Étape 2 sur 7

Maison Hankar

Maison Hankar

Cette étape montrera comment sa propre adresse est devenue le premier portfolio d’un architecte.

10 min
Maison Hankar, avec sa façade en brique, sa pierre bleue et ses panneaux décoratifs.
Jean-Pol GRANDMONT · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’inscription « P. Hankar, architecte »
  • L’oriel métallique
  • Les panneaux colorés de sgraffito
  • Les figures d’oiseaux et de chauve-souris

L’histoire du lieu

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Dans le mur de brique alternent des insertions de pierre claire et bleue, et un oriel à ossature métallique apparente avance au-dessus de la rue. Derrière la façade, logement et atelier d’architecture étaient installés dans une même maison étroite : les clients y venaient, et de jeunes architectes y travaillèrent plus tard. Sous les fenêtres subsistent des panneaux de sgraffito où la couche supérieure claire de l’enduit est grattée jusqu’à la couche inférieure sombre ; les oiseaux indiquent les moments de la journée, et la chauve-souris les heures nocturnes. Lors de transformations ultérieures, la majeure partie des intérieurs d’origine a disparu, mais la façade et l’étage principal d’habitation ont été conservés, et la maison sert toujours de logement privé.

Au niveau du deuxième étage sont gravés un nom et une profession : « P. Hankar, architecte ». À côté figure l’année mille huit cent quatre-vingt-treize. C’est la signature de Paul Hankar lui-même, apposée lors de la construction de sa propre maison.

Hankar y ouvrit un cabinet d’architecture indépendant. Auparavant, il avait gagné sa vie pendant plus de dix ans dans l’atelier d’un autre architecte : il concevait des projets, mais travaillait sous le nom d’un autre. Désormais, les clients devaient venir le voir. Sur une parcelle étroite, Hankar réunit logement et atelier de travail, et fit de la façade un exemple de ce qu’il comptait proposer à ses clients : brique rouge, pierre blanche et bleue, structure métallique apparente de l’oriel, fer forgé au lieu de la décoration symétrique habituelle en pierre.

Pour les panneaux colorés, Hankar fit appel à Adolphe Crespin, décorateur et affichiste avec qui il créait l’identité graphique du nouvel atelier. Crespin travaillait selon la technique du sgraffito : il grattait la couche supérieure claire de l’enduit pour révéler la couche inférieure sombre. Sous les fenêtres apparurent des plantes et des animaux, et sous la corniche, le cycle de la journée. Les oiseaux indiquent le matin, le jour et le soir, la chauve-souris la nuit.

Un an plus tard, Crespin transforma la même idée en publicité pour l’atelier. Sur une affiche colorée, Hankar est assis ici à une table à dessin, un style à la main ; à côté sont placés une règle et un fil à plomb, derrière lui des alvéoles et des abeilles. Aux clients, on proposait l’image d’un architecte qui dessinait lui-même la maison, le mobilier, les éléments métalliques et les graphismes muraux. La façade et l’affiche faisaient la publicité d’une même personne et d’une même adresse de travail.

En mille huit cent quatre-vingt-quinze, le jeune architecte français Hector Guimard, venu en Belgique pour étudier la nouvelle architecture, réalisa une aquarelle de cette façade. La maison était déjà considérée comme l’un des premiers édifices de l’Art nouveau bruxellois. Hankar reçut de nouvelles commandes, Crespin continua à réaliser des sgraffitos pour ses bâtiments, et de jeunes architectes apparurent dans l’atelier. Hankar lui-même y travailla moins de huit ans : en mille neuf cent un, il mourut à quarante et un ans.

Des transformations ultérieures détruisirent une grande partie des intérieurs d’origine. La façade et l’étage principal d’habitation ont été conservés, et la maison reste un logement privé. Sur l’affiche de Crespin, l’adresse de l’atelier est indiquée comme étant la maison soixante-trois. Après la renumérotation de la rue, elle est devenue la maison soixante et onze. C’est la même adresse, au-dessus de laquelle est toujours gravé : « P. Hankar, architecte ».

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantMaison Roosenboom
Entréede l’extérieur

Maison privée ; il n’y a pas d’accès intérieur régulier, la façade est visible depuis la rue.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez la maison depuis le trottoir et ne bloquez pas l’entrée privée. Les images du haut se lisent plus facilement l’une après l’autre, en portant le regard du « Matin » vers la « Nuit ».

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« L’Art nouveau de Saint-Gilles et d’Ixelles » — 7 étapes, environ 3 km, 2–3 heures.

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