Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Camélias le long de la route d’entrée
- Cimes des pins maritimes
- Versant rocheux de l’ancienne île
L’histoire du lieu
La route vers l’île de Dongbaekseom passe là où l’on s’attend à voir un détroit. Il n’y en a plus depuis environ cinq mille ans. Le ruisseau Chuncheon apportait du mont Jangsan du sable, de l’argile et des galets ; les dépôts ont peu à peu formé un cordon entre la côte et une élévation rocheuse séparée. Les géographes appellent cette forme une île reliée au continent par une flèche de sable. C’est pourquoi la terminaison « som », qui signifie « île », est ici plus juste qu’il n’y paraît : la route a été tracée sur un dépôt ancien, et non sur un pont ou une digue modernes.
La première partie du nom, « dongbaek », signifie camélia. Autrefois, ces arbres étaient si nombreux qu’ils ont donné leur nom à toute l’élévation. Une légende s’est conservée : en hiver et au printemps, les fleurs tombées formaient une couche d’environ dix centimètres, que les passants et leurs chevaux enfonçaient dans le sol. Aujourd’hui, les cimes des pins maritimes se remarquent davantage au-dessus des pentes. En bas, les camélias sont concurrencés par le sasyrepi, un arbuste à feuillage persistant, surtout là où les jardiniers n’éclaircissent pas les fourrés.
En deux mille dix-neuf, le décalage était devenu trop évident : l’île aux camélias accueillait les visiteurs avec des pins. Les responsables de Haeundae-gu ont invité Yang On-bo, créateur âgé de soixante-dix-sept ans d’un grand jardin de camélias à Jeju. Pendant deux heures, il a examiné les arbres et expliqué aux fonctionnaires que les camélias étaient plantés trop serrés, souffraient de ravageurs et perdaient face aux espèces voisines ; les feuilles d’une partie des arbres jaunissaient déjà par manque de magnésium. La restauration exigeait un éclaircissage, des traitements et de nouvelles plantations.
La Busan Bank locale a proposé de financer les arbres et les travaux à hauteur d’un milliard de wons. Les jardiniers municipaux ont réservé un hectare près de l’entrée de l’île pour la nouvelle forêt. En décembre, ils y avaient planté mille deux cents camélias sasanqua ornementaux — une autre espèce de camélia — et cinquante-sept camélias du Japon. Par la même occasion, les spécialistes ont recensé pour la première fois tous les arbres de l’île de Dongbaekseom : vingt et un mille quatre-vingt-six spécimens de vingt-cinq espèces. Ils ont compté six mille sept cent quatre-vingts camélias du Japon, trois mille neuf cents camélias sasanqua et deux mille six cents pins maritimes.
Les camélias le long de la route d’entrée sont apparus ici lors de cette plantation. Sous eux se trouve le cordon de sable apporté par le ruisseau Chuncheon, et au-delà commence la partie rocheuse de l’ancienne île.
Sur place
Accès vingt-quatre heures sur vingt-quatre, entrée libre
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Restez sur les chemins aménagés et ne cherchez pas l’ancien rivage parmi la végétation : la transformation de l’île s’est faite progressivement et n’a laissé aucune limite nette unique.
