Étape 8 sur 9

Parlement écossais depuis 1999 et Queensberry House

Scottish Parliament and Queensberry House

Le voisinage d’un ancien hôtel particulier et du nouveau Parlement relie la dernière session d’une institution au travail d’une autre.

20 min
Parlement écossais depuis 1999 et Queensberry House
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À remarquer

  • Queensberry House
  • Façades contemporaines du Parlement
  • Mur de pierre le long de Canongate
  • Entrée du côté de Horse Wynd

L’histoire du lieu

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Le mur de pierre le long de Canongate sépare de la rue l’ancien hôtel particulier urbain, entouré des façades contemporaines du Parlement. Après le départ des propriétaires, l’hôtel particulier fut loué, puis ses pièces abritèrent successivement des casernes, un hôpital militaire, un refuge pour les pauvres et un hôpital pour personnes âgées. Aujourd’hui, le cabinet du président du Parlement se trouve dans l’ancienne demeure, tandis qu’à côté les députés adoptent des lois sur les questions transférées à l’Écosse.

La partie la plus ancienne du complexe parlementaire est Queensberry House. Son nom est resté celui de la famille Douglas. En mille six cent quatre-vingt-six, William Douglas, premier duc de Queensberry, acheta cet hôtel particulier comme résidence à Édimbourg. Son fils, James Douglas, deuxième duc de Queensberry, le lia au Parlement.

À l’automne mille sept cent six, James se préparait à remplir la mission confiée par la reine Anne. Elle le nomma lord-haut-commissaire, son représentant personnel auprès du Parlement écossais avant 1707, à chambre unique. Le commissaire devait obtenir l’union avec l’Angleterre. Les deux pays avaient déjà le même roi, mais demeuraient des États, des lois et des parlements distincts. Il était désormais proposé de créer la Grande-Bretagne, avec un parlement unique à Westminster.

Queensberry House devint la base urbaine du commissaire. James l’agrandit, y aménagea une enfilade de salles de réception et, avant la session décisive, ordonna d’y faire venir le mobilier de sa maison de Londres. Sa famille, de nombreux domestiques et des alliés politiques s’installèrent dans l’hôtel particulier. Le duc devait entraîner les hommes avec lui, alors que des pétitions contre l’union arrivaient de toute l’Écosse au Parlement et que les adversaires du traité se rassemblaient devant Parliament House.

Queensberry cherchait à obtenir des voix par des discours, des nominations, des titres honorifiques, des pensions et le paiement d’anciennes dettes. Pour les marchands écossais, l’union promettait l’accès aux marchés coloniaux anglais ; pour les participants ruinés de la Compagnie du Darién, le remboursement de leurs pertes. Les adversaires répondaient qu’en perdant son parlement distinct, le pays perdrait la possibilité de décider lui-même de telles questions.

Le seize janvier mille sept cent sept, les partisans de la reine obtinrent la majorité. Queensberry toucha le texte de l’acte avec le sceptre royal : c’est ainsi que le monarque approuvait les décisions du Parlement écossais avant 1707. Le vingt-cinq mars, le duc en clôtura la dernière session. Le premier mai, l’Angleterre et l’Écosse formèrent la Grande-Bretagne, et les représentants écossais partirent siéger à Westminster.

Pour Queensberry lui-même, ce succès se transforma en récompense et en départ. Il reçut une pension annuelle de trois mille livres, un siège au Conseil privé britannique et le nouveau titre de duc de Douvres. À Édimbourg, on le considérait comme l’homme qui avait vendu le Parlement. La famille quitta la ville et, dès mille sept cent douze, l’immense hôtel particulier était loué. Plus tard, il abrita des casernes, un hôpital militaire, un refuge pour les pauvres et un hôpital pour personnes âgées.

En mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit, le ministre chargé de l’Écosse Donald Dewar choisit un terrain près de Holyrood pour le nouveau Parlement : le centre-ville et le lien historique avec les anciennes institutions l’avaient attiré. Queensberry House fut préservée et intégrée au complexe, ouvert en deux mille quatre. Aujourd’hui, les députés y adoptent des lois sur les questions transférées à l’Écosse et contrôlent le travail du gouvernement écossais. Le cabinet du président qui dirige les séances se trouve dans la maison de la famille dont le chef avait clos la dernière session de l’ancien Parlement écossais avant 1707.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantpalais de Holyrood et Abbey Strand
Entréeaccès libre

Lun., ven. et sam. 10:00-17:00, dernière entrée 16:30 ; mar.–jeu. 09:00-18:30, dernière entrée 18:00. La visite libre est gratuite, les visites guidées sont gratuites, mais il vaut mieux réserver à l’avance.

Vérifié : 15 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le complexe est remarquable de l’extérieur ; l’entrée au Parlement demande du temps supplémentaire pour les règles d’accès et le contrôle de sécurité.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez Horse Wynd vers les portes du palais de Holyrood.

Étape 8 sur 9Ensuite : palais de Holyrood et Abbey Strand

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Royal Mile : le pouvoir, du château à Holyrood » — 9 étapes, environ 2,4 km, 2,5-3,5 heures.

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