Étape 2 sur 8

Parc mémoriel Raoul-Wallenberg et Arbre de vie

Raoul Wallenberg Emlékpark / Emmanuel-emlékfa

Cette étape montrera comment des familles ont rendu des noms individuels à un nombre anonyme de victimes.

15 min
Un saule pleureur métallique, l’Arbre de vie, portant les noms des victimes de l’Holocauste.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le saule en acier
  • Les feuilles métalliques portant des noms
  • La dalle de pierre portant le nom de Raoul Wallenberg

L’histoire du lieu

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Derrière la Grande Synagogue de Budapest, sur le territoire de l’ancien ghetto, parmi les tombes se dresse un saule en acier chromé. Sur ses feuilles métalliques sont gravés les noms de proches disparus que leurs familles ont réussi à retrouver et à transmettre à la Fondation Emanuel. Cette liste est restée incomplète : de nombreuses personnes n’ont jamais pu être nommées. À côté se trouve une dalle de pierre portant le nom du diplomate suédois Raoul Wallenberg.

Le saule métallique est apparu dans cette cour à partir d’un petit dessin. Le sculpteur hongrois Imre Varga l’a réalisé alors qu’il cherchait à comprendre ce qui était arrivé à deux de ses amis d’enfance.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Varga servit comme pilote dans l’armée hongroise, fut fait prisonnier et, après sa libération, revint à Budapest. Il gagna d’abord sa vie dans une usine, puis en réparant des statues endommagées. En mille neuf cent quarante-cinq, la sœur de ses amis lui annonça que tous deux avaient été tués à Auschwitz. Dans les années soixante, Varga s’y rendit à ses frais, rencontra l’ancien détenu Kazimierz Smoleń, qui dirigeait alors le musée, et écouta pendant deux jours son récit sur le camp. Après ce voyage, il dessina un arbre-mémorial.

Le dessin resta dans son atelier pendant environ vingt ans. En mille neuf cent quatre-vingt-sept, des représentants du Congrès juif mondial le virent et proposèrent à Varga de transformer l’esquisse en monument aux Juifs hongrois tués pendant l’Holocauste. On choisit pour lui la cour arrière de la Grande Synagogue de Budapest, à l’intérieur de l’ancien ghetto, près des tombes déjà évoquées.

Les fonds furent réunis par la Fondation Emanuel américaine. Elle fut fondée par l’acteur Tony Curtis, né dans une famille d’émigrés juifs hongrois, qui lui donna le nom de son père, le tailleur new-yorkais Emanuel Schwarz. D’où le second nom de la sculpture : l’Arbre mémorial Emanuel.

Au tournant des années quatre-vingt-dix, Varga installa ici un saule en acier chromé. Sur ses feuilles métalliques, les familles commandaient la gravure des noms de leurs proches disparus ; les fonds recueillis restaient à la synagogue et couvraient une partie des dépenses du monument. Dès le début, la liste fut incomplète : de nombreux noms ne purent être établis, et seuls figuraient sur l’arbre ceux que les proches avaient réussi à retrouver et à transmettre à la Fondation Emanuel. De nouvelles feuilles furent ajoutées après l’inauguration.

Sur la dalle de pierre près du saule est gravé le nom de Raoul Wallenberg. Le diplomate suédois arriva à Budapest durant l’été mille neuf cent quarante-quatre, chargé de sauver les Juifs de la déportation. Il délivrait des certificats de protection suédois, installait leurs détenteurs dans des maisons placées sous la protection d’un pays neutre et retirait lui-même des personnes des colonnes que l’on poussait vers la frontière autrichienne.

En janvier mille neuf cent quarante-cinq, la menace atteignit le grand ghetto, à l’intérieur duquel se trouvait aussi cette cour. Selon les témoignages d’après-guerre de Pál Szalai, employé de la police hongroise lié au Parti des Croix fléchées et qui aidait secrètement Wallenberg, on préparait ici le meurtre de masse des habitants restants. Wallenberg transmit par Szalai un avertissement au commandant allemand Gerhard Schmidhuber : si l’attaque avait lieu, celui-ci devrait en répondre après la guerre comme criminel de guerre. Schmidhuber ordonna d’annuler l’opération, et les habitants du ghetto attendirent l’arrivée des troupes soviétiques.

Wallenberg lui-même fut bientôt arrêté par les militaires soviétiques. Il disparut en détention ; les circonstances exactes de sa mort n’ont jamais été établies. Son nom est resté sur la pierre près du saule métallique, et au-dessus sont suspendus les noms que les familles ont eu le temps de rendre au nombre anonyme des victimes.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantRuin-bar Szimpla Kert
Entréede l’extérieur

L’accès dépend des horaires du complexe de la Grande Synagogue de Budapest ; les samedis, jours fériés et à certaines dates, le complexe ferme ou modifie ses horaires.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le parc fait partie du complexe de la Grande Synagogue de Budapest et n’est pas toujours accessible comme étape de rue indépendante. Ne touchez pas les feuilles et laissez les autres visiteurs s’approcher des noms tranquillement.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Quittez la cour mémorielle et suivez Kazinczy jusqu’à la maison portant l’enseigne « Szimpla Kert ».

Étape 2 sur 8Ensuite : Ruin-bar Szimpla Kert

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« quartier juif de Budapest : cours et mémoire » — 8 étapes, environ 1,8 km, 2–3 heures.

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