Étape 6 sur 7

Palais des Beaux-Arts (BOZAR)

Palais des Beaux-Arts / BOZAR

Ici, le refus de financer le chantier conduira à une organisation inhabituelle qui déterminera à la fois le bâtiment et son programme.

30 min
Façade du Palais des Beaux-Arts (BOZAR) à Bruxelles
Zinneke · CC BY‑SA 3.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La ligne de toit basse
  • La façade sur la pente
  • Les passages intérieurs entre les niveaux
  • La grande salle ovale

L’histoire du lieu

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Une part importante du Palais des Beaux-Arts (BOZAR) est intégrée à la pente raide au-dessus de la rue Ravenstein. Les conditions imposées par la ville interdisaient de masquer la vue depuis le sommet de la colline et exigeaient de petites boutiques le long de la rue. La grande salle de concert fut installée en bas, et au-dessus furent aménagées des salles pour la sculpture et la peinture, éclairées différemment ; des couloirs relient ces niveaux, tandis que le toit bas laisse la colline dégagée. Dès les premières saisons, des associations distinctes s’occupaient ici des concerts, des expositions, des spectacles, des conférences et des projections de films, chacune avec son propre comité et son fonds de garantie.

À l’été mille neuf cent vingt, le gouvernement belge demanda au Parlement neuf millions de francs pour construire des salles d’exposition et une grande salle de concert. La Chambre des représentants accepta à l’unanimité, mais les sénateurs jugèrent la dépense excessive et la refusèrent. Le projet, déjà confié à l’architecte Victor Horta, resta sans financement.

Adolphe Max, le bourgmestre de Bruxelles, qui voulait mener le chantier à son terme, invita alors Henri Le Bœuf. La banque était le métier principal de Le Bœuf ; il consacrait son temps libre à la critique musicale et à l’organisation de concerts. Ses deux métiers étaient désormais nécessaires à la fois : il fallait trouver comment financer le bâtiment et savoir à l’avance de quoi remplir ses salles.

Le quatre avril mille neuf cent vingt-deux, les fondateurs enregistrèrent une association sans but lucratif à gestion privée et à mission publique. La ville lui céda le terrain, l’association émit des obligations pour quinze millions de francs et l’État garantit les intérêts et le remboursement de l’emprunt. Les sénateurs avaient rejeté un versement direct du budget ; ils acceptèrent la garantie de la dette d’une organisation indépendante. Le Bœuf en devint le directeur général.

C’est pour cette raison que le Palais des Beaux-Arts (BOZAR) fut construit ici. La ville mit à disposition un terrain difficile sur la pente raide entre la place devant le Palais royal de Bruxelles et la rue Ravenstein. Les conditions imposées par la ville interdisaient de masquer le panorama depuis le sommet de la colline et exigeaient une rangée de petites boutiques le long de la rue. Horta, qui devait accueillir expositions, concerts et rencontres publiques, remania cinq fois les plans. Il enfouit la grande salle de concert dans la partie basse du terrain ; plus haut, il installa les espaces destinés à la sculpture et à la peinture, qui exigeaient des éclairages différents. D’où cette ligne de toit basse et ces passages intérieurs entre plusieurs niveaux : une part importante du centre se trouve sous la façade devant laquelle se tient le public.

Le Bœuf intervenait aussi dans le travail de Horta. Ils se disputèrent particulièrement au sujet du grand auditorium de concert. L’architecte avait d’abord conçu une salle en forme de croix latine. Lorsqu’un entrepreneur proposa de remplacer l’ossature d’acier par du béton armé moins coûteux, Horta choisit un plan ovale. Le Bœuf craignait pour l’acoustique et exigea que l’architecte étudie les meilleures salles européennes. Horta refusa. Le banquier envoya alors lui-même les plans à un spécialiste parisien de l’acoustique et poursuivit avec l’architecte la discussion sur la scène, l’écartement des fauteuils et l’éclairage. Une erreur aurait nui à ses deux réputations : il répondait à la fois de l’emprunt et des futurs concerts.

La grande salle ouvrit le dix-neuf octobre mille neuf cent vingt-neuf. Elle reçut plus tard le nom d’Henri Le Bœuf. La forme ovale fut conservée et la qualité de son acoustique fut comparée à celle des salles de Vienne, Amsterdam et Boston.

Après l’ouverture, Le Bœuf introduisit dans la programmation des méthodes qu’il connaissait dans le domaine bancaire. Des associations distinctes s’occupaient des concerts, des expositions, des spectacles et des conférences ; chacune avait son propre comité et son fonds de garantie, et elles louaient les espaces au Palais des Beaux-Arts (BOZAR). Dès les premières saisons, on y montrait de la peinture moderne, on y invitait des orchestres et des conférenciers, et on y organisait des projections de films. Le centre ne dépendait pas d’une seule collection ni d’un seul art.

Aujourd’hui encore, concerts, expositions temporaires, cinéma, spectacles et rencontres publiques voisinent dans une même programmation. Depuis deux mille deux, le nom « BOZAR » désigne ce programme culturel ; le nom officiel du bâtiment et de l’institution est resté le même : le Palais des Beaux-Arts (BOZAR). Derrière la façade basse, sa principale salle ovale porte toujours le nom du banquier appelé après le refus de financer le projet.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantJardin du Mont des Arts
Entréesur billet

Expositions habituellement mar.-dim. 10:00-18:00 ; billetterie 10:00-17:00, fermé le lun.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

De l’extérieur, le compromis architectural se lit bien ; concerts et expositions demandent une organisation séparée.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Montez le long du bâtiment jusqu’à la terrasse supérieure du jardin.

Étape 6 sur 7Ensuite : Jardin du Mont des Arts

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Quartier royal : palais, musées et Mont des Arts » — 7 étapes, 1,3 km, 2,5 heures.

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