Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Réservoir à degrés
- Puits vertical
- Galeries couvertes à arcades
- Pavillon et mosquée
L’histoire du lieu
Des galeries couvertes à arcades longent le réservoir à degrés, et un puits vertical a été aménagé à côté. Ensemble, ils recueillaient l’eau de la nappe phréatique : lorsque son niveau était élevé, elle entrait dans le bassin ; lorsqu’il était bas, on y accédait par les marches. L’ensemble comportait des lieux de repos, une petite mosquée et un pavillon ; le même décor de ces constructions permet aux chercheurs de les rattacher à un seul commanditaire. Désormais, l’eau nettoyée d’ici sert à arroser les jardins du parc archéologique de Mehrauli.
À la fin du dix-neuvième siècle ou au début du vingtième, un groupe de maçons s’installa ici. Ils gagnaient leur vie en construisant des murs ; dans la région, de tels artisans étaient appelés raj mistris. À cette époque, des gens venus de villages proches ou lointains s’installaient à Mehrauli, et les anciennes constructions abandonnées leur fournissaient un abri tout prêt. Les maçons occupèrent les pièces attenantes à la baoli et la mosquée vide.
Ils choisirent ce complexe pour son eau. Une baoli est un réservoir à degrés relié à un puits vertical ordinaire. Lorsque la nappe phréatique montait, l’eau entrait dans le bassin ; lorsqu’elle descendait, on y accédait par les marches. Des galeries couvertes et de petites pièces longeaient le réservoir. On pouvait y vivre, puiser de l’eau pour boire et cuisiner, puis partir gagner sa vie.
Les noms de ces maçons ne sont pas parvenus dans les sources. Leur séjour fut bref et leur destin ultérieur est inconnu. En revanche, le métier des habitants donna au complexe son nom actuel : Rajon ki Baoli signifie « la baoli des maçons ». Ce nom n’a aucun lien avec les rajahs ni avec les rois.
Les maçons arrivèrent eux-mêmes ici environ quatre siècles après la construction. Une inscription sur le pavillon indique qu’il fut érigé en mille cinq cent six par Khan Daulat, fils de Khwaja Muhammad, courtisan du sultan Sikandar Lodi. À proprement parler, l’inscription date le pavillon, et non l’ensemble du puits. Toutefois, le même décor de la baoli, de la mosquée et du tombeau permet aux chercheurs de rattacher tout l’ensemble à un seul commanditaire. Les hommes de Daulat aménagèrent l’accès à la nappe phréatique, des lieux de repos abrités et une petite mosquée : c’est précisément cette organisation qui permit plus tard aux artisans de transformer le complexe abandonné en habitation.
Au début du vingt et unième siècle, l’eau était remontée presque jusqu’aux marches supérieures, mais elle était polluée ; les canaux étaient obstrués par du limon, des déchets et des gravats. Lors de la restauration, l’architecte paysagiste Mohan Rao s’efforça de rétablir le dispositif hydraulique lui-même. Les restaurateurs détournèrent les eaux usées, nettoyèrent le puits et laissèrent entre les anciennes pierres des interstices par lesquels la pluie s’infiltre dans le sol. En mai deux mille vingt-cinq, la baoli rouvrit, et son eau commença à être utilisée pour arroser les jardins du parc archéologique de Mehrauli.
Les maçons ne sont plus là. Il reste d’eux le mot « Rajon », et l’eau pour laquelle ils s’étaient installés parmi ces arcades va désormais dans les jardins de Mehrauli.
Sur place
Delhi Tourism indique pour le parc archéologique de Mehrauli 05:00-18:00 tous les jours ; la descente dans la baoli dépend de l’état des marches et de l’eau.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne descendez que par les marches sèches accessibles, restez à l’écart du bord de l’eau et renoncez à descendre après la pluie ou s’il y a des déchets dans l’escalier.
