Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Le dôme doré
- La façade de briques rouges
- Le portique blanc
L’histoire du lieu
Le gouverneur, la Chambre des représentants et le Sénat reçurent ici une maison commune après la Révolution, lorsque les anciens locaux ne suffisaient plus aux législateurs. L’État acheta à cette fin l’ancien pâturage de la famille de John Hancock au sommet de Beacon Hill et inaugura le bâtiment de briques rouges en mille sept cent quatre-vingt-dix-huit. Au-dessus du portique blanc s’élève un dôme doré plus tard ; dans la salle carrée située sous ce dôme siégea d’abord la Chambre des représentants, puis, depuis mille huit cent quatre-vingt-quinze, le Sénat.
Au printemps mille huit cent quarante-trois, on fit rouler dans ce capitole des feuilles de pétition pesant environ soixante-huit kilogrammes. Elles portaient soixante-quatre mille cinq cent vingt-six signatures. Toutes concernaient le sort d’un seul homme : George Latimer, fugitif de l’esclavage, qui cherchait à obtenir le droit de rester avec sa famille au Massachusetts.
Quelques mois plus tôt, George et sa femme enceinte, Rebecca, avaient fui Norfolk, en Virginie. Là-bas, ils étaient tous deux considérés comme la propriété d’autrui ; ils voulaient que leur enfant naisse libre. À Boston, une connaissance de James Gray, l’homme qui asservissait George, reconnut George. Gray vint chercher le fugitif et l’accusa de vol : une telle accusation permettait de procéder plus rapidement à l’arrestation.
Le tribunal ordonna de rendre George à Gray. George lui-même dit à son avocat qu’il préférait la mort à un retour à Norfolk. Pendant ce temps, Rebecca se cachait chez des abolitionnistes de Boston. Des gens prêts à libérer le détenu par la force se rassemblaient autour de la prison, et le shérif persuadait Gray de prendre de l’argent et de partir. Gray demanda d’abord mille cinq cents dollars, mais, la veille de la libération envisagée, il accepta quatre cents dollars. Les abolitionnistes payèrent, et George reçut des papiers attestant sa liberté.
L’affaire ne s’arrêta pas là. George fut libéré, mais la police, le tribunal et la prison municipale de Boston avaient déjà aidé un homme qui avait l’intention de le ramener à l’esclavage. Latimer parcourut alors le Massachusetts et prit la parole lors de réunions. Les collecteurs de signatures demandaient de retirer aux chasseurs de fugitifs le soutien des agents de l’État et d’interdire de détenir les personnes capturées dans des bâtiments publics, de comté et municipaux.
C’est précisément pour de telles décisions que le Massachusetts State House fut inauguré en mille sept cent quatre-vingt-dix-huit. Après la Révolution, les législateurs avaient besoin de locaux plus vastes, et l’État acheta l’ancien pâturage de la famille de John Hancock au sommet de Beacon Hill. Le bâtiment de briques rouges abrita le gouverneur, la Chambre des représentants et le Sénat.
Le vingt-quatre mars mille huit cent quarante-trois, les législateurs adoptèrent la loi demandée, et le gouverneur la signa. On l’appela la Latimer Law. Elle ne pouvait pas annuler les règles fédérales sur les esclaves fugitifs, mais elle interdisait aux agents du Massachusetts de participer aux captures et privait les ravisseurs de l’accès aux prisons locales. D’autres États du Nord adoptèrent ensuite des lois similaires. George et Rebecca restèrent libres et élevèrent quatre enfants ; George gagna d’abord sa vie comme barbier, puis en posant du papier peint.
En mille huit cent quarante-trois, la Chambre des représentants siégeait dans une salle carrée, juste sous le dôme qui fut doré plus tard. Depuis mille huit cent quatre-vingt-quinze, le Sénat siège dans cette salle. Le texte de la pétition et une partie des feuilles de signatures furent transférés aux Massachusetts Archives, tandis que la salle où leur requête avait été apportée est restée sous le dôme doré.
Sur place
En semaine 8:45-17:00 ; visites en semaine 10:00-15:30, fermé les week-ends/jours fériés.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est un bâtiment gouvernemental en activité : une visite intérieure peut nécessiter un contrôle de sécurité, et la visite guidée doit être organisée séparément.
