Étape 4 sur 6

Korenmarkt et église Saint-Nicolas

Korenmarkt / Sint-Niklaaskerk

La place et l’église relient la vente obligatoire du grain aux personnes qui finançaient le temple près du lieu de commerce.

18 min
Korenmarkt et église Saint-Nicolas
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À remarquer

  • La tour de l’église Saint-Nicolas
  • Le Korenmarkt contre le mur de l’église
  • Le beffroi de Gand derrière l’église

L’histoire du lieu

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Des gardes municipaux montaient la garde dans la tour centrale de l’église Saint-Nicolas ; les cloches y étaient également suspendues. Le Korenmarkt arrive au contact même du mur de l’église : au siècle dernier encore, des rangées de marchandises de grain et de semences le longeaient. Après l’achèvement du beffroi de Gand, les gardes y montèrent la garde, les cloches y furent elles aussi transférées, et le quai devant l’église disparut.

Korenmarkt signifie « marché aux grains ». Son ancien nom, Korenard, signifiait « quai aux grains » : les archéologues estiment qu’un bras de la Lys ou un canal relié au fleuve arrivait autrefois presque jusqu’ici.

Les administrateurs municipaux du Moyen Âge transformèrent cette situation avantageuse en un marché strictement contrôlé. Après le milieu du quatorzième siècle, ils attribuèrent officiellement à Gand le droit d’étape des grains. Le blé et le seigle acheminés de France par la Lys et l’Escaut devaient être mis en vente ici même. Jusqu’à un quart des grains passés par la ville était réservé aux Gantois ; le marchand qui l’achetait ne pouvait plus emmener son acquisition plus loin.

Trois stapelheren, administrateurs municipaux du droit d’étape des grains, veillaient à l’application de ces règles. Ils prélevaient des échantillons dans les cargaisons des navires, en contrôlaient la qualité et ordonnaient quelle quantité de grain devait être envoyée dans les entrepôts. Pour le batelier, cela signifiait un retard et une vente obligatoire là où Gand l’avait décidé. Pour la ville, qui comptait plus de soixante mille habitants au quatorzième siècle, c’était une réserve de blé et de seigle pour le pain et la bouillie. Pour les marchands locaux, c’était un flux de marchandises qui ne pouvait pas les contourner.

Dès le haut Moyen Âge, ces marchands réunissaient de l’argent pour leur église paroissiale. Au début du treizième siècle, ils commencèrent à construire l’édifice actuel, et les guildes financèrent leurs propres chapelles et s’engagèrent à les entretenir. C’est pourquoi l’église se trouve juste à côté du lieu de transaction, et non à l’écart.

Les marchands choisirent comme patron de leur paroisse saint Nicolas, l’évêque de Myre, en Asie Mineure, dont on sait peu de chose avec certitude. Son lien avec le grain et les transporteurs vient de la tradition. Selon elle, pendant une famine, Nicolas apparut en rêve à un batelier, lui donna trois pièces d’or et lui ordonna de livrer une cargaison de grain à Myre. À son réveil, les pièces dans la main, le batelier exauça cette demande. Grâce à des récits de ce genre, Nicolas fut vénéré comme le patron des marchands, des marins et des boulangers. Ici, son nom rappelait le métier des gens qui se trouvaient derrière le mur de l’église.

Les marchands financèrent aussi la tour centrale de l’église. Les échevins de la ville tirèrent parti de sa position : ils y installèrent au sommet des gardes municipaux et des cloches. Cette tour servit à Gand de tour de guet et de clocher jusqu’à ce que le beffroi de Gand soit achevé pour les mêmes fonctions.

Les rangées de marchands de grain restèrent sur le Korenmarkt jusqu’au vingtième siècle, et le commerce des grains et des semences ne cessa que vers la Seconde Guerre mondiale. Le quai devant l’église n’existe plus, les stapelheren ne contrôlent plus les cargaisons des navires, et les cloches de la ville ont été déplacées. Il reste deux noms : le marché aux grains et l’église Saint-Nicolas — le marché et le patron choisi par ses marchands.

Sur place

Temps sur place18 min
Point suivantLe beffroi de Gand et la halle aux Draps
Entréede l’extérieur

Korenmarkt accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; l’église ouvre selon l’horaire hebdomadaire en vigueur, entrée libre

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La place est animée : éloignez-vous donc des principaux flux de passants ; l’accès à l’église dépend des offices et des horaires en vigueur.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Gardez la tour du milieu comme repère et rejoignez le beffroi de Gand et la halle aux Draps.

Étape 4 sur 6Ensuite : Le beffroi de Gand et la halle aux Draps

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La rivière, le marché et les trois tours de Gand » — 6 étapes, environ 1,1 km, 2–2,5 heures.

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