Étape 3 sur 7

Maison Roosenboom

Maison Roosenboom

Le garage expliquera pourquoi les pièces habituelles ont dû être élevées au-dessus de la rue.

10 min
Façade ornée de la Maison Roosenboom, avec des panneaux floraux et des lignes en fer forgé.
Busoni · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’ouverture inférieure de l’ancien garage
  • La grille verte
  • La boîte aux lettres en pierre
  • Le gratte-chaussures

L’histoire du lieu

Taille du texte

Derrière la grille verte et la sculpture de pierre se trouve une étroite maison urbaine qui sert aujourd’hui de nouveau à une seule famille. Le niveau inférieur se lit dans la large ouverture, la boîte aux lettres et le gratte-chaussures ; la sculpture les relie aux lignes de la grille, qui se prolongent autour des fenêtres plus haut. Dans le passé, on y aménagea huit appartements avant de laisser le bâtiment vide, et après la restauration, les ouvertures furent rétablies d’après les anciens plans ; des vélos sont désormais rangés en bas.

En mille neuf cents, un emplacement pour une automobile privée fut prévu derrière l’ouverture inférieure de cette façade. L’industriel Bernard-Louis-François Beckman commandait une maison familiale et voulait garder sa voiture à l’intérieur, avec un accès direct depuis la rue. Sur les plans de construction, la pièce fut appelée une remise à automobiles : il s’agit, en substance, d’un garage urbain précoce.

La commande fut confiée à l’architecte Albert Roosenboom. Sur les cartes touristiques, son nom s’est imposé — Maison Roosenboom — tandis que les documents de protection mentionnent parfois la Maison Beckman, d’après le nom du propriétaire. Roosenboom laissa sa signature sur la façade ; les restaurateurs la découvrirent plus tard sous des couches ajoutées. L’architecte n’habitait pas ici : il résolvait le problème de Beckman, à savoir comment installer une automobile dans une étroite maison bruxelloise sans transformer le premier étage en échec domestique.

Roosenboom plaça le sol au niveau de la rue, réserva le niveau inférieur à la voiture et éleva les pièces de réception d’un étage. Apparut ainsi l’un des premiers bel-étages bruxellois : des maisons dont l’étage principal d’habitation se trouve au-dessus du garage. Après la Première Guerre mondiale, ce schéma deviendra courant. Ici, il fut appliqué alors qu’une automobile privée exigeait encore du propriétaire beaucoup d’argent et une transformation distincte du logement habituel.

Même l’entrée fut intégrée par Roosenboom au dessin de la façade. Entre les ouvertures, une sculpture de pierre relie la boîte aux lettres au gratte-chaussures, et les lignes de la grille verte se prolongent plus haut, autour des fenêtres. Beckman reçut une maison dans laquelle la nouvelle voiture déterminait la disposition des anciennes activités domestiques : l’automobile restait en bas, les invités montaient dans les salons.

Dès mille neuf cent huit, le propriétaire suivant intervertit la porte d’entrée et la fenêtre voisine. Le petit cabinet situé derrière la fenêtre fut transformé en vestibule, et ses murs furent couverts de copies de motifs au pochoir provenant des autres pièces. Le projet initial cessa d’être lisible depuis la rue.

Plus tard, la maison fut divisée en huit appartements, puis laissée vide. L’humidité et la mérule endommagèrent les planchers, et des personnes entrées à l’intérieur détruisirent une partie des papiers peints et des décors peints. En deux mille dix-huit, la commune déclara le bâtiment impropre à l’habitation en raison du risque d’incendie et d’effondrement.

Les nouveaux propriétaires l’achetèrent pour y vivre en famille. Pendant la restauration, ils remirent les ouvertures de porte et de fenêtre aux emplacements indiqués sur le plan de mille neuf cents et emménagèrent dans la maison à l’automne deux mille vingt-quatre. L’automobile de Beckman n’est plus dans l’ancien garage : la famille y range désormais des vélos, et les pièces de réception commencent toujours un étage plus haut.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantHôtel Tassel
Entréede l’extérieur

Maison privée ; la façade est accessible à l’observation extérieure sans horaires.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est de nouveau une maison habitée ; restez donc à l’extérieur et n’entrez ni dans la cour ni près des fenêtres. Observez les petits détails près de l’entrée sans gêner les habitants.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Revenez dans la rue Paul-Émile Janson et suivez-la jusqu’à l’oriel sur deux étages.

Étape 3 sur 7Ensuite : Hôtel Tassel

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« L’Art nouveau de Saint-Gilles et d’Ixelles » — 7 étapes, environ 3 km, 2–3 heures.

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