Étape 5 sur 8

piazza della Signoria

Piazza della Signoria

La place permettra de voir comment la confiance de la foule se transformait en force politique et disparaissait en une seule journée.

15 min
Le Palazzo Vecchio et l’espace ouvert de la piazza della Signoria.
Francesco Bini · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La plaque circulaire de granit rouge
  • La fontaine de Neptune
  • La façade du Palazzo Vecchio

L’histoire du lieu

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La piazza della Signoria porte le nom de la Seigneurie de Florence, le collège suprême de la république florentine. Les responsables élus des corporations de la ville s’installaient pour deux mois au Palazzo Vecchio : ils y siégeaient et gouvernaient la ville. Devant sa façade, ils proclamaient les décisions et rassemblaient les habitants pour les cérémonies. La municipalité de Florence travaille toujours dans ce palais.

Une plaque circulaire de granit rouge, devant la fontaine de Neptune, marque l’endroit où le corps de Girolamo Savonarola fut brûlé. Un an avant son exécution, ses partisans allumaient eux-mêmes des bûchers sur cette place. Entre ces deux feux se situe la chute d’un homme dont la position dépendait de la confiance de la foule.

La place porte le nom de la Seigneurie de Florence, le collège suprême de la république florentine. Les responsables élus des corporations de la ville siégeaient dans l’actuel Palazzo Vecchio, changeaient tous les deux mois et, pendant leur mandat, habitaient le palais. Devant sa façade, ils proclamaient les décisions, rassemblaient les habitants, organisaient des cérémonies et des exécutions publiques. La municipalité de Florence se trouve encore aujourd’hui dans le bâtiment.

Girolamo Savonarola était un moine dominicain et le prieur du couvent San Marco. Il voulait transformer Florence en une république chrétienne stricte, qu’il appelait la Nouvelle Jérusalem. Il n’occupait aucune fonction au sein de la Seigneurie de Florence. Sa position reposait sur ses sermons et sur la conviction des habitants qu’il était capable de prédire les calamités.

Après l’expulsion des Médicis en mille quatre cent quatre-vingt-quatorze, Girolamo Savonarola participa à la réorganisation de la république. À son instigation, on introduisit des peines contre les jeux d’argent et ce que le prédicateur considérait comme de la débauche. Des groupes de ses jeunes partisans surveillaient les vêtements, les bijoux et le comportement des Florentins. Le sept février mille quatre cent quatre-vingt-dix-sept, ils empilèrent sur la piazza della Signoria des miroirs, des cartes à jouer, des instruments de musique, des livres, des tableaux et des vêtements coûteux. Tous ces objets furent déclarés objets de vanité et brûlés devant une foule immense.

Entre-temps, le pape Alexandre VI, qui cherchait à obtenir la soumission du prédicateur, lui interdit de prêcher, puis l’excommunia. La ville elle aussi était menacée : le pape pouvait imposer un interdit, c’est-à-dire interdire les offices religieux à tous les Florentins. Les marchands, qui dépendaient de relations d’affaires hors de la république, le redoutaient particulièrement. Le dix-sept mars mille quatre cent quatre-vingt-dix-huit, la Seigneurie de Florence exigea que Girolamo Savonarola cesse de prêcher.

On décida de porter le différend là où la république avait l’habitude de traiter ses affaires les plus importantes. Le prédicateur franciscain Francesco di Puglia, qui souhaitait réfuter Girolamo Savonarola, proposa à ses défenseurs de traverser le feu. Le plus proche associé de Girolamo Savonarola, le dominicain Domenico da Pescia, accepta le défi : s’il sortait des flammes indemne, cela devait confirmer que son maître avait raison.

La Seigneurie de Florence approuva les règles de l’épreuve, et un notaire consigna l’objet du différend. Le sept avril, on prépara sur la place deux longs tas de bois et on laissa entre eux un passage étroit. Une foule se rassembla, attendant un miracle. Pendant des heures, les participants se disputèrent sur les conditions, les vêtements et la croix que Domenico comptait porter avec lui. Aucun des moines n’entra jamais dans le feu ; le mauvais temps mit finalement fin à l’épreuve qui s’éternisait.

Il était formellement impossible de désigner un perdant. Mais c’est de Girolamo Savonarola qu’on attendait le miracle, et c’est à lui que revint la déception. Le lendemain, des adversaires armés du prédicateur attaquèrent le couvent San Marco. La Seigneurie de Florence donna à Girolamo Savonarola sept heures pour quitter le territoire florentin et éviter d’être déclaré rebelle. Il resta. Après un combat de plusieurs heures, il fut arrêté avec Domenico et un autre associé.

Girolamo Savonarola fut détenu et interrogé au Palazzo Vecchio. Sous la torture, on lui arracha l’aveu que ses prophéties étaient mensongères. Le vingt-deux mai, les trois moines furent reconnus hérétiques et schismatiques. Le lendemain, ils furent conduits du palais vers la place, pendus, puis leurs corps furent brûlés. Les cendres furent jetées dans l’Arno afin que les partisans ne puissent pas recueillir les restes comme des reliques.

Il n’y a pas de tombe ici. Une plaque circulaire devant Neptune marque l’emplacement de l’échafaud. Chaque année, le vingt-trois mai, on y dépose des fleurs.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantLoggia des Lanzi
Entréeaccès libre

La place est toujours accessible ; le Palazzo Vecchio, la tour et les salles du musée suivent les horaires distincts des musées municipaux et peuvent être partiellement fermés en raison d’événements, de la chaleur ou de la météo.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Commencez par la vue d’ensemble depuis le bord de la place, puis approchez-vous des repères individuels. Ne vous attardez pas devant l’entrée du palais et regardez attentivement où vous mettez les pieds dans la foule.

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Où aller ensuite ?

Allez à la loggia aux sculptures sous les arcades.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Florence entre la cathédrale Santa Maria del Fiore et le Ponte Vecchio : argent et pouvoir » — 8 étapes, environ 1,3 km, 2–2,5 heures.

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