Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Large trottoir
- Étroitess façades de deux étages
- Petits tabourets en plastique
- Salons de thé de rue
L’histoire du lieu
Cette courte route relie le lac à la cathédrale par une ligne droite d’un peu plus de cent mètres. Elle fut élargie, des trottoirs y furent aménagés et de la place fut réservée à une rangée de maisons de rapport que l’Église fit construire sur ses terres. Plus tard, ces maisons reçurent des seconds étages, et les rez-de-chaussée furent occupés par des boutiques, des cafés et des restaurants ; une chaîne d’étroites façades s’étire donc le long du passage. De petits tabourets en plastique se trouvent toujours sur le large trottoir, et le chemin vers l’église est devenu un lieu de longues conversations autour d’un thé.
Alors que la cathédrale accueillait déjà des fidèles, l’ancienne route du village de Báo Thiên, qui occupait cette partie de Hanoï, se trouvait encore devant sa façade. Elle menait déjà au lac, mais elle devint une large rue urbaine sur décision de l’administration française.
Le premier chef de cette administration, Jean Bonnal, cherchait à réaménager le centre selon le modèle européen : les maisons devaient être alignées, des trottoirs devaient être aménagés le long de la chaussée et un système d’évacuation des eaux devait être installé. En mille huit cent quatre-vingt-douze, ce fut au tour de la rue devant la cathédrale. La route fut élargie à douze mètres et nommée « avenue de la Cathédrale ». Une perspective directe, longue d’un peu plus de cent mètres, menait désormais du lac à l’église.
À cette époque, la plus grande partie des anciennes terres du village était passée à l’Église catholique, et il restait peu d’habitants locaux ici. L’Église fit construire des maisons d’un étage le long de la nouvelle rue et les louait : une façade donnant sur la route rapportait un revenu. Plus tard, ces maisons furent vendues à des propriétaires privés. Ceux-ci y ajoutèrent des seconds étages et ouvrirent des boutiques au rez-de-chaussée. C’est ainsi qu’apparut une rangée d’étroites façades de deux étages, où se trouvent aujourd’hui des magasins, des restaurants et des cafés.
Après la fin de la période coloniale, la rue ne reçut pas le nom d’une personnalité ni d’un événement. Le nom français fut traduit en vietnamien et, dès mille neuf cent quarante-cinq, « Nhà Thờ », la rue de l’Église, apparut dans les documents. Ce nom indique sa fonction : c’est un court passage aménagé comme accès à la cathédrale.
Le large trottoir donna encore une autre activité à ce passage. Au début des années deux mille, Mai, la propriétaire de l’un des salons de thé de rue locaux, vendait des desserts aux fruits, du thé glacé et une boisson au tamarin. Elle ajouta ensuite du thé au citron. En mille neuf cent onze, celui-ci était devenu le produit principal de son établissement, et une dizaine de salons de thé semblables fonctionnaient déjà autour de la cathédrale. Les jeunes Hanoïens pouvaient acheter un verre bon marché et discuter pendant des heures : un petit tabouret en plastique servait de siège, un autre de table.
Sur place
Espace urbain ouvert ; choisissez un point d’observation qui ne gêne pas le passage des piétons.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne vous attardez pas au milieu de la chaussée : choisissez un endroit calme près d’une façade, sans bloquer les entrées des magasins et des cafés.
