Étape 3 sur 7

Château des comtes de Flandre

Gravensteen

Le château permettra de distinguer la forteresse du douzième siècle de l’image médiévale façonnée par des restaurateurs plus tardifs.

45 min
Le Château des comtes de Flandre, un château de pierre grise au-dessus des douves, avec son reflet dans l’eau
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’inscription au-dessus de l’arche d’entrée
  • Le donjon de pierre
  • Le mur flanqué de tourelles
  • Les portes fortifiées

L’histoire du lieu

Taille du texte

Au-dessus de l’arche d’entrée subsiste une inscription dans laquelle Philippe d’Alsace, comte de Flandre et de Vermandois, se présente comme le bâtisseur de ce château et donne la date de mille cent quatre-vingt. De là vient le nom de Château des comtes de Flandre : il s’agit des souverains de Flandre, dont la cour se trouvait sur ce terrain bien avant les murs actuels.

On y acheminait les revenus des domaines comtaux, des entrepôts s’y dressaient et des artisans y travaillaient. Pendant ce temps, les marchands de Gand s’enrichissaient grâce au travail de la laine et se faisaient construire des maisons en coûteux calcaire de Tournai. À cette époque, une maison de pierre révélait le rang de son propriétaire avant même qu’il ouvre la porte.

À son retour de croisade, Philippe ordonna de transformer l’ancienne cour comtale en une immense forteresse. Une chronique de son temps explique le dessein en termes directs : le comte voulait « brider l’orgueil des Gantois ». Un donjon s’éleva au-dessus des maisons des marchands, un mur flanqué de tourelles apparut autour de la cour, et des portes fortifiées séparèrent le terrain comtal de Sint-Veerleplein. Philippe n’avait pas l’intention d’y vivre en permanence. On installa dans le Château des comtes de Flandre ses fonctionnaires et son tribunal : le comte venait, réglait les affaires et repartait, tandis que la masse de pierre restait face à la ville dont les habitants discutaient avec lui de plus en plus d’égal à égal.

Six siècles plus tard, d’autres personnes déterminèrent l’aspect actuel du château. Lorsque le tribunal quitta le Château des comtes de Flandre, l’État vendit le complexe par lots. L’architecte Jean-Denis Brismaille acheta la première parcelle, s’installa près des portes et adapta les locaux en filatures de coton et en atelier de constructions métalliques. D’autres propriétaires bâtirent dans la cour et adossèrent des maisons d’habitation aux anciens murs. Sur les photographies du dix-neuvième siècle, des fragments isolés de la forteresse dépassent des toits des usines ; depuis la rue, ce sont surtout les portes qui rappellent clairement le château médiéval.

À la fin du siècle, les entreprises partirent vers la périphérie. On envisageait de démolir le complexe délabré et de vendre le terrain pour y construire, mais personne ne voulut acheter les parcelles. Le conseil municipal de Gand et l’État belge commencèrent à racheter, lot par lot, l’ancienne cour comtale à des propriétaires privés.

L’architecte gantois Jozef De Waele reçut pour mission de lui rendre son aspect médiéval. Il fit démonter les maisons tardives et les bâtiments d’usine, restaura les murs disparus et acheva ce dont on ne pouvait juger qu’à partir de vestiges et d’anciennes images. De Waele choisit une version romantique du château de Philippe d’Alsace. L’étage supérieur du donjon fut reconstruit ; une part importante de la silhouette actuelle apparut pendant la restauration et la reconstruction partielle menées de mille huit cent quatre-vingt-quatorze à mille neuf cent treize.

À partir de mille neuf cent sept, le public fut admis au Château des comtes de Flandre et, après l’Exposition universelle de mille neuf cent treize, il devint la principale attraction de la ville. Au-dessus de l’entrée, on peut toujours lire le nom de Philippe et la date de mille cent quatre-vingt. Derrière l’arche s’élève le donjon, dont les restaurateurs gantois ont reconstruit le sommet plus de sept siècles plus tard.

Sur place

Temps sur place45 min
Point suivantKraanlei et Maison d’Alijn
Entréesur billet

Ouvert tous les jours de 10:00 à 18:00, dernière entrée à 16:40 ; fermé les 24/12, 25/12, 31/12 et 1/1. Audioguide inclus dans le prix.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le volume et le caractère menaçant de la forteresse se perçoivent aussi de l’extérieur. La visite des pièces nécessite une visite séparée ; à l’intérieur, préparez-vous à des escaliers, des différences de niveau et des passages de pierre.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez vers le quai et suivez l’eau jusqu’à l’arche blanche de la Maison d’Alijn.

Étape 3 sur 7Ensuite : Kraanlei et Maison d’Alijn

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Château des comtes de Flandre et Patershol : le pouvoir dans le vieux Gand » — 7 étapes, environ 750 m, 2–3 h.

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