Hobart Community Arts Centre Foundation et convainquirent le gouvernement de l’État de racheter les bâtiments vacants.

En mille neuf cent soixante-seize, le gouvernement du premier ministre Bill Neilson acquit les sept entrepôts et les céda à la fondation pour quatre-vingt-dix-neuf ans, moyennant une redevance symbolique. La condition était stricte : la fondation devait elle-même restaurer et entretenir les bâtiments délabrés, et trouver de l’argent pour les ateliers, les expositions et les spectacles. Des bénévoles évacuèrent les déchets de l’usine, nettoyèrent les locaux et peignirent les murs. Au début, les emplacements commerciaux du rez-de-chaussée rapportaient des revenus. Les étages supérieurs ne pouvaient pas être loués avant l’installation d’un système de protection contre l’incendie ; cette installation ne fut possible qu’en mille neuf cent quatre-vingt.

C’est ainsi que naquit la coexistence qui perdure derrière les façades : les boutiques et les cafés contribuent à financer des studios, des galeries, des salles de répétition et des espaces scéniques. L’escalier de l’ancien puits de lumière de l’usine fut aménagé lors de cette transformation. Quant au Peacock Theatre, construit contre la paroi ouverte d’une ancienne carrière, il reçut le nom de l’entreprise qui y fabriqua des confitures et des jus pendant un demi-siècle.

Sur place

Temps sur place22 min
Point suivantKelly's Steps
Entréeaccès libre

La rue est ouverte en permanence ; le samedi, le marché est ouvert de 08:30 à 15:00, et la chaussée est fermée de 05:30 à 18:00.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La rue reste un espace public animé ; observez les façades sans bloquer les entrées ni le passage des gens.

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Où aller ensuite ?

Trouvez Kelly's Lane et montez les marches vers Battery Point.

Étape 3 sur 8Ensuite : Kelly's Steps

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Hobart portuaire et Battery Point » — 8 étapes, 2,8 km, 2 h 45 min.

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