Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Tour octogonale
- Escalier extérieur
- Galerie de lanterne
- Bastion à contreforts
L’histoire du lieu
Le feu blanc du phare se répétait toutes les deux minutes et était reconnaissable à quatorze milles marins. Des lentilles à échelons recueillaient la lumière de la lampe et la dirigeaient vers l’horizon depuis une hauteur de près de dix-huit mètres. Sur le mur nord de la forteresse subsistent ses éléments de pierre : un ancien bastion à contreforts, un escalier extérieur, une tour octogonale et une galerie de lanterne. La première tour à cet emplacement a disparu, mais le phare est toujours en service, bien que son dispositif lumineux ait été changé.
En mille huit cent cinquante, le vice-roi du Caucase Mikhaïl Vorontsov ordonna d’installer un phare à Derbent. Des bateaux à vapeur transportant le courrier et les passagers naviguaient déjà le long de la côte occidentale de la mer Caspienne, le commerce avec la Perse se développait, et les capitaines avaient besoin d’un repère fiable à l’approche du port. Ils transportaient des personnes, du courrier et des marchandises ; une erreur dans l’identification des feux de la ville mettait en danger le navire et tous ceux qui se trouvaient à bord.
Le capitaine de flotte Savinichev, chargé du projet, choisit une section nord-est du mur de la forteresse. Un ancien bastion offrait une fondation de pierre déjà prête sur une hauteur, bien que la mer fût à environ un kilomètre d’ici. Le premier mai mille huit cent cinquante-trois, le nouveau feu fut allumé pour toute la saison de navigation, du crépuscule du soir à celui du matin.
Cinq lampes éclairaient à environ dix milles marins. Pour que les capitaines ne confondent pas le phare avec les feux de la ville et un autre phare du littoral, une lampe distincte fut installée environ trois mètres et demi au-dessous de la lanterne principale. Son feu n’était projeté que vers la mer, à travers une fenêtre de la tour.
Le calcul se révéla tout de même malheureux. Les marins se plaignaient de la faiblesse du feu. Les maisons et la forteresse se dressaient plus haut que la première tour ; leurs fenêtres servaient donc parfois de repères plus visibles que le phare construit exprès. Savinichev parvint à donner à Derbent un feu de signalisation, mais les capitaines devaient encore le deviner parmi les lumières de la ville.
Treize ans plus tard, le service des phares remplaça l’ancienne tour par une tour de pierre, octogonale et haute de près de dix-huit mètres. Le feu fut élevé, et des artisans installèrent un système de lentilles à échelons qui recueillait la lumière de la lampe et la dirigeait vers l’horizon. Le feu blanc fixe donnait désormais un éclat toutes les deux minutes et était visible à quatorze milles marins. Les capitaines disposaient d’un signal reconnaissable à son propre rythme.
La première tour de Savinichev n’a pas été conservée. Sur le mur nord se dresse sa remplaçante de pierre : un bastion à contreforts, un escalier extérieur, une tour octogonale et une galerie de lanterne. Le dispositif lumineux a été changé depuis, mais le phare est toujours en service. La tour blanche sur une maçonnerie ancienne répond aux plaintes des marins, pour qui la lumière de la ville s’était un jour révélée plus visible que celle du phare.
Sur place
Visite uniquement depuis la rue accessible au public ; il n’y a pas d’accès touristique à l’intérieur.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Le phare est en service : observez-le depuis la rue accessible au public, n’entrez pas sur le territoire de service et ne comptez pas pouvoir monter à l’intérieur.
