Étape 6 sur 7

Tour des Livres

Boekentoren

Ici, le débat sur la forme de la bibliothèque devient l’histoire d’une construction qui s’éternisa et du prix personnel d’un projet.

15 min
Vue extérieure de la Tour des Livres, Bibliothèque universitaire de Gand, depuis la rue Rozier.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La tour en béton
  • Les ailes basses des salles de lecture
  • Les cadres de fenêtres en acier

L’histoire du lieu

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Dans la Tour des Livres, les tables des lecteurs furent installées dans les ailes basses, tandis que le fonds principal fut élevé dans la haute tour de béton. Vingt étages sont reliés aux salles par des monte-livres ; le volume demandé arrive donc d’en haut, depuis le dépôt vertical étroit. Après la restauration, tous ces niveaux servent de nouveau de réserves, et un employé retrouve l’édition grâce au code-barres, jusqu’à l’étagère précise. Les cadres de fenêtres en acier et l’absence de flèche soulignent que cette hauteur est nécessaire au fonctionnement de la bibliothèque.

En mille neuf cent trente-trois, Henry van de Velde, âgé de soixante-dix ans, reçut la commande d’une nouvelle bibliothèque pour l’Université de Gand. L’ancien dépôt de livres se trouvait dans l’ancienne chapelle de Baudeloo : les eaux souterraines entretenaient l’humidité, la moisissure avait atteint le parquet et les étagères du bas, et les lecteurs devaient marcher loin des bâtiments universitaires. Pour le nouveau bâtiment, on choisit le sommet du mont Blandin, près du quartier d’enseignement.

Les bibliothécaires proposaient un dépôt allongé et horizontal, et commandèrent à un autre architecte un projet alternatif. Van de Velde défendit la tour. Il voulait l’installer au bout de la montée depuis la place Saint-Pierre et l’intégrer à la silhouette de Gand, à côté des trois tours médiévales. Les journaux débattaient pour savoir si un tel voisin était acceptable : soixante-quatre mètres de béton, sans flèche, horloge ni cloches.

L’architecte avait aussi besoin de hauteur pour la bibliothèque elle-même. Il laissa les salles de lecture dans les ailes basses, éleva le dépôt sur vingt étages et le relia aux salles par des monte-livres. La capacité prévue était de deux millions de volumes. Van de Velde appelait le projet « un puissant meuble à livres dressé à la verticale ». De là vient le nom de Tour des Livres.

Il comptait faire de ce bâtiment sa principale œuvre publique en Belgique et conçut tout : les cadres de fenêtres en acier, les lampes, les poignées de porte, les interrupteurs et les tables. La construction commença en mille neuf cent trente-six, mais les subventions de l’État arrivaient par petites tranches et les travaux furent divisés en marchés distincts. Les honoraires de l’architecte représentaient deux virgule cinq pour cent du coût de la construction ; après la part de l’employé administratif, l’argent restant ne suffisait plus à faire vivre son agence. Le comptable avertit van de Velde que les retards conduisaient son atelier à la ruine.

Puis la guerre commença. Les matériaux manquaient pour les finitions envisagées, et les militaires allemands installèrent un canon antiaérien au sommet. En octobre mille neuf cent quarante-deux, les lecteurs furent admis dans la bibliothèque encore inachevée. Une grande partie du mobilier conçu par van de Velde ne fut jamais fabriquée. En mille neuf cent cinquante-quatre, l’architecte, âgé de quatre-vingt-onze ans, renonça à poursuivre sa lutte contre les autorisations et confia l’achèvement du complexe à son élève Eugène Delatte. Van de Velde mourut lui-même trois ans plus tard ; le transfert des collections ne s’acheva qu’en mille neuf cent soixante.

Après la restauration, les livres et les revues occupèrent de nouveau les vingt étages. Pour trouver l’édition demandée, un employé utilise le code-barres, qui indique l’étage, la rangée, l’armoire et l’étagère. Au-dessus des salles de lecture se dresse toujours ce même meuble à livres, pour lequel van de Velde avait rejeté le projet horizontal.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantSTAM – Musée de la Ville de Gand
Entréebibliothèque en activité ; belvédère uniquement selon les horaires ou avec un guide

Chaque jour ouvrable ; les espaces de lecture et le prêt sont généralement ouverts du lun. au jeu. 08:00–20:00, ven. 08:00–17:00 ; certaines salles et semaines d’été ferment selon le calendrier. Le belvédère uniquement à des occasions spéciales ou avec un guide.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est une bibliothèque universitaire en activité, et non une tour panoramique librement accessible. Renseignez-vous à l’avance sur la possibilité d’entrer et de visiter les espaces supérieurs.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez vers l’ouest jusqu’au site de la Bijloke et entrez sur le terrain de l’ancienne abbaye.

Étape 6 sur 7Ensuite : STAM – Musée de la Ville de Gand

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le quartier des musées de Gand : du Citadelpark au site de la Bijloke » — 7 étapes, environ 2,3 km, 2–3 heures.

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