Étape 4 sur 6

marché Gukje

Gukje Market / 국제시장

Les rangées commerciales montreront comment des personnes sans travail ni relations antérieurs se sont réinstallées à Busan.

10 min
marché Gukje
Christophe95 · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Rangées commerciales à deux étages
  • Bâtiments « A » et « B »
  • Larges passages entre les rangées
  • Rues commerciales ininterrompues

L’histoire du lieu

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Le commerce ici ne tient pas dans une seule place couverte : il s’étire le long de rues continues, où des bâtiments à deux étages se succèdent rangée après rangée. Le marché Gukje officiel est divisé en six sections, et les bâtiments A et B forment son bâti principal. De larges passages ont été laissés entre les rangées ; au-delà, les enseignes de Sinchang, Changseon et Bupyeong prolongent le même labyrinthe commercial, si bien que la limite du marché Gukje proprement dit se dissout presque.

Durant les derniers mois de la domination japonaise, il n’y avait pas de rangées commerciales à l’emplacement du marché. Les militaires ordonnèrent de démolir les maisons en bois qui se trouvaient ici : des bandes vides le long des rues devaient arrêter le feu si l’aviation américaine bombardait le centre de Busan. Aucun raid ne toucha ce quartier, et le terrain déblayé resta en l’état.

Après la capitulation du Japon, des Coréens qui vivaient auparavant outre-mer commencèrent à revenir à Busan. Beaucoup arrivèrent sans travail ni logement. Sur le terrain vague, ils étalaient des marchandises laissées par les Japonais qui partaient et des objets provenant d’usines japonaises qui fermaient. Les grands lots étaient vendus en bloc, sans tri ; pour ce commerce, on surnomma le lieu le marché Dottegi.

En mai mille neuf cent quarante-six, les commerçants créèrent une coopérative autogérée. Ils avaient besoin d’un marché permanent où un étal ne pourrait pas être perdu après un nouvel ordre ou le dégagement d’une rue. Deux ans plus tard, ils installèrent douze pavillons en bois comptant mille deux cents boutiques et les appelèrent le marché de la Liberté. En mai mille neuf cent cinquante, le nom actuel, marché Gukje, c’est-à-dire « international », s’imposa. Il décrivait l’origine des marchandises : à côté des produits coréens, on vendait des produits américains et japonais.

La guerre de Corée multiplia plusieurs fois le nombre de vendeurs. Les réfugiés se mirent au commerce, car un étal ne nécessitait ni usine, ni terrain, ni relations antérieures. En février mille neuf cent cinquante-deux, on comptait ici environ mille cent cinquante boutiques permanentes et plus de deux mille étals illégaux. Parmi les vendeurs de rue et les colporteurs, presque tous étaient des réfugiés. Entre leurs mains, du matériel de l’armée américaine, des fournitures humanitaires et des marchandises arrivées par le port se répartissaient ensuite dans le reste du pays.

Le soir du trente janvier mille neuf cent cinquante-trois, une lampe à pétrole fut renversée dans une taverne de la rue Sinchang-dong. L’incendie détruisit le marché et les quartiers voisins : environ mille six cents constructions brûlèrent, et huit mille cinq cent dix-huit personnes furent recensées comme sinistrées. Avec leurs boutiques, les commerçants perdirent leurs marchandises, souvent achetées avec de l’argent emprunté.

Quarante-huit dirigeants de la coopérative du marché et de grands commerçants créèrent un comité de reconstruction. Ils financèrent eux-mêmes les travaux. Les personnes auxquelles l’incendie avait déjà enlevé leur stock de marchandises empruntaient à taux élevé et vendaient leurs biens domestiques afin d’obtenir un nouvel emplacement. Le dix-sept juillet, le marché fut reconstruit, les passages furent élargis et les rangées commerciales furent pour la première fois aménagées sur deux étages.

Les douze pavillons en bois du marché de la Liberté ne sont plus ici : ils ont brûlé dans cet incendie. Officiellement, le marché Gukje actuel se compose de six sections commerciales, avec les bâtiments à deux étages « A » et « B ». Dans l’usage courant, le même nom désigne aussi les marchés voisins de Sinchang, Changseon et Bupyeong ; il est donc presque impossible de distinguer la limite du marché Gukje parmi les rues commerciales ininterrompues.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantBIFF Square
EntréeEnviron 7 minutes à pied depuis la station Jagalchi, sortie 7

Habituellement 09:00–20:00, selon les boutiques ; le portail « Visit Korea » indique des jours de fermeture le premier et le troisième dimanche du mois.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne gênez pas le commerce et demandez avant de photographier des personnes ou des marchandises en gros plan. Pour le récit, il suffit de parcourir les rangées accessibles au public.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Allez vers le sud depuis les rangées du marché et, après avoir traversé, cherchez les empreintes de mains dans le pavage.

Étape 4 sur 6Ensuite : BIFF Square

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Nampo : le vieux port et les marchés de Busan » — 6 étapes, environ 2,1 km, 2–2,5 heures.

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