Étape 6 sur 8

théâtre Juárez

Teatro Juárez

Ici, l’itinéraire montrera comment une parcelle ecclésiastique est devenue une grande scène laïque.

15 min
Façade du théâtre Juárez avec des colonnes et des muses de bronze.
MCGau · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La façade portant le nom de Juárez
  • Le temple de San Diego
  • Le cloître dégagé
  • L’ancienne sacristie

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le théâtre vit d’opéra, de pièces dramatiques, de concerts et de spectacles de danse ; pendant le Festival international Cervantino, il compte parmi les principales scènes de la ville. Avant les programmes théâtraux, la parcelle accueillait l’hôtel Emporio avec une station de diligences, où les voyageurs s’arrêtaient et où travaillaient les transporteurs. Un ancien temple a survécu à côté et, sous le niveau de la rue, les archéologues ont dégagé le cloître, la sacristie et un passage, soit environ quarante pour cent de l’ancien ensemble. Les représentations se déroulent directement au-dessus de ces locaux mis au jour.

Le nom de famille inscrit sur la façade est celui de Benito Juárez, président du gouvernement libéral qui, pendant la guerre civile, cherchait à séparer l’Église de l’État. Ses décisions ont littéralement transformé cette partie de la ville : auparavant se trouvait ici un monastère de franciscains déchaussés, attenant au temple de San Diego qui a été conservé.

Juárez dirigeait l’une des deux administrations rivales du Mexique et risquait de perdre le pays au profit de ses adversaires. En mille huit cent cinquante-neuf, il commença à appliquer les lois de Réforme : les biens de l’Église passaient à l’État et les communautés monastiques étaient dissoutes. Pour les franciscains de la Ville de Guanajuato, cela signifiait l’expulsion du monastère où se trouvaient leurs cellules, leur réfectoire et leurs locaux de service.

De mille huit cent soixante et un à mille huit cent soixante-trois, les fonctionnaires municipaux démolirent une partie du monastère, réduisirent son atrium afin d’agrandir la place voisine et vendirent les bâtiments restants à une entreprise privée. Les cellules furent transformées en chambres de l’hôtel Emporio, auquel fut rattachée une station de diligences. Les pensionnaires et les transporteurs remplacèrent les hommes qui vivaient selon la règle franciscaine de pauvreté.

L’hôtel fonctionna neuf ans. Puis le gouverneur de l’État de Guanajuato, le général Florencio Antillón, décida de construire un théâtre capable d’accueillir de grandes troupes d’opéra et d’art dramatique. En mille huit cent soixante-douze, le gouvernement racheta l’hôtel Emporio et ordonna sa démolition. La même année, Juárez mourut, et le nouveau théâtre reçut le nom du président dont les lois avaient auparavant retiré cette parcelle au monastère.

Trente et un ans s’écoulèrent entre la décision d’Antillón et la première représentation. Le vingt-sept octobre mille neuf cent trois, le théâtre fut inauguré par le président Porfirio Díaz. Il connaissait bien l’homme dont le nom figurait déjà sur la façade : Díaz avait auparavant combattu comme général pour la république de Juárez contre l’intervention française, puis avait lancé une révolte infructueuse pour empêcher la nouvelle réélection de Benito Juárez.

L’inauguration n’était accessible que sur invitation personnelle, et une tenue de cérémonie stricte était exigée. Une troupe italienne interpréta « Aïda » de Giuseppe Verdi. Les photographies de la soirée parurent quelques jours plus tard dans la presse nationale : le théâtre fut aussitôt présenté au pays comme la principale salle de la prospère Ville de Guanajuato. On y donne désormais de l’opéra, des pièces dramatiques, des concerts et des spectacles de danse ; depuis mille neuf cent soixante-douze, c’est l’une des principales scènes du Festival international Cervantino.

Le monastère n’a pas entièrement disparu. Le temple de San Diego a été conservé à proximité et, sous le niveau actuel de la rue, les archéologues ont dégagé environ quarante pour cent de l’ancien ensemble : le cloître, la sacristie, la porterie et le passage d’entrée. Au-dessus de ces locaux, on donne des représentations dans le théâtre nommé d’après l’homme dont les lois les avaient fait quitter aux franciscains.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantjardin de l'Union
Entréesur place

La façade est accessible depuis l’extérieur ; l’intérieur dépend de la programmation, des répétitions et des horaires de la billetterie.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Tous les principaux détails extérieurs sont accessibles depuis la place ; prévoyez la visite de la salle séparément et ne la considérez pas comme une partie obligatoire de l’itinéraire.

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Où aller ensuite ?

Avancez du théâtre vers les allées et le kiosque du jardin de l'Union.

Étape 6 sur 8Ensuite : jardin de l'Union

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Guanajuato d’argent : d’Alhóndiga de Granaditas à El Pípila » — 8 étapes, 2 km, 2,5–3 h.

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