Étape 2 sur 8

oratoire des Buonomini di San Martino

Oratorio dei Buonomini di San Martino

Ce point change d’échelle : du verdict de la ville à l’aide apportée à une famille sans humiliation publique.

20 min
Façade de pierre d’un petit oratoire, avec une statue au-dessus de la porte, sur la Piazza San Martino.
Francesco Bini · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Fente pour les dons
  • Image de saint Martin au-dessus de l’entrée
  • Fresque avec du poulet, du vin et du tissu

L’histoire du lieu

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L’oratoire des Buonomini di San Martino occupa des locaux voisins des vestiges de l’ancienne église San Martino, où la confrérie s’était installée après avoir quitté la maison d’un cordonnier. Derrière l’étroite façade se trouvaient une chapelle et des pièces où, grâce aux dons recueillis, on soutenait des Florentins dont la pauvreté avait auparavant été cachée par leur habituelle autonomie. Au-dessus de l’entrée, saint Martin partage son manteau avec un pauvre, et les fresques intérieures montrent le travail de la confrérie : inventaire des biens, nourriture pour une femme après son accouchement, pain et vêtements. Sous la figure du saint, on voit une fente pour les pièces ; lorsque la caisse se vidait, on allumait une lampe près de la porte, sans nommer ceux qui avaient besoin d’aide.

Le vendredi, douze administrateurs et six assistants se réunissent derrière cette porte. Ils examinent les demandes d’aide et votent avec des haricots : un haricot blanc refuse le versement, un noir l’approuve. Les noms des demandeurs ne sont pas divulgués. Le petit oratoire leur sert à la fois de chapelle, de salle de réunion et de caisse de cette confrérie charitable.

Le premier février mille quatre cent quarante-deux, douze Florentins consignèrent dans leurs statuts la raison de leur union : la ville traversait une famine, et parmi les nécessiteux se trouvaient beaucoup de personnes « qui n’avaient pas l’habitude de demander l’aumône ». On les appelait les pauvres honteux. Il s’agissait de familles qui avaient auparavant vécu de leur commerce ou de leur métier et qui cachaient désormais leur besoin, par crainte de perdre leur bonne réputation avec leur argent.

Une tradition tardive attribua la création de la confrérie à Antonin Pierozzi, alors prieur du couvent dominicain San Marco et futur archevêque de Florence. Son nom ne figure pas dans les statuts fondateurs eux-mêmes. En revanche, ils énumèrent les douze premiers administrateurs et leur engagement à vie : recueillir des dons auprès de ceux qui peuvent donner, trouver eux-mêmes les familles qui cachent leur pauvreté et distribuer tout ce qu’ils reçoivent.

Au début, les douze siégeaient dans la maison de l’un d’eux, un cordonnier. En mille quatre cent quatre-vingt-deux, ils s’installèrent ici et achetèrent les locaux voisins des vestiges de l’ancienne église San Martino. Cette même année, le nom de Filippo di Baldo apparut plusieurs fois dans les livres de dépenses de la confrérie.

Filippo était orfèvre et fabricant de mécanismes scéniques pour des représentations religieuses. On lui confiait la surveillance des biens d’une autre confrérie ; autrefois, il avait fièrement déclaré au collecteur d’impôts qu’il avait mieux réussi que son père tailleur, qui ne possédait presque rien. Puis ses gains ne suffirent plus. La raison de cette inscription n’est pas indiquée. Les livres consignent le résultat : pour la seule année mille quatre cent quatre-vingt-deux, les Buonomini aidèrent Filippo au moins six fois, poursuivirent les versements l’année suivante et le reconnurent de nouveau comme nécessiteux en mille quatre cent quatre-vingt-quatre. Une aide à son fils malade est enregistrée séparément. On ignore si l’artisan réussit finalement à sortir de la pauvreté. Une chose est connue : sa famille fut soutenue pendant plusieurs années, sans obliger Filippo à demander l’aumône dans la rue.

Ce sont précisément ces douze administrateurs qu’on appela les Buonomini, les bons hommes. Ils choisirent saint Martin comme patron. Selon la vie chrétienne du saint, Martin était un soldat romain et coupa son manteau pour en donner la moitié à un pauvre dévêtu. À l’intérieur, cet épisode est peint au-dessus de l’autel, et les autres fresques montrent les activités de la confrérie : un administrateur inventorie les biens d’une famille appauvrie, deux hommes apportent à une femme après son accouchement du poulet, du vin et du tissu, et d’autres nécessiteux reçoivent du pain et des vêtements. L’ancienne dédicace de l’église et le saint choisi par la confrérie coïncidaient ; le nom devint donc aussi une adresse : Buonomini di San Martino.

Sur la façade, une fente pour les dons subsiste sous l’image du saint. Lorsqu’il ne restait plus d’argent dans la caisse, on plaçait une petite lampe près de la porte. La tradition locale y rattache l’expression toscane « arriver au bout de la chandelle » : ne plus avoir presque aucun moyen. La lampe annonçait à la ville que la caisse était vide ; les noms de ceux pour qui on l’allumait restaient derrière la porte fermée.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantCasa di Dante
Entréeaccès libre

Lun.-jeu. 10:30-12:30 et 14:30-17:00 ; ven.-sam. 10:30-12:30 ; dim. fermé.

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Les lieux sont très petits et continuent de servir à la confrérie. Entrez en silence, ne bloquez pas le passage et ne photographiez pas les personnes ou les réunions sans autorisation.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Parcourez un court pâté de maisons jusqu’à la maison de pierre portant le nom de Dante au-dessus de l’entrée.

Étape 2 sur 8Ensuite : Casa di Dante

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Dante et la mémoire urbaine : du Bargello à Santa Croce » — 8 étapes, ≈0,9 km, 2–3 heures.

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