Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Le pavillon octogonal
- Quatre stèles de pierre
- La stèle au talisman gravé
- Les arbres sur le versant
L’histoire du lieu
Le nom de Yongdusan se traduit par « montagne de la tête de dragon » : cette basse crête était comparée à une tête de dragon tournée vers la mer. Un parc fut aménagé ici dès mille neuf cent seize, autour d’un sanctuaire shinto de la communauté japonaise de Busan. Après la libération de la Corée, le sanctuaire brûla, puis la guerre commença — et cette hauteur urbaine près du port et des marchés devint un endroit où l’on pouvait installer un logement sans disposer ni de terrain ni d’argent.
Aux Quarante Marches, les familles séparées se cherchaient. Sur les pentes de Yongdusan, beaucoup d’entre elles essayaient de poursuivre leur vie. Les réfugiés construisaient des cabanes serrées les unes contre les autres, jusqu’au sommet. Ils assemblaient les murs avec des planches et du carton épais, et couvraient les toits de boîtes de conserve aplaties. Ils gagnaient leur vie comme porteurs au port, journaliers ou vendeurs de rue dans les rues près du marché Gukje. En hiver, les pièces étaient chauffées avec des briquettes de charbon. Ce qui permettait de survivre au froid rendait tout le versant vulnérable à une seule étincelle tombée.
À l’aube du dix décembre mille neuf cent cinquante-quatre, un incendie éclata dans le logement d’un marchand de vêtements : l’incendie avait été provoqué par une briquette de charbon. Entre les constructions serrées les unes contre les autres, les flammes se propageaient plus vite que les gens ne pouvaient emporter leurs affaires. Quatre cent trente-cinq cabanes et des centaines de bâtiments voisins brûlèrent. Quatre personnes moururent, et environ six mille se retrouvèrent sans abri.
Seize jours plus tard, une autre partie du quartier prit feu. Une bougie allumée avait été laissée au deuxième étage d’une des cabanes. Le second incendie détruisit encore deux cent quatre-vingt-dix-huit maisons ; une personne mourut, et mille quatre cent vingt habitants se retrouvèrent de nouveau sans logement. À la fin décembre, il ne restait presque rien du quartier qui couvrait Yongdusan jusqu’au sommet. Les vieux pins qui faisaient autrefois la renommée de la montagne avaient eux aussi brûlé.
Les constructions d’habitation ne furent pas reconstruites ici. Au printemps mille neuf cent cinquante-cinq, on commença à planter des arbres sur le versant calciné et à réaménager le parc. Ainsi, l’actuel espace vert n’est pas apparu là où la ville avait préservé un coin libre, mais là où deux incendies de décembre avaient détruit tout un quartier résidentiel.
Derrière le pavillon octogonal, parmi les buissons, se dressent quatre anciennes stèles. L’une d’elles fut érigée dès janvier mille neuf cent cinquante-cinq par des membres de la Société civile de prière pour la protection contre les calamités de l’eau et du feu, avec le soutien du gouverneur et du maire. Sur la pierre furent gravés un talisman et une invocation au dieu de l’eau. Yongdusan fut choisi précisément pour cela : le nom de la montagne contenait déjà un dragon lié à l’eau, et les habitants venaient de voir deux fois le feu parcourir tout le versant.
Cette pierre est appelée la stèle de l’esprit de Yongdusan. Derrière elle poussent des arbres plantés après les incendies. Sur les photographies prises avant décembre mille neuf cent cinquante-quatre, les toits se serrent du pied jusqu’au sommet ; dans le parc actuel, il n’en reste pas un seul.
Sur place
Le parc est ouvert toute l’année et gratuit ; les horaires de la tour de Busan sont distincts et dépendent de la météo et de l’exploitant.
Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne cherchez pas de baraquements conservés ni de temple : le sens de cette étape réside dans le paysage actuel, qui s’est développé après leur disparition.
