Étape 4 sur 7

Hôtel Tassel

Hôtel Tassel

Ici, le plan montrera comment une étroite parcelle bruxelloise a cessé d’imposer une partie centrale sombre dans la maison.

10 min
Façade de l’Hôtel Tassel à Bruxelles, avec un bow-window arrondi et des détails en fer forgé.
François BERNARDIN · CC BY 3.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Bow-window incurvé sur deux étages
  • Minces montants métalliques
  • Portes principales

L’histoire du lieu

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Après la Seconde Guerre mondiale, cette maison fut divisée en petits appartements, et des cloisons cachèrent l’escalier d’honneur, les décors peints et les vitraux. Avant ce réaménagement, les pièces de travail et de réception, côté rue, étaient séparées de la partie familiale au fond ; l’escalier sous la lumière zénithale et le jardin d’hiver furent aménagés entre elles. Depuis la rue, la maison se distingue par un bow-window incurvé sur deux étages, posé sur de minces montants métalliques ; derrière se trouvaient le fumoir et le laboratoire. Lors de la restauration tardive, on restitua, d’après les dessins et les photographies, la façade, les portes, le décor peint de l’escalier et une partie des vitraux.

Le mot « hôtel » dans le nom désigne un hôtel particulier. Ce nom de famille est celui du commanditaire — Émile Tassel, professeur de géométrie descriptive à l’Université libre de Bruxelles. Son enseignement et son travail de recherche lui procuraient de quoi vivre, mais il lui fallait une maison inhabituelle : Tassel restait célibataire, vivait avec sa grand-mère, recevait des amis et poursuivait ses recherches chez lui.

En mille huit cent quatre-vingt-treize, il confia le projet à Victor Horta. Le commanditaire et l’architecte appartenaient à la même loge maçonnique, Les Amis Philanthropes ; Tassel confia à une connaissance la maison où il devait vivre lui-même. Pour Horta, c’était une occasion rare : après de longues années d’apprentissage, ses amis commençaient tout juste à lui confier leurs propres hôtels particuliers, et la réussite d’un tel projet pouvait décider du destin de son cabinet.

La parcelle, large de moins de huit mètres, poussait à adopter le schéma bruxellois habituel : plusieurs pièces l’une derrière l’autre, avec une partie centrale sombre. Horta y renonça. Du côté de la rue, il installa les pièces liées au travail de Tassel et à ses invités : une salle de réception, un bureau, un fumoir et un laboratoire. Au fond, il réserva les pièces pour manger, dormir et la vie domestique ; les fenêtres de la chambre de la grand-mère donnaient sur le jardin. Entre les deux parties, l’architecte ménagea un espace éclairé par le haut, avec un escalier d’honneur et un jardin d’hiver. Il relia les différents étages par des paliers et de courtes volées de marches, afin que les invités puissent passer de la salle de réception à la salle à manger sans entrer dans les pièces familiales.

Horta laissa les supports métalliques apparents et fit courir une même ligne courbe sur les garde-corps de l’escalier, le sol en mosaïque, les décors peints, les vitraux et le mobilier. Ici, le fer portait les planchers et dessinait en même temps le décor intérieur. Tassel reçut une maison conçue pour ses activités et ses réceptions, et Horta continua pendant plusieurs années à concevoir du mobilier pour lui et à modifier le chauffage et les finitions à la demande du propriétaire.

Lorsque l’hôtel particulier fut achevé en mille huit cent quatre-vingt-quatorze, les réactions se divisèrent : les uns y virent une rupture avec l’architecture habituelle, les autres un modèle de maison nouvelle. L’attention de la presse et du public rendit Horta célèbre. Dès l’année suivante, Armand Solvay lui confia la commande importante suivante — l’hôtel particulier auquel l’itinéraire vous mènera encore.

Après la Seconde Guerre mondiale, les nouveaux propriétaires divisèrent la maison Tassel en petits appartements. Des cloisons dissimulèrent l’escalier, les décors peints et l’ancienne relation entre les pièces. En mille neuf cent soixante-seize, l’architecte Jean Delhaye acheta le bâtiment pour restaurer l’œuvre de son maître. Il restaura la façade et les portes principales, recréa, d’après d’anciens dessins et photographies, le décor peint de l’escalier et le vitrail du fumoir, et remit sur le palier supérieur les panneaux de verre retirés lors du réaménagement. Les luminaires et le mobilier encastré disparus durent être remplacés.

Aujourd’hui, l’intérieur abrite des bureaux, et les visites ne sont organisées que certains jours. Depuis la rue, on voit un bow-window incurvé sur deux étages, posé sur de minces montants métalliques. Derrière se trouvaient le fumoir et le laboratoire de Tassel ; plus loin, en profondeur, passe toujours l’escalier par lequel Horta séparait les invités du professeur des chambres de sa grand-mère.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantHôtel Solvay
Entréede l’extérieur

Usage privé/de bureaux ; pas d’accès libre régulier, la façade est visible depuis la rue.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Comptez avant tout sur une visite extérieure : le bâtiment ne doit pas être considéré comme un musée à entrée libre. N’essayez pas d’entrer sans un accès confirmé séparément.

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Où aller ensuite ?

Descendez vers l’avenue Louise et continuez jusqu’au numéro 224.

Étape 4 sur 7Ensuite : Hôtel Solvay

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« L’Art nouveau de Saint-Gilles et d’Ixelles » — 7 étapes, environ 3 km, 2–3 heures.

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