Étape 3 sur 7

Les entrepôts de Fort Point

Fort Point Warehouses & Arts Community

Ce point expliquera pourquoi un atelier abordable a obligé ses propriétaires à renoncer d’avance à une partie de leurs futurs bénéfices.

18 min
Entrepôts de brique de Fort Point près de Summer Street.
Ajay Suresh · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façades d’entrepôts en brique
  • Hautes fenêtres à nombreux vantaux
  • Larges ouvertures de chargement
  • Massifs planchers intermédiaires

L’histoire du lieu

Taille du texte

Les constructions le long du canal étaient exploitées par la Boston Wharf Company comme entrepôts de marchandises. Les solides planchers entre les étages supportaient des balles de laine et des caisses, les monte-charges reliaient les niveaux, et la lumière du jour parvenait aux ouvriers par les hautes fenêtres. La brique sombre des façades, les larges portes de chargement et les fréquents croisillons des fenêtres révèlent cette ancienne fonction ; plus tard, les grands étages furent divisés en locaux distincts, équipés d’eau et de sorties supplémentaires.

En mars mille neuf cent soixante-seize, le sculpteur Christopher Sprout traversa le canal à la recherche d’un atelier. Un incendie dans le bâtiment de la Plant Shoe Factory, dans le quartier de Jamaica Plain, l’avait privé, lui et plusieurs autres artistes, de leurs locaux. Pour Sprout, cela signifiait perdre un endroit où réaliser et entreposer de grandes œuvres. Le nouvel atelier devait être spacieux et bon marché.

À Fort Point, des étages d’entrepôts de brique de la Boston Wharf Company étaient vacants. Les hauts plafonds permettaient de soulever de grands objets, les monte-charges transportaient les matériaux, et les sols étaient conçus pour supporter des balles de laine et des caisses. Les grandes fenêtres, nécessaires aux travailleurs des entrepôts, fournissaient la lumière du jour. Sprout fit part de sa découverte à des connaissances. Avec l’artiste Domingo Barreres, il loua le cinquième étage du numéro trente-quatre de Farnsworth Street. La compagnie acceptait un loyer que les artistes pouvaient payer et, après les deux premiers, les autres commencèrent à arriver ici.

Les entrepôts reçurent une nouvelle organisation intérieure. Les artistes divisaient des étages entiers en ateliers, y installaient l’eau, aménageaient des cuisines et des sorties supplémentaires. Certains vivaient sur place, bien que les règlements municipaux ne le permettent pas encore. À la fin de mille neuf cent quatre-vingt, ils organisèrent les premiers ateliers ouverts et créèrent la communauté artistique de Fort Point : elle trouvait des étages libres, mettait les locataires en relation avec le propriétaire et négociait au nom du groupe.

Mais le bail laissait au propriétaire le droit de vendre l’immeuble entier avec les ateliers d’autrui. En mille neuf cent quatre-vingt-deux, les artistes engagèrent Jero Nessen comme directeur de la communauté. Il cherchait à leur permettre de posséder les locaux où ils travaillaient et vivaient. Trente-six personnes acceptèrent de participer à l’achat d’un ancien bâtiment de lithographie sur A Street. Elles reçurent une subvention de vingt-deux mille dollars, engagèrent un urbaniste municipal et obtinrent l’autorisation d’associer atelier et logement.

La décision la plus difficile concernait la revente future. Les artistes inscrivirent dans les règles de la coopérative qu’une part ne pouvait être cédée qu’à un autre artiste et à un prix inférieur à celui du marché. Chaque participant renonçait d’avance à une partie du bénéfice possible, mais le propriétaire suivant obtenait en échange un atelier abordable. En août mille neuf cent quatre-vingt-trois, le groupe acheta le bâtiment pour moins d’un million de dollars et y créa la première coopérative de ce type dans le Massachusetts.

Lorsque la Boston Wharf Company vendit ses entrepôts au début des années deux mille, de nombreux locataires perdirent leurs ateliers. Les coopératives restèrent. Le numéro trente-quatre de Farnsworth Street, où Sprout et Barreres louèrent le premier étage de la communauté, est toujours debout. Et dans un ancien entrepôt de laine sur Summer Street, les artistes possèdent encore quarante-huit ateliers-logements : la vente de chaque part est limitée par une règle imaginée par des personnes qui avaient déjà perdu un lieu de travail dans le bâtiment de quelqu’un d’autre.

Sur place

Temps sur place18 min
Point suivantBoston Children's Museum et la bouteille de lait
Entréede l’extérieur
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Quartier de rue ; les studios et les galeries ouvrent à l’occasion d’événements, et non comme un musée permanent.

Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Cet arrêt se lit depuis la rue : ne comptez pas entrer dans les studios ou les halls sans événement ouvert ni invitation.

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Où aller ensuite ?

Restez sur Congress Street et avancez vers la bouteille rouge et blanche au bord de l’eau.

Étape 3 sur 7Ensuite : Boston Children's Museum et la bouteille de lait

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Fort Point et Seaport : entrepôts, musées et quais » — 7 étapes, 1,6 km, 120 min.

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