Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Inscriptions au-dessus de l’entrée
- Inscription de pierre portant les noms des donateurs
- Autel principal
- Bâtiment voisin de la Penang Chinese Town Hall
L’histoire du lieu
Ce temple porte deux noms. Sur les panneaux de la ville, il est appelé temple Kuan Im Teng ; les habitants disent « Kuan Im Teng », le pavillon de Guanyin. Dans la tradition bouddhique, Guanyin est le bodhisattva de la compassion, auquel on s’adresse pour demander protection et délivrance du malheur. Son ancien nom officiel est temple Kuan Im Teng. Il réunit les noms du Guangdong et du Fujian, deux provinces du sud de la Chine. Ce nom raconte qui a construit le temple.
En mille huit cents, quatre cent cinquante-quatre personnes et entreprises commerciales donnèrent de l’argent pour sa construction. Certains migrants venaient du Guangdong, d’autres du Fujian ; ils parlaient des dialectes différents, restaient liés à leurs communautés d’origine et se faisaient concurrence dans le commerce. Beaucoup gagnaient leur vie grâce au transport maritime, au travail portuaire et aux boutiques. Le temple fut édifié entre les quartiers cantonais et hokkien. Aucune communauté ne l’obtint entièrement : le conseil des administrateurs comprenait des représentants des deux.
On y priait, mais on y portait aussi les différends. Pour les Chinois de George Town, le conseil du temple servait de tribunal commun et de médiateur. Dans une colonie inconnue, la salle sacrée procurait ce qu’aucune communauté d’origine ne garantissait à elle seule : un lieu où les gens de communautés différentes reconnaissaient un accord.
En mille huit cent soixante-deux, les directeurs réunirent des fonds pour une grande rénovation du temple. Les noms des donateurs sont restés sur une inscription de pierre. Plus tard, des historiens les comparèrent aux listes des participants aux émeutes de Penang de mille huit cent soixante-sept. Il apparut que, parmi les directeurs et les donateurs, figuraient des membres de sociétés secrètes ennemies. Des gens qui finançaient ensemble un même temple et siégeaient à son conseil rejoignirent des alliances opposées. Pendant dix jours, leurs partisans tirèrent et incendièrent des maisons dans les rues de George Town. Le conseil du temple Kuan Im Teng ne put les arrêter.
Après de nouveaux affrontements liés à la lutte pour les mines d’étain du Perak voisin, les marchands chinois décidèrent de répartir les responsabilités. En mille huit cent quatre-vingt-un, ils fondèrent la Penang Chinese Town Hall. Au premier conseil furent élus sept représentants du Fujian et sept du Guangdong : le même équilibre qu’on avait auparavant tenté de maintenir ici. La Town Hall reçut le règlement des affaires publiques et commerciales, tandis que le temple conserva les offices religieux.
Les chercheurs se disputent sur l’identité de celle qui occupait à l’origine la place principale à l’autel. Selon une version, il s’agissait de Mazu, protectrice des marins : les migrants la remerciaient pour la traversée de la mer de Chine méridionale. Selon une autre, Guanyin était déjà la principale divinité lors de la fondation. Aujourd’hui, toutes deux se trouvent dans la salle principale, et le nom habituel du temple s’est attaché à Guanyin.
La répartition des responsabilités se voit sans ancienne carte. À côté se dresse l’actuel bâtiment de la Penang Chinese Town Hall. Une organisation communautaire issue de l’ancien conseil du temple y est active ; ici, les gens déposent des offrandes devant Guanyin et Mazu. Quant aux administrateurs du temple Kuan Im Teng, ils sont toujours proposés par les communautés du Guangdong et du Fujian, dont les noms sont réunis au-dessus de l’entrée.
Sur place
Temple en activité. Les anciennes cartes touristiques indiquent des horaires de jour, mais les fêtes, les travaux et l’affluence liée aux rituels modifient l’accès ; vérifiez les panneaux et observez ce qui se passe sur place.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne bloquez pas l’accès aux autels et ne photographiez pas les personnes qui prient sans leur accord ; pendant une cérémonie, restez observateur.
