Étape 4 sur 7

Cabildo

Cabildo de Buenos Aires

D’ici, le conseil municipal organisa la défense qui transforma les quartiers autour de la place en système de lignes fortifiées.

20 min
Cabildo
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Cinq arches de la façade
  • Façade coloniale
  • Arcades du bâtiment
  • Cellule de prison

L’histoire du lieu

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Les cinq arches de la façade sont les vestiges d’un bâtiment beaucoup plus long : il y en avait autrefois onze. Derrière ces arcades siégeait le seul organe de la ville dont les membres étaient élus à Buenos Aires même, même si seuls les propriétaires reconnus avaient le droit de vote. On y surveillait l’approvisionnement et l’ordre, on y traitait les affaires judiciaires et on y maintenait une prison ; le musée montre aujourd’hui une des cellules. La façade retrouva son aspect colonial lors de la reconstruction de mille neuf cent quarante.

Près de la place se dresse le Cabildo — le bâtiment où siégeait le conseil municipal. Le deux juillet mille huit cent sept, le vice-roi par intérim Santiago de Liniers perdit face aux Britanniques une bataille aux abords de Buenos Aires. Français de naissance et officier de marine au service de l’Espagne, il tenta d’arrêter l’avancée en rase campagne. Son détachement fut dispersé, et l’armée du général John Whitelocke se dirigea vers le centre-ville.

Martín de Álzaga, riche commerçant et alcalde principal, chef élu du Cabildo, refusa de discuter la capitulation. Il n’avait pas de carrière militaire : Álzaga devait sa position et sa fortune au commerce. Désormais, en cas de défaite, il aurait à répondre devant l’armée d’occupation en tant qu’homme ayant organisé la résistance.

Cabildo désignait à la fois le conseil municipal et le bâtiment où ce conseil siégeait. C’était le seul organe local dont les membres étaient élus à Buenos Aires même. Les électeurs étaient loin d’être tous les habitants : seuls les « voisins » à part entière — propriétaires jouissant d’une position reconnue — étaient considérés comme électeurs. Le conseil surveillait l’approvisionnement et l’ordre, traitait les affaires judiciaires ; une prison se trouvait dans le même bâtiment. Álzaga pouvait donc disposer des réserves de la ville, rassembler des hommes et transformer les rues en lignes défensives.

Un an auparavant, les Britanniques avaient déjà pris Buenos Aires. Le vice-roi Rafael de Sobremonte, nommé depuis l’Espagne, quitta la ville avec le trésor, que les envahisseurs interceptèrent malgré tout. Liniers rassembla des troupes à Montevideo et reprit la capitale. Puis une séance publique dans ce Cabildo exigea que le commandement militaire soit confié à Liniers à la place de Sobremonte. On commença à former des régiments de volontaires, car la flotte britannique restait sur le Río de la Plata et l’on s’attendait à une seconde attaque.

Lorsqu’elle survint et que la défense en rase campagne de Liniers s’effondra, Álzaga rassembla des hommes et des armes près du Cabildo. Il ordonna d’aménager une tranchée fortifiée à chaque angle des voies d’accès à la place. Des canons et des tireurs furent placés derrière les barricades, et des combattants furent aussi postés sur les toits et aux fenêtres. Liniers, revenu avec mille soldats, adopta ce plan.

Le cinq juillet, Whitelocke fit entrer treize colonnes distinctes dans la ville. Chacune devait atteindre la place principale par sa propre rue. Ici, les Britanniques durent avancer à travers des carrefours bloqués, sous le feu des maisons. Liniers dirigea la dernière phase du combat depuis les arcades du Cabildo. Les colonnes perdaient des hommes et le contact les unes avec les autres ; plusieurs durent déposer les armes sans s’être rejointes sur la place.

Le sept juillet, Whitelocke signa la capitulation. Son armée s’engagea à évacuer Buenos Aires en deux jours, et Montevideo, occupé par les Britanniques, en deux mois. À Londres, un tribunal militaire jugea le général et le raya du service. Liniers conserva la fonction de vice-roi, et la décision du commerçant Álzaga de mener le combat à l’intérieur des pâtés de maisons s’avéra plus forte que l’offensive d’une armée régulière.

Le bâtiment était alors presque deux fois plus long : la façade comptait onze arches. Plus tard, trois arches furent retirées pour l’avenue de Mai et trois autres pour Diagonal Sur ; l’aspect colonial actuel fut rendu à la façade lors de la reconstruction de mille neuf cent quarante. À l’intérieur, le musée présente la salle des séances et une des cellules de prison. Des onze arches vers lesquelles convergeaient les colonnes de Whitelocke, il en reste cinq devant la place.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantAvenue de Mai
Entréeà l’extérieur ; musée selon les horaires

Musée du Cabildo : mer–dim 10:30–17:40 ; lun–mar fermé ; vérifiez séparément les jours spéciaux et les jours fériés.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

De l’extérieur, on distingue bien la façade raccourcie. N’entrez au musée qu’après avoir vérifié les horaires en vigueur ; à l’intérieur, ne manquez pas les pièces liées à la prison si elles sont ouvertes aux visiteurs.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Passez derrière le Cabildo et placez-vous au début de l’avenue rectiligne.

Étape 4 sur 7Ensuite : Avenue de Mai

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le pouvoir à Buenos Aires : de la place de Mai au palais du Congrès de la Nation argentine » — 7 étapes, environ 2,8 km, 3–3,5 heures.

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