Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Bâtiments de l’abbaye
- Salle médiévale des malades
- Grande photographie aérienne de Gand
L’histoire du lieu
Le nom STAM est composé des mots néerlandais « Musée de la Ville de Gand ». L’exposition permanente retrace l’histoire de la ville à travers des cartes anciennes, des objets et une immense photographie aérienne. Elle a été installée dans l’ancienne abbaye de la Bijloke, et le choix du bâtiment est lié à une femme qui, huit siècles avant l’ouverture du musée, cherchait à établir ici une aide permanente aux malades.
Au début du treizième siècle, Ermentrude Utenhove, membre d’une riche famille gantoise de marchands de drap, donna l’une des maisons familiales près de l’église Saint-Michel pour y installer l’hôpital Sainte-Marie. On y accueillait les malades, les pauvres et les voyageurs. Ermentrude disposait de la maison privée et des revenus de sa famille ; afin que l’hôpital ne disparaisse pas après la mort des bienfaiteurs, elle en confia les biens et la gestion à des moniales cisterciennes de l’ordre monastique.
Les sœurs vivaient dans un couvent fondé par les Utenhove près de Lokeren. Pour soigner les patients, elles devaient se rendre de là à Gand, bien que la règle de l’ordre interdît aux moniales de quitter la clôture du monastère pour ce travail. Deux raisons terrestres s’ajoutèrent à la nécessité de déménager : les malades manquaient déjà de place, et les dominicains arrivés en ville comptaient établir leur couvent là où se trouvait l’hôpital.
Une solution fut trouvée en mille deux cent vingt-huit. Ferrand de Flandre céda à l’hôpital un terrain au-delà des remparts d’alors, et les responsables ecclésiastiques autorisèrent la fondation, à côté, d’une abbaye féminine distincte. Une partie des sœurs quitta Lokeren. Désormais, leur logement, les lieux de prière et les patients se trouvaient dans une même clôture : les moniales pouvaient respecter la règle et continuer les soins.
Le terrain s’appelait la Bijloke, un mot qui désignait une terre close et entourée d’une clôture. C’étaient des prairies humides près de l’ancien bras de la Lys. Entre mille deux cent cinquante et un et mille deux cent cinquante-cinq, on y construisit une grande salle d’hôpital de quarante lits ; plusieurs personnes pouvaient partager un même lit. L’organisation créée par Ermentrude lui survécut pendant sept siècles et demi. On ne cessa d’y accueillir des malades qu’en mille neuf cent quatre-vingt-deux, lorsque la clinique déménagea.
La collection historique municipale occupa les bâtiments de l’abbaye dès mille neuf cent vingt-huit, et le STAM – Musée de la Ville de Gand y ouvrit en mille neuf cent dix. Son parcours permanent traverse l’ancienne abbaye ; la salle médiévale des malades voisine est devenue une salle de concert, et le musée utilise l’ancienne partie réservée à l’infirmerie pour entreposer et conserver la collection.
Sur place
Lun/Mar/Jeu/Ven 09:00–17:00 ; Mer fermé ; Sam–Dim, jours fériés et vacances scolaires 10:00–18:00 ; fermé les 24–25 et 31 décembre, le 1 janvier.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.L’architecture du site de la Bijloke reste une part importante du récit, même sans visiter entièrement le musée. Prévoyez du temps à part pour les intérieurs et ne comptez pas sur une présentation permanente de chaque objet mentionné.
