Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Pelouse au bord de l’eau
- Chemin de promenade
- Quais flottants
- Quais remblayés
L’histoire du lieu
« Fan » dans le nom du parc n’est pas un nom de famille. Il décrit le dessin des voies ferrées : tout près du port, elles s’écartaient en éventail vers les quais.
Avant le dix-neuvième siècle, se trouvaient ici les South Boston Flats : des eaux peu profondes et un marais salant que la marée recouvrait. En mille huit cent soixante-neuf, la Boston Wharf Company, un regroupement d’armateurs qui tirait ses revenus des entrepôts et des quais, vendit vingt-cinq acres du futur Fan Pier à la Boston, Hartford and Erie Railroad. Les acheteurs avaient besoin d’un terminal de fret où le contenu d’un wagon pourrait être transféré directement sur un navire.
L’entreprise n’eut pas le temps de le construire. Elle fit faillite, passa sous l’administration de ses créanciers et perdit le terrain : la terre revint au vendeur. Mais le projet de relier les rails à des quais en eau profonde restait avantageux. En mille huit cent soixante-treize, l’État du Massachusetts, la ville de Boston, la Boston Wharf Company et la Boston and Albany Railroad convinrent de se partager les travaux. L’État construisit des murs maritimes et remblaia la plateforme du premier quai, les entreprises privées comblèrent les hauts-fonds voisins avec des matériaux provenant du port, et la ville aménagea des ponts et des rues.
À la charnière des siècles, les deux quais passèrent à la New York, New Haven and Hartford Railroad, connue sous le nom de « New Haven ». Ses employés prolongèrent les voies depuis un goulot commun vers différents postes d’amarrage. Sur une carte de mille neuf cent trois, cet éventail apparaît particulièrement bien. Des navires, on transbordait du charbon, de la laine, des peaux et du coton ; les wagons les acheminaient ensuite vers des fabriques de chaussures, des entreprises textiles et des entrepôts urbains. L’ensemble du terminal de South Boston pouvait accueillir six cents wagons sur ses voies et en traiter jusqu’à mille trois cent cinquante par jour.
La New Haven s’était trop largement étendue et avait accumulé des dettes. Sa première faillite survint en mille neuf cent trente-cinq, la seconde en mille neuf cent soixante et un. Après celle-ci, les rails furent démontés et l’ancien terminal de fret fut transformé en parkings. Pas une seule voie de l’éventail n’a subsisté ; seul le nom Fan Pier en a conservé le souvenir.
En deux mille cinq, le promoteur immobilier bostonien Joseph Fallon, avec des partenaires financiers, paya cent quinze millions de dollars pour vingt et un acres. Il comptait remplacer les parkings par neuf îlots de logements et de bureaux. Comme la construction devait se faire sur d’anciennes terres soumises aux marées, l’État lia les autorisations de construire à des obligations précises au bord de l’eau. Le promoteur devait ouvrir un parc public accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre, achever le Harborwalk continu et fournir au moins dix places d’amarrage de courte durée pour les bateaux.
La pelouse, le chemin le long de l’eau et les quais de la marina sont apparus dans le cadre de ces conditions. Ils occupent les terres remblayées des premier et deuxième quais de fret : là où les wagons se dispersaient autrefois vers les navires, se dispersent aujourd’hui la promenade piétonne et les quais flottants.
Sur place
Promenade publique et espace de parc ouverts ; le confort et le passage dépendent de la météo, des événements et de travaux temporaires.
Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Restez sur le passage public indiqué et n’entrez pas dans les zones de service de la marina ; de fortes rafales sont possibles au bord de l’eau.
