Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La tour au-dessus du passage
- Les initiales de Bellenden
- Les grilles aux fenêtres
- La cellule voûtée
L’histoire du lieu
Sous l’étroite tour et derrière les grilles des fenêtres basses, on détenait autrefois des personnes arrêtées, tandis que Canongate se gouvernait lui-même aux étages supérieurs. Ce bourg autonome vivait séparément d’Édimbourg, avec son propre conseil, son tribunal et ses taxes. Sous un même toit, on examinait les affaires, on scellait les décisions du sceau municipal et on enfermait ceux que le tribunal envoyait en bas ; les prisonniers devaient payer eux-mêmes leur nourriture ou attendre l’aide de leur famille. La cellule voûtée à la base de la tour garde la mémoire de cette partie basse et non libre du bâtiment.
En mille six cent cinquante-quatre, plusieurs prisonniers de guerre écossais déchirèrent des couvertures et des draps en longues bandes. Des soldats d’Oliver Cromwell les détenaient ici : après la défaite de l’armée écossaise, les troupes de la République anglaise occupèrent le pays et enfermèrent les prisonniers dans la prison municipale de Canongate. Les bandes de tissu furent nouées entre elles et leur permirent de s’échapper par une fenêtre. La garde ne parvint pas à les arrêter. Les noms des évadés et leur destin ultérieur sont inconnus, mais l’évasion elle-même réussit.
La prison se trouvait ici parce que Canongate ne faisait pas encore partie d’Édimbourg. C’était un bourg distinct, c’est-à-dire une petite ville autonome au-delà des murs de la ville. Son nom signifiait « route des chanoines » : les frères de l’abbaye de Holyrood l’empruntaient pour se rendre à Édimbourg. Canongate avait ses propres conseillers, juges, taxes et détenus.
En mille cinq cent quatre-vingt-onze, Sir Lewis Bellenden, principal responsable judiciaire d’Écosse et seigneur féodal du bourg, construisit pour eux l’actuel Tolbooth de Canongate. En Écosse, ce nom désignait le bâtiment où siégeait le conseil municipal, où l’on examinait les affaires, percevait les paiements et détenait les personnes arrêtées. La salle du conseil et le tribunal se trouvaient à l’étage, la prison dans la partie basse. Les prisonniers n’étaient pas automatiquement pris en charge : le geôlier recevait une rémunération pour leur entretien et achetait les provisions, tandis qu’une personne sans argent ni aide de sa famille devait demander une allocation distincte pour la nourriture.
Au-dessus du passage sous la tour subsistent les trois initiales de Bellenden et une inscription traduite : « Lieu du sceau du bourg. À la patrie et à la postérité. » Le sceau confirmait les décisions prises dans ces pièces ; la clé du geôlier retenait ceux qu’on envoyait ici.
En mille huit cent cinquante-six, Édimbourg annexa Canongate, et le conseil municipal distinct disparut. Le bâtiment abrite aujourd’hui un musée de l’histoire des habitants. À la base de la tour subsiste une cellule voûtée, les fenêtres ont conservé leurs grilles, et une cellule de prison a été reconstituée à l’intérieur. Les couvertures devenues chemin vers l’extérieur n’ont pas survécu.
Sur place
La façade est accessible en permanence ; le People’s Story Museum est généralement ouvert tous les jours de 10:00 à 17:00, dernière entrée à 16:30, mais de brèves fermetures imprévues sont possibles.
Vérifié : 15 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Les principaux détails se lisent bien depuis le côté opposé de la rue ; traversez seulement à un endroit approprié.
