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Lawnmarket : Gladstone’s Land et Lady Stair’s Close

Lawnmarket, Gladstone’s Land and Lady Stair’s Close

Cet arrêt montrera le vieil Édimbourg comme un marché immobilier, où les finitions coûteuses relevaient d’un calcul commercial.

20 min
Lawnmarket : Gladstone’s Land et Lady Stair’s Close
Kim Traynor · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’étroit passage sous la maison
  • Les arcades commerciales de pierre
  • Les pignons supérieurs
  • Les initiales des propriétaires

L’histoire du lieu

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Les arcades de pierre le long de Lawnmarket menaient autrefois à des boutiques, et au-dessus s’élevait un immeuble à plusieurs étages, appelé land en écossais. On construisait une telle maison au ras de la rue : on y vendait des étoffes coûteuses et il ne restait presque plus de terrain libre dans le vieil Édimbourg. Une taverne était installée au sous-sol, les pièces du dessus étaient louées à des habitants, et les propriétaires occupaient l’étage supérieur. Lorsque les habitants aisés gagnèrent la Nouvelle Ville, les grands appartements furent ici divisés en petits, mais la maison resta un immeuble de rapport.

Un étroit passage sous la maison mène de Lawnmarket à la cour de Lady Stair’s Close. Dans le vieil Édimbourg, un « close » est un passage menant aux maisons situées au fond de la parcelle. Et Stair est ici un titre familial, non l’indication d’un escalier. Elizabeth Dundas, veuve du premier comte de Stair, acquit en mille sept cent dix-neuf la maison de ses ancêtres, qui se trouvait dans la cour, et y vécut jusqu’à sa mort. Auparavant, le passage portait le nom de sa grand-mère, Lady Grey, qui était restée ici après la mort de son mari. Le nom de la propriétaire plus tardive supplanta le précédent. Le Writers’ Museum se trouve aujourd’hui dans sa maison.

Le haut corps de bâtiment voisin, au bord même de la rue, porte lui aussi le nom de son propriétaire, mais il fut construit dans une perspective de revenu. En mille six cent dix-sept, le marchand Thomas Gladstones et sa femme Bessie Cunningham achetèrent un ancien immeuble d’habitation dans l’intention de louer ses locaux. Le mot écossais « land » désignait une parcelle comprenant un tel immeuble de rapport à plusieurs étages. Le nom du propriétaire s’établit plus tard sous la forme Gladstone : d’où le nom actuel, Gladstone’s Land.

L’adresse avait été bien choisie. À Lawnmarket, on vendait des étoffes et d’autres marchandises coûteuses, tandis qu’il ne restait presque plus de terrain libre dans la Vieille Ville. Thomas et Bessie vivaient à l’étage supérieur, mais l’intérêt principal de l’achat résidait dans les boutiques, la taverne au sous-sol et les appartements destinés aux locataires. Pour obtenir davantage de locaux, les époux avancèrent la façade jusqu’à la rue. Des arcades de pierre abritant des commerces apparurent au rez-de-chaussée, et de nouvelles pièces furent aménagées au-dessus.

Thomas avait besoin de locataires aisés, capables de payer pour une meilleure adresse et de meilleures finitions. C’est pourquoi, en mille six cent vingt, il commanda pour trois pièces à louer des plafonds en bois peints de fleurs, d’oiseaux et d’animaux. Le calcul s’avéra payant : des marchands, un ecclésiastique, un noble et un fonctionnaire municipal y louaient leur logement. Jusqu’à la fin du dix-huitième siècle, la maison conserva des propriétaires et des locataires aisés.

Lorsque les citadins aisés s’installèrent dans la Nouvelle Ville, construite au nord, les appartements coûteux de Lawnmarket perdirent leur clientèle d’autrefois. Les pièces furent divisées en espaces plus exigus, les habitants devinrent plus pauvres, mais la maison continua d’être louée. Au début du vingtième siècle, les autorités municipales déclarèrent une partie des locaux impropre à l’habitation et destinèrent le bâtiment à la démolition.

En mille neuf cent trente-quatre, le National Trust for Scotland le racheta et entreprit des réparations. Sous l’enduit plus tardif, les restaurateurs découvrirent les trois plafonds par lesquels Thomas avait autrefois attiré de riches locataires. Ils sont désormais visibles à l’intérieur, et les initiales de Thomas Gladstones et de Bessie Cunningham subsistent sur les pierres des pignons supérieurs : les signatures des époux sur la maison qu’ils avaient l’intention de louer.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantéglise Saint-Gilles
Entréede l’extérieur

La rue et le close sont accessibles en permanence comme espace urbain ; Gladstone’s Land et le Writers’ Museum sont généralement ouverts en journée, mais il n’est pas nécessaire d’entrer pour cet arrêt. Vérifiez les horaires le jour de votre promenade.

Vérifié : 15 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’histoire de la maison se comprend depuis la rue ; prévoyez la visite des espaces de Gladstone’s Land comme une visite distincte.

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Où aller ensuite ?

Descendez vers la grande église qui se dresse au milieu de la rue.

Étape 2 sur 9Ensuite : église Saint-Gilles

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Royal Mile : le pouvoir, du château à Holyrood » — 9 étapes, environ 2,4 km, 2,5-3,5 heures.

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