Étape 3 sur 6

Fundación Proa : l’art face au pont

Fundación Proa

Cette étape reliera l’art contemporain à une construction portuaire qui, pendant deux soirées, devint un espace d’exposition.

15 min
Façade vitrée de la Fundación Proa sur Pedro de Mendoza.
Fundación PROA · Public domain; cropped/resized for app
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0 sur 6 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La façade italienne blanche
  • Les surfaces vitrées latérales
  • Le vieux pont transbordeur
  • La terrasse au-dessus du fleuve

L’histoire du lieu

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L’ancienne façade italienne est restée au milieu du bâtiment, et des murs de verre se sont élevés de part et d’autre. À l’intérieur fonctionnent quatre salles, un auditorium et une librairie ; le café installé sur la terrasse donne sur le fleuve et sur la ferme de fer immobile du vieux pont. Il n’y a pas ici de collection permanente : les œuvres arrivent pour quelques mois, puis les espaces sont libérés pour une autre exposition. En espagnol, « Proa » désigne la proue d’un navire, avec laquelle il pénètre dans une eau inconnue.

En mille neuf cent quatre-vingt-seize, la galeriste et commissaire Adriana Rosenberg conçut le projet d’ouvrir un centre d’art contemporain de niveau international. Le financement était assuré par le groupe industriel privé Techint. Mais Rosenberg choisit non pas le nord de Buenos Aires, où se trouvaient alors les galeries habituelles, mais La Boca : un quartier où le public des expositions se rendait à contrecœur et où des inondations survenaient encore.

À l’angle près de la rue Caminito se dressait une maison italienne de mille huit cent quatre-vingt-quinze. Rosenberg chargea le cabinet milanais Caruso-Torricella de l’adapter à des expositions temporaires : il fallait des salles capables d’accueillir des œuvres venues de grandes collections étrangères. La première exposition présentée ici fut une rétrospective de l’artiste mexicain Rufino Tamayo. Rosenberg se mit ensuite à faire venir à La Boca des expositions que l’on n’avait encore jamais vues en Argentine, et à les accompagner de conférences, de catalogues et d’ateliers destinés aux écoles du quartier. Elle devait à la fois convaincre les musées internationaux de confier des œuvres à la fondation et le public de la capitale de venir chercher l’art au sud de la ville.

Au bout de dix ans, l’équipe comptait déjà plus de cinquante expositions à son actif. Rosenberg décida de célébrer cet anniversaire dehors, sur le vieux Puente Transbordador Nicolás Avellaneda, en face du bâtiment. L’artiste lumière Gonzalo Córdoba et le scénographe Horacio Pigozzi reçurent pour mission de ramener la structure de fer désaffectée sous les yeux des habitants. Les quinze et seize décembre deux mille six, ils installèrent sur le pont environ six cents luminaires fluorescents et mobiles. Les couleurs s’allumaient successivement le long des fermes ; pendant deux soirées, l’exposition elle-même occupa l’ouvrage qui franchit le fleuve.

Après les premiers essais, les habitants de La Boca demandèrent que l’éclairage soit laissé en place de façon permanente et que le pont soit remis en service. Les artistes ne pouvaient pas le promettre. Les luminaires furent retirés, et le pont resta immobile ; l’œuvre anniversaire ne faisait pas passer une action artistique temporaire pour une réparation. Elle montrait en revanche avec précision ce que fait la fondation : ses équipes ne réunissent pas une seule collection permanente, mais font venir des expositions temporaires et permettent aux artistes de transformer un espace précis — une salle, une façade ou, comme alors, la structure portuaire devant le bâtiment.

Le succès des premières années permit à Rosenberg de fermer le lieu initial, trop exigu, afin de l’agrandir. Les mêmes architectes milanais relièrent les maisons voisines, conservèrent au milieu l’ancienne façade italienne et placèrent de chaque côté des surfaces vitrées. En deux mille huit, quatre salles d’exposition, un auditorium, une librairie et un café doté d’une terrasse tournée vers le fleuve et le pont ouvrirent ici.

Le nom « Proa » fut lui aussi choisi pour cette adresse. C’était le titre de l’une des premières revues littéraires modernistes d’Amérique latine ; en espagnol, « proa » désigne la proue d’un navire, la partie avec laquelle il pénètre dans une eau inconnue. Il n’y a plus de tubes colorés sur le pont. Du premier bâtiment reste la façade blanche entre les ailes vitrées et, derrière les vitres, on continue de monter des expositions prévues pour plusieurs mois, avant que les salles ne se vident à nouveau pour accueillir d’autres œuvres.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantÉcole-musée Benito Quinquela Martín
Entréede l’extérieur

Fundación Proa : mar-dim 11:00-19:00 ; avant la visite, vérifiez les expositions et les billets.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’histoire peut s’écouter depuis l’extérieur. Les salles d’exposition et la terrasse nécessitent une visite séparée ; vérifiez donc l’accès à l’avance et prévoyez-leur du temps supplémentaire.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Suivez le quai jusqu’à la maison 1835 et entrez dans l’histoire de l’école au-dessus du musée.

Étape 3 sur 6Ensuite : École-musée Benito Quinquela Martín

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La Boca : port, artistes et football » — 6 étapes, environ 1,3 km, 1,5-2 heures.

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