Étape 1 sur 7

Waterloo Place et Regent Bridge

Waterloo Place & Regent Bridge

Vous comprendrez ici le prix que l’initiative privée a payé pour créer une entrée directe à l’est du centre-ville.

15 min
Un pont de pierre à arches et colonnes doriques enjambe une rue ; derrière lui apparaît le versant verdoyant de Calton Hill.
Kim Traynor · CC BY-SA 2.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’arche de pierre au-dessus de Calton Road
  • Le panneau nord portant l’inscription
  • Les hauts murs de soutènement
  • Les parties séparées du cimetière

L’histoire du lieu

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Waterloo Place se trouve au-dessus de l’ancienne dépression du Low Calton : en bas, Calton Road passe à travers une arche de pierre, tandis que la chaussée en haut prolonge une rue de la ville. Autrefois, cette excavation coupait le trajet de Princes Street vers la route de l’est menant à Berwick-upon-Tweed et à l’Angleterre ; le pont relia le centre aux nouveaux quartiers et à l’accès de la prison située sur le versant. Pour créer ce tracé, une partie de l’ancien cimetière des artisans de Calton fut déplacée, et les tombes restantes se retrouvèrent de part et d’autre de la route, derrière de hauts murs de soutènement.

Le dix-neuf septembre mille huit cent quinze, John Marjoribanks se tenait au-dessus du profond Low Calton, lors de la pose de la première pierre d’un nouveau pont. Son mandat de lord-prévôt — le chef élu d’Édimbourg — touchait à sa fin. Avant d’entrer au conseil municipal, Marjoribanks avait été copropriétaire d’une banque ; il risquait désormais son propre argent pour faire passer une route là où une tentative précédente avait échoué à cause des coûts.

Princes Street aboutissait alors à une dépression au pied de Calton Hill. Au-delà commençait un accès difficile à la route de l’est, qui menait à travers Berwick-upon-Tweed vers l’Angleterre. Une nouvelle prison devait être construite sur le versant, mais elle aussi avait besoin d’un accès convenable. Le premier mars mille huit cent quatorze, Marjoribanks présenta aux magistrats municipaux un projet : jeter un pont au-dessus de la dépression, prolonger Princes Street et, par un seul ouvrage, ouvrir l’accès à la prison, aux nouveaux quartiers et à la route de Londres. L’ingénieur Robert Stevenson confirma que le projet était réalisable.

Marjoribanks dut négocier avec la Society of Incorporated Trades of Calton. Les artisans possédaient un ancien cimetière, que la rue projetée traversait directement. Ils acceptèrent de céder le terrain après que la ville eut promis un autre site, une compensation financière et un nouveau bâtiment de réunion en remplacement de celui qui devait être démoli. Pendant les travaux de terrassement, les dépouilles furent transportées au New Calton Burial Ground dans des chariots recouverts de draps funéraires blancs. La partie conservée de l’ancien cimetière fut coupée en deux par la route ; cela explique les hauts murs de soutènement et le groupe séparé de tombes de l’autre côté de Waterloo Place.

Des contemporains écrivirent que, pour les travaux, Marjoribanks avait fait une grave brèche dans sa fortune personnelle, comptant récupérer plus tard les sommes investies. Il ne reçut pas le bénéfice espéré. En revanche, en mille huit cent dix-neuf, le pont ouvrit un accès direct au centre-ville. L’arche de pierre est restée en contrebas, au-dessus de Calton Road ; depuis le niveau de la chaussée de Waterloo Place, il est donc facile de ne pas remarquer que la voie passe au-dessus de l’ancienne dépression.

Les deux noms apparurent durant les années où, à la place du gravement malade George III, la Grande-Bretagne était gouvernée par son fils, le prince-régent George, futur George IV. Son titre est resté dans le nom de Regent Bridge. Waterloo Place fut nommé en mémoire de la victoire des armées britanniques et alliées sur Napoléon à Waterloo, le dix-huit juin mille huit cent quinze.

Marjoribanks fut aussi lié à ce nom. Lorsque la nouvelle de la victoire arriva à Londres, il s’y trouvait comme député et loua une voiture rapide afin d’apporter la nouvelle à Édimbourg le plus vite possible. Le panneau de pierre au nord du pont porte l’inscription : « Commencé en la mémorable année mille huit cent quinze ». Au-dessous figurent les noms du lord-prévôt John Marjoribanks et de l’architecte Archibald Elliot ; sous le panneau, Calton Road passe toujours à travers l’arche, et au-dessus se trouve la rue qui reçut son nom de la nouvelle que Marjoribanks envoya à la ville.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantMonument national d'Écosse
Entréede l’extérieur

Ouvert jour et nuit

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez le pont et les cimetières depuis les trottoirs ordinaires ; il n’est pas nécessaire de descendre sous la chaussée ni d’entrer parmi les tombes pour comprendre cet arrêt.

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Où aller ensuite ?

Longez le versant sud et montez jusqu’au portique ouvert.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Au-dessus d'Édimbourg : Calton Hill, Holyrood et Salisbury Crags » — 7 étapes, 4 km, 3 heures.

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