Étape 7 sur 9

église de Canongate et cimetière de Canongate

Canongate Kirk and Kirkyard

La façade et la tombe racontent deux histoires de retour : celui d’une paroisse dans sa propre église, et celui d’un poète à son nom.

20 min
église de Canongate et cimetière de Canongate
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Portes rouges
  • Armoiries avec écusson central
  • Plaque portant le nom de Thomas Moodie
  • Pierre tombale de Robert Fergusson

L’histoire du lieu

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Le nom de Canongate rappelle la route qui allait des portes de la ville aux possessions des augustins de Holyrood. Ici, les portes rouges donnent accès à l’église de l’Église d’Écosse, et un ancien cimetière paroissial l’entoure. En Écosse, « kirk » désigne une église, et « kirkyard », son cimetière. Sur la façade de pierre subsistent des armoiries avec un petit écusson au milieu et une plaque portant le nom de l’homme dont l’argent servit à la construction.

À l’été mille six cent quatre-vingt-sept, le roi Jacques VII ordonna aux habitants de Canongate de libérer leur église paroissiale. La communauté ne possédait alors aucun bâtiment : après la Réforme écossaise, les paroissiens de l’Église d’Écosse priaient dans la nef de l’abbaye médiévale de Holyrood, au bas de la rue. Jacques, roi catholique, rétablit l’ordre du Chardon, l’ordre chevaleresque royal d’Écosse, et réserva cette même nef à sa chapelle. Les paroissiens furent temporairement transférés dans l’église de Lady Yester.

Canongate était alors un bourg distinct, aux portes d’Édimbourg. Son nom signifie « route des chanoines » : elle reliait les portes de la ville aux possessions des augustins de l’abbaye de Holyrood. La communauté expulsée avait donc besoin d’une nouvelle église précisément dans cette rue.

Les paroissiens trouvèrent l’argent dans un testament que la ville n’avait pas exécuté pendant presque quarante ans. Thomas Moodie, enrichi par le commerce et trésorier de la ville, avait dès mille six cent quarante-neuf légué une somme importante pour construire une église à Édimbourg. Les habitants de Canongate obtinrent que Jacques affecte ce fonds au remplacement du bâtiment qui leur avait été retiré. Un terrain fut acheté du côté nord de la rue, et la construction de l’église actuelle commença en mille six cent quatre-vingt-huit.

Jacques ne vécut pas assez longtemps pour assister à son ouverture. Cette même année, il fut renversé et Guillaume d’Orange reçut la couronne. Les bâtisseurs préparaient les armoiries de Jacques pour la façade, mais après le changement de roi, ils placèrent en leur centre l’écusson de la maison de Nassau, les transformant ainsi en armoiries de Guillaume. Plus bas, ils conservèrent les armoiries de Moodie et une plaque portant son nom. Les acteurs de toute cette histoire subsistent sur une seule façade : le roi qui expulsa la paroisse, son successeur et le marchand dont l’ancien testament paya le nouveau bâtiment. Derrière les portes rouges, la paroisse de l’Église d’Écosse se réunit encore aujourd’hui ; « kirk » signifie d’ailleurs église en écossais.

Avec le terrain destiné au bâtiment, on acheta aussi la parcelle qui l’entoure. Dès la fin des années mille six cent quatre-vingt, on y enterrait les paroissiens : c’est ainsi qu’apparut le cimetière de Canongate, le cimetière attenant à l’église.

En mille sept cent soixante-quatorze, on y enterra Robert Fergusson, jeune poète qui écrivait sur Édimbourg en langue scots. Après la mort de son père, il quitta l’université et gagna sa vie en recopiant des documents judiciaires. La maladie le priva de ce travail ; après un grave trouble et une chute, il fut placé contre son gré dans un établissement municipal pour pauvres malades mentaux. Fergusson y mourut à vingt-quatre ans, et sa famille l’enterra dans le cimetière de Canongate sans pierre tombale.

Treize ans plus tard, Robert Burns, poète qui considérait Fergusson comme son prédécesseur, retrouva la tombe. Voyant la terre nue, Burns écrivit aux administrateurs de l’église et du cimetière, demanda l’autorisation de poser une pierre simple, composa l’inscription et paya les travaux. La pierre tombale fut installée en mille sept cent quatre-vingt-neuf. Elle fut réparée plus tard, mais la pierre commandée par Burns est restée du côté ouest du cimetière de Canongate. Près de la porte, Fergusson est représenté marchant, un livre à la main ; derrière la grille se dresse la pierre tombale grâce à laquelle son nom est revenu sur sa propre tombe.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantParlement écossais depuis 1999 et Queensberry House
Entréeaccès libre

En été, l’église est généralement ouverte en semaine de 11:00 à 16:00, le samedi et le dimanche après l’office ; hors saison, l’accès dépend des bénévoles. Le cimetière, point extérieur, se découvre aussi sans entrer dans le bâtiment.

Vérifié : 15 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Parlez doucement dans le cimetière et restez sur les chemins ; une partie des inscriptions est effacée et certaines attributions restent contestées.

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Où aller ensuite ?

Descendez vers les façades modernes du Parlement et le vieux manoir qui se trouve parmi elles.

Étape 7 sur 9Ensuite : Parlement écossais depuis 1999 et Queensberry House

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Royal Mile : le pouvoir, du château à Holyrood » — 9 étapes, environ 2,4 km, 2,5-3,5 heures.

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