Étape 1 sur 7

Museo Nacional de Colombia

Museo Nacional de Colombia

Les tourelles d’angle relieront la collection du musée à la nuit après laquelle il a fallu transformer la prison.

60 min
Bâtiment de pierre grise du Museo Nacional de Colombia, avec une entrée centrale et des tours
Peter Angritt · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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À remarquer

  • Tours de garde d’angle
  • Murs de pierre
  • Entrée centrale

L’histoire du lieu

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Derrière les murs de pierre du Museo Nacional de Colombia subsiste un bâtiment autrefois conçu pour l’isolement et la surveillance. Ses quatre ailes convergent vers le centre, et de petites tours de garde se dressent aux angles ; l’entrée principale mène là où se trouvaient autrefois les cellules. Lorsque les détenus furent transférés dans la nouvelle prison de La Picota, ces pièces furent attribuées aux collections archéologiques, ethnographiques, historiques et artistiques. Le musée conserve aussi le souvenir de l’ancienne fonction du bâtiment : une salle distincte à l’intérieur lui est consacrée.

Dans la nuit du vingt-trois au vingt-quatre octobre mille neuf cents, ce bâtiment était la Prisión Central de Cundinamarca. Les Bogotains l’appelaient le Panóptico, « le lieu d’où l’on voit tout ». Le projet prévoyait une surveillance depuis un point central, bien que le bâtiment construit, en forme de croix, n’offrît pas une vue d’ensemble complète. Les détenus profitèrent de cette faiblesse.

La guerre des Mille Jours était en cours : une guerre civile entre le gouvernement conservateur et les insurgés libéraux. La prison retenait des prisonniers de guerre et des opposants politiques. Le détenu libéral Ricardo Jaramillo voulait faire rejoindre ses compagnons à ses troupes. Il possédait le plan du bâtiment ; ses complices mesurèrent le mur, se procurèrent une scie et retirèrent peu à peu les balustres de la rampe. Avec ces balustres et des cordes introduites clandestinement, ils fabriquèrent une échelle. Pour s’évader, ils attendaient une nuit pluvieuse.

Vers onze heures, les conjurés s’enfermèrent dans la « Salle des ours », nom que les détenus donnaient à la pièce supérieure, la plus éloignée des gardes. Ils posèrent une table sur un lit, une chaise sur la table, puis commencèrent à démonter le plafond. Ils passèrent par l’ouverture pour gagner le grenier, retirèrent des tuiles et montèrent sur le toit.

Dans la cour brûlait un projecteur électrique. Une personne située sur le faîte du toit projetait aussitôt son ombre sur le mur éclairé ; deux sentinelles se tenaient en bas. Le général libéral Celso Román fixa le premier l’échelle de corde, descendit dans la rue, remonta ensuite et annonça que la voie était libre. Les sentinelles surveillaient la cour et le portail, mais ne levèrent pas les yeux.

Cinquante personnes partirent par l’échelle. L’avocat et écrivain Adolfo León Gómez se prépara lui aussi à fuir. Son frère lui rappela que sa femme, ses six enfants et sa mère vivaient de ses revenus, et que ses clients lui avaient confié leurs affaires judiciaires. Sans argent ni armes, il ne pouvait que se cacher jusqu’à la fin de la guerre. Gómez resta et décrivit plus tard cette nuit dans le livre « Les Secrets du Panóptico ».

Pour les fugitifs, elle se termina de façons diverses. Le capitaine Aurelio Cumplido fut arrêté le lendemain. Le colonel Luis María Villarreal tomba pendant la descente, ne put plus reprendre du service et mourut peu après. Les autres atteignirent les camps libéraux ou trouvèrent un refuge sûr.

Après l’évasion, le gouvernement ajouta des tours de garde aux angles du bâtiment et y installa des sentinelles permanentes. La prison fonctionna ici jusqu’en mille neuf cent quarante-six, lorsque les détenus furent transférés dans la nouvelle prison de La Picota. Deux ans plus tard, les anciennes cellules accueillirent les collections archéologiques, ethnographiques, historiques et artistiques du Museo Nacional de Colombia.

À l’intérieur se trouve désormais une salle distincte consacrée à l’histoire du Panóptico. À l’extérieur subsistent les tours de garde d’angle : elles furent construites parce qu’un jour les gardes regardaient dans la cour tandis que les détenus passaient au-dessus de leurs têtes.

Sur place

Temps sur place60 min
Point suivantPlaza Cultural La Santamaría
Entréesur billet

mar.–dim. 09:00–17:00 ; lun., y compris les jours fériés, fermé ; mercredi après 14:00 et le dernier dimanche du mois — entrée gratuite.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Si l’accès est possible, observez non seulement la collection, mais aussi le bâtiment lui-même. Lorsque les portes sont fermées, son caractère de forteresse se lit bien de l’extérieur.

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Où aller ensuite ?

Allez au planétarium puis rejoignez le cercle de briques de la Plaza Cultural La Santamaría.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le centre de Bogotá : musées, Barrio La Macarena et Barrio La Perseverancia » — 7 étapes, 2,2 km, 3 heures.

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