Étape 3 sur 8

Chicago Bee Building

Ici, on voit ce qui reste d’un journal lorsque sa rédaction et presque toutes ses archives ont disparu.

15 min
Chicago Bee Building, aujourd’hui une succursale de bibliothèque à Bronzeville.
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À remarquer

  • Les engrenages en terre cuite de la façade
  • L’enseigne de la bibliothèque « Chicago Bee »

L’histoire du lieu

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Les engrenages en terre cuite de la façade révèlent l’ancienne fonction de l’immeuble : on prévoyait d’y réunir la rédaction d’un hebdomadaire et son imprimerie. Plus tard, ces locaux devinrent l’adresse de repli de l’entreprise de cosmétiques et des autres affaires qui avaient survécu de leur propriétaire. Après une longue période d’abandon, l’immeuble fut préservé alors que l’on avait déjà commencé à retirer des éléments de la façade. Il abrite maintenant une succursale de Chicago Public Library, et l’enseigne conserve le nom du journal, Chicago Bee.

À l’automne mille neuf cent vingt-neuf, Anthony Overton signa des contrats de construction d’environ deux cent mille dollars. Il avait tiré son capital de produits cosmétiques destinés aux acheteurs noirs ; désormais, l’éditeur investissait cet argent dans son propre immeuble pour le journal Chicago Bee — littéralement « l’abeille de Chicago ». L’hebdomadaire faisait la publicité des produits d’Overton et rivalisait pour les lecteurs avec le Chicago Defender, journal bien plus influent.

Auparavant, les employés du Bee travaillaient dans l’immeuble d’Overton, un peu plus au nord, tandis que l’imprimerie occupait un local distinct plus au sud. Overton voulait les réunir sous un même toit. Il n’interrompit pas les travaux, même après le début de la Grande Dépression, et, en mille neuf cent trente et un, la rédaction s’installa ici. Les engrenages du décor en terre cuite de la façade rappelaient les machines d’imprimerie pour lesquelles ce nouveau siège avait été conçu.

Alors que l’immeuble était encore en construction, le rédacteur théâtral James Gentry proposa le nom de Bronzeville, déjà évoqué au cours de la visite. En mille neuf cent trente, il parut pour la première fois dans les pages du Bee, dans la publicité d’un concours intitulé « Mayor of Bronzeville ». Il s’agissait d’un titre honorifique destiné à un habitant notable du quartier, et non d’une fonction municipale. Overton finança cette campagne publicitaire dans le journal, espérant attirer des lecteurs, mais le concours ne rencontra aucun succès.

Deux ans plus tard, Gentry quitta la rédaction, qui travaillait déjà dans cet immeuble, et emporta son idée chez le concurrent. Robert Abbott, l’éditeur du Chicago Defender, chargea son spécialiste de la promotion, Charles Browning, de remanier le concours. Celui-ci y fit participer des entrepreneurs et des professionnels connus de Bronzeville ; l’élection du maire honorifique devint la deuxième campagne publicitaire la plus rentable du Defender. Avec le concours, le nom du quartier se répandit aussi. Gentry obtint ce qu’il voulait auprès d’un autre éditeur, tandis que le Bee perdit le projet imaginé par l’un de ses employés.

Pour Overton aussi, le nouvel immeuble produisit un résultat différent de celui qu’il espérait. Après la faillite de Douglass National Bank, survenue peu après le déménagement du journal, l’entrepreneur dut vendre son ancien immeuble commercial et transférer ici son entreprise de cosmétiques ainsi que les autres affaires qui avaient survécu. Les locaux conçus pour un hebdomadaire en plein essor devinrent l’adresse de repli de l’ensemble de ses activités.

Overton mourut en mille neuf cent quarante-six. Ses fils poursuivirent brièvement la publication du Bee, mais fermèrent le journal l’année suivante ; une grande partie des archives de la rédaction fut vendue comme papier de récupération. L’entreprise de cosmétiques resta ici jusqu’en mille neuf cent quatre-vingt-trois. L’immeuble fut ensuite déserté, et des voleurs commencèrent à retirer des éléments en terre cuite de la façade.

Des défenseurs locaux du patrimoine bâti obtinrent la préservation de l’immeuble, la ville l’acheta et, en mai mille neuf cent quatre-vingt-seize, une succursale de Chicago Public Library y ouvrit. Elle conserva le nom du journal : Chicago Bee. C’est précisément le nom de cet hebdomadaire, dont une grande partie des archives a été perdue, qui figure maintenant sur l’enseigne de la bibliothèque.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantWabash Avenue YMCA
Entréede l’extérieur

La succursale Chicago Bee a des horaires limités ; vérifiez ceux de la CPL avant d’entrer.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La façade est accessible à l’observation libre ; vérifiez séparément s’il est possible d’entrer dans les locaux en activité.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Quittez State Street pour rejoindre les portes rouges sur Wabash Avenue.

Étape 3 sur 8Ensuite : Wabash Avenue YMCA

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Bronzeville : le centre d’affaires et de la vie publique du Chicago noir » — 8 étapes, environ 4,2 km, environ 2,5-3 heures.

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