Étape 5 sur 8

place de Tibériade

Plaza de Tiberíades y monumento a Maimónides

Le monument aide à relier l’exil de Cordoue à la réponse d’un érudit aux conversions forcées.

15 min
Maïmonide en bronze assis sur un piédestal, sur la blanche place de Tibériade.
Michael Gaylard · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Figure de bronze avec un livre
  • Chaussures polies
  • Bloc de pierre en forme de pierre tombale
  • Inscription sur le piédestal

L’histoire du lieu

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Le nom de la place est venu ici de Galilée : selon la tradition juive, la tombe vénérée de l’érudit cordouan se trouve à Tibériade, bien qu’aucun témoignage du transfert de ses restes n’ait été conservé. Ce lien lointain a été ici assemblé littéralement : le nom de la ville est resté sur le mur, et la figure de bronze avec un livre a été représentée assise sur un bloc de pierre semblable à une pierre tombale. Les murs alentours ne révèlent aucune maison à laquelle sa vie pourrait être liée avec certitude : le lieu exact de sa naissance à Cordoue est inconnu. La place conserve le souvenir de la ville où il est né, non d’une adresse attestée.

Les chaussures de la figure de bronze brillent particulièrement. Les visiteurs les touchent sans cesse : selon une croyance locale, cela permettrait de recevoir une part de la sagesse de Maïmonide ou de s’assurer un retour à Cordoue. Le reste du bronze a eu le temps de foncer, tandis que les chaussures sont polies par les mains.

Le sept juin mille neuf cent soixante-quatre, on inaugura ici l’œuvre d’Amadeo Ruiz Olmos, le sculpteur chargé de marquer le sept cent soixantième anniversaire de la mort de l’érudit cordouan. Il représenta Maïmonide assis, un livre à la main, sur un bloc de pierre figurant une pierre tombale. L’inscription du piédestal le désigne comme théologien, philosophe et médecin, né à Cordoue en mille cent trente-cinq et mort au Caire en mille deux cent quatre.

La première date est aujourd’hui considérée comme dépassée : des documents provenant du dépôt cairote de manuscrits juifs indiquent l’année mille cent trente-huit. La maison exacte de Maïmonide à Cordoue est également inconnue. La place signale la ville où il est né, mais aucun des murs qui l’entourent n’est attesté comme étant un mur de sa demeure.

Moïse ben Maïmon, appelé Maïmonide en Europe, grandit dans une famille de juges juifs. Son père lui enseigna l’interprétation de la loi religieuse et le préparait à la même fonction. En mille cent quarante-huit, les Almohades, une dynastie nord-africaine, s’emparèrent de Cordoue ; ils exigeaient des chrétiens et des juifs qu’ils se convertissent à l’islam, quittent leurs terres ou meurent. La famille choisit de partir. Les historiens débattent pour savoir si elle partit immédiatement et si ses membres durent se faire passer temporairement pour des musulmans. Une conséquence est certaine : Maïmonide ne revint plus à Cordoue.

À Fès, il rencontra des personnes qui avaient fait, sous la menace de mort, ce que ses proches redoutaient aussi : elles avaient prononcé la profession de foi islamique tout en continuant à observer secrètement les commandements juifs. Un rabbin déclara ces personnes apostates. Maïmonide répondit par l’« Épître sur la persécution ». Il autorisait à sauver sa vie par la reconnaissance formelle d’une autre foi, à préserver les commandements encore praticables et, à la première occasion, à partir là où il était possible de vivre ouvertement. La contrainte, écrivait-il, ne privait pas une personne de sa place dans la communauté juive. L’auteur lui-même suivit ce conseil : il quitta les possessions des Almohades et finit par s’établir en Égypte, où il devint médecin et chef de la communauté juive.

Maïmonide mourut à Fostat, dans le vieux Caire. Selon la tradition juive, ses restes furent ensuite transportés à Tibériade, ville de Galilée ; aucun témoignage contemporain de sa mort sur ce transfert n’a été conservé, mais la tombe vénérée se trouve bien là. C’est pourquoi la place de Cordoue reçut le nom de Tibériade, et le sculpteur représenta Maïmonide assis sur l’image d’une lointaine pierre tombale.

Sur le mur de la place est resté le nom de la ville de son lieu d’inhumation présumé, sous la figure de bronze se trouve l’image d’une tombe, et sur les chaussures, des taches claires laissées par les mains.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantSynagogue de Cordoue
Entréeaccès libre

La place publique ouverte est accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Arrêtez-vous un instant et laissez libre l’espace étroit autour du monument.

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Où aller ensuite ?

Faites quelques pas depuis la figure de bronze jusqu’à la porte de la synagogue voisine.

Étape 5 sur 8Ensuite : Synagogue de Cordoue

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Cordoue des califes et des rois : du pont à l’Alcázar » — 8 étapes, 2,2 km, 3 h 30 min.

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