Étape 4 sur 6

« Coppelia »

Coppelia

Pour voir comment une grande commande publique a été répartie en plusieurs espaces à taille humaine.

20 min
Le pavillon circulaire en béton de « Coppelia » est entouré d’arbres ; à travers les parois vitrées, on voit des tables et des visiteurs.
Escla · CC BY 3.0; cropped/resized for app
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0 sur 6 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le toit circulaire en béton
  • Les supports rayonnants
  • L’escalier en colimaçon
  • Les pavillons dans le jardin

L’histoire du lieu

Taille du texte

Après la démolition de l’hôpital Reina Mercedes, ce coin a eu le temps d’être un parc touristique puis un établissement nocturne avec des bars. Aujourd’hui, on vient ici pour manger des glaces sous le toit circulaire en béton porté par des supports rayonnants ; les pavillons du jardin et l’escalier en colimaçon appartiennent au même café. Le nom vient d’un ballet comique : Coppelia y est une poupée mécanique prise pour une jeune fille vivante.

En mille neuf cent soixante-six, Celia Sánchez, secrétaire du Conseil des ministres et responsable de grands projets publics, fit venir l’architecte Mario Girona. Elle voulait un café-glacier pour mille visiteurs, de la taille d’un quartier urbain tout entier.

Le lieu fut choisi délibérément. L’hôpital Reina Mercedes se trouvait autrefois ici. Après sa démolition, le terrain avait eu le temps d’accueillir un parc touristique, puis un lieu de divertissement nocturne avec des bars. Girona se souvenait que Sánchez voulait remplacer l’occupation précédente de ce coin par une activité familiale : au lieu de boire, les gens devaient venir ici pour manger des glaces. Le croisement de la Calle 23 et de la Calle L se trouvait au centre de la nouvelle La Rampa, près de l’Hôtel Habana Libre, et cet îlot libre permettait d’accueillir autant de personnes qu’aucune ancienne pâtisserie de La Havane ne pouvait en contenir.

Girona lui-même travaillait alors comme architecte au ministère de la Construction. Plus tard, il reconnut qu’il mangeait très peu de glaces et n’avait jamais vraiment fréquenté de cafés-glaciers spécialisés. En entendant la demande de Sánchez, il pensa : qui donc viendrait manger des glaces dans un établissement prévu pour mille places ? Mais refuser aurait signifié reculer devant la commande la plus remarquée de sa carrière.

Six mois furent accordés pour la conception et la construction. Architectes et ingénieurs travaillaient le matin, l’après-midi et la nuit ; certains détails n’étaient calculés qu’à la suite des constructeurs. Pour que les mille visiteurs ne se retrouvent pas dans une immense salle unique, Girona répartit les places entre de petites sections, des espaces ouverts et un pavillon supérieur doté d’un escalier en colimaçon. Afin d’accélérer les travaux, on fabriqua des poutres préfabriquées spéciales et des éléments de toiture. D’où les supports en béton qui rayonnent sous le toit circulaire et les salles dissimulées parmi le jardin : ce sont les parties d’un grand café, divisé en espaces à taille humaine.

Sánchez choisit le nom. « Coppelia » est le nom de la poupée mécanique du ballet comique de Léo Delibes : le jeune Franz prend une belle immobile à la fenêtre pour une jeune fille vivante, jusqu’à ce que sa fiancée Swanilda révèle la tromperie. C’était le ballet préféré de Sánchez, et elle en donna le titre à une nouvelle marque de glace.

Le quatre juin mille neuf cent soixante-six, le café ouvrit sans cérémonie officielle. La vente ordinaire commença, des curieux entrèrent et prirent place aux tables. Le menu proposait vingt-six parfums. Le doute de Girona fut aussitôt levé : les places prévues pour mille personnes se remplirent et, peu après, les célèbres files d’attente apparurent à côté. « Coppelia » devint son bâtiment le plus reconnaissable, et des cafés de ce genre commencèrent aussi à ouvrir dans d’autres villes cubaines.

Sur l’un des supports en béton, une dédicace à Celia Sánchez est conservée. À côté, il est indiqué qu’elle réalisa le projet et choisit le nom en l’honneur de son ballet préféré. Le toit circulaire, les salles séparées et le jardin sont restés de sa commande pour mille visiteurs ; le mot « Coppelia » au-dessus d’eux vient de son choix personnel.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantLe gratte-ciel FOCSA
Entréede l’extérieur

Une source officielle de 2025 indiquait une ouverture du mardi au dimanche de 10:00 à 21:15, mais l’accès et la disponibilité des glaces sont instables ; en 2026, la presse locale a signalé une fermeture et l’absence de produit. Vérifié le 2026-06-29 ; renseignez-vous sur place.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne liez pas cette étape à un achat : la file d’attente, l’accès et l’assortiment des parfums peuvent changer. L’architecture se prête bien à l’observation depuis l’extérieur, sans gêner l’entrée ni les passages.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Gardez la tour FOCSA comme repère : suivez la Calle 23 jusqu’à la Calle M, puis tournez vers elle.

Étape 4 sur 6Ensuite : Le gratte-ciel FOCSA

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Vedado : le Malecón et la La Havane moderne » — 6 étapes, 2,9 km, 2 h 15 min.

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