Étape 5 sur 8

Marina City

Marina City

Le complexe permettra d’examiner le débat sur la possibilité que l’argent des travailleurs puisse à la fois sauver le centre-ville et leur rapporter des revenus.

15 min
Les tours de Marina City au-dessus de la rivière Chicago.
Diego Delso · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Les deux tours rondes
  • Les étages de garages ouverts
  • Les balcons semi-circulaires
  • La marina au bord de l’eau

L’histoire du lieu

Taille du texte

La partie basse des deux tours rondes est ouverte au vent et à la rivière : dix-neuf niveaux sont occupés par le stationnement, et au-dessus, les balcons des étages résidentiels s’étendent en anneau. On a réuni ici des logements, des bureaux, des magasins, un théâtre, des lieux de loisirs et un quai pour bateaux sur la rive. Les quarante étages d’appartements furent conçus pour que la voiture reste à proximité et que le travail comme les affaires du quotidien n’exigent pas de longs trajets. Après l’ouverture, une partie des habitants travaillait dans le complexe, et la majorité allait travailler à pied.

Le dix-sept décembre mille neuf cent cinquante-neuf, William McFetridge est arrivé sur cette rive avec un chèque de deux cent cinquante mille dollars et un crampon de rail. Le chèque constituait le premier versement pour le terrain, et le crampon indiquait que la voie ferrée qui passait ici serait retirée pour laisser place au chantier. Le syndicat a versé deux millions et demi de dollars à la compagnie ferroviaire pour le plus grand terrain vacant du centre de Chicago.

McFetridge dirigeait le Building Service Employees International Union. Ses membres gagnaient leur vie en nettoyant des gratte-ciel, en assurant l’entretien des ascenseurs et en lavant les vitres. Dans les années cinquante, les citadins aisés s’installaient en banlieue ; à la suite des habitants et des entreprises, les emplois quittaient eux aussi le centre-ville. McFetridge proposa d’investir les fonds de pension et d’assurance du syndicat dans des logements destinés à la classe moyenne, tout près du Loop. Les appartements étaient destinés à des locataires ordinaires, leurs revenus devaient alimenter les fonds du syndicat, et un centre-ville habité devait préserver les emplois de ses membres.

Le promoteur Charles Swibel devait rendre ce montage rentable. L’architecte Bertrand Goldberg devait imaginer ce qui persuaderait une personne disposant d’une maison de banlieue de revenir vivre au centre-ville. Goldberg réunit sur un même terrain des logements, des bureaux, un théâtre, des magasins, des lieux de loisirs, des garages automobiles et un quai pour bateaux. Dans chaque tour, les dix-neuf étages inférieurs furent réservés aux voitures, et au-dessus furent aménagés quarante étages d’appartements avec balcons individuels. La voiture restait à proximité, on pouvait aller travailler à pied, et les services du quotidien se trouvaient dans le même complexe. Après l’ouverture, huit pour cent des habitants travaillaient directement ici, et environ quatre-vingts pour cent pouvaient se rendre au travail à pied.

Mais le calcul de McFetridge suscita une controverse au sein même du syndicat. Les nouveaux appartements se révélèrent trop chers pour beaucoup de personnes dont l’épargne avait financé le projet. David Sullivan, qui remplaça McFetridge à la présidence, estimait que le syndicat ne devait tout simplement pas s’occuper d’immobilier. McFetridge cherchait à obtenir de nouveaux investissements afin d’achever l’ensemble du projet ; ses adversaires voulaient retirer l’argent du syndicat.

En juillet mille neuf cent soixante-quatre, Sullivan obtint ce qu’il voulait. La société de Swibel acheta le contrôle de Marina City, reprit la dette hypothécaire et reçut les deux tiers du projet. La section de Chicago de McFetridge conserva temporairement un tiers, mais Swibel le racheta plus tard lui aussi. McFetridge quitta peu après ses fonctions syndicales. Le syndicat ne construisit plus le réseau de complexes semblables dans d’autres villes américaines qu’il avait imaginé.

Même le nom actuel est né d’un différend entre les participants au projet. Goldberg préférait le nom de « River City ». D’après le souvenir du fils de Swibel, Sina Swibel, l’épouse du promoteur, insista pour « Marina City » : le projet comprenait déjà une marina pour bateaux. Au bord même de l’eau, le quai est resté ; au-dessus se dressent les étages ouverts des garages, et plus haut encore les appartements pour lesquels McFetridge apporta ici le chèque du syndicat et le crampon de rail.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivanttheMART
Entréede l’extérieur

Observation extérieure tous les jours ; les zones résidentielles et intérieures sont privées.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Les étages résidentiels sont fermés aux visiteurs de passage, mais le projet se comprend bien depuis l’extérieur. Ne vous attardez pas près des entrées automobiles.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez les tours rondes derrière vous et dirigez-vous vers l’ouest, vers la longue façade de theMART.

Étape 5 sur 8Ensuite : theMART

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Chicago au fil de la rivière : ponts, tours et Loop » — 8 étapes, 3.4 km, 2 h 30 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade